Parc national du Canada de Prince Albert

Histoire datant de l'ère antérieure au parc

Histoire datant de l'ère antérieure au parc

Pointe de projectile en quartzite
Pointe de projectile en quartzite
© Parcs Canada/PANP J1111

Le parc national de Prince Albert permet de retracer une longue histoire d'activité humaine et retient hautement l'attention pour ses valeurs spirituelles et culturelles.

L'occupation du parc se divise en quatre périodes majeures, selon les changements enregistrés dans la technologie des outils lithiques (de pierre). Ces périodes sont les suivantes : période d'avant l'arrivée des Blancs (débuts) (de 11 000 à 7 500 ans av. le présent), période d'avant l'arrivée des Blancs (intermédiaire) (de 7 500 à 2 000 ans av. le présent), période d'avant l'arrivée des Blancs (récente) (de 2 000 à 200 ans av. le présent), et période d'après l'arrivée des Blancs ou historique (200 dernières années).

On croit que des gens sont arrivés dans la région aussitôt le retrait des derniers glaciers et que l'habitat est devenu convenable. Les peuples précoces, connus sous le nom de paléo-indiens, chassaient le bison et d'autre gros gibier. On n'est pas en mesure de confirmer qu'un emplacement date de cette période dans le parc.

Les dates les plus anciennes que l'on peut confirmer remontent à 7 500 ans av. le présent. On a trouvé dans le parc des projectiles datant des débuts des cultures Side-Notched, Oxbow, McKean, Pelican Lake et Besant. Ces projectiles sont plus petits et ont des encoches latérales que les projectiles antérieurs n'avaient pas. On a retrouvé ces outils à 11 différents endroits.

Les gens du centre de la Saskatchewan ont commencé à utiliser des objets de poterie il y a environ 1 900 ans. Le tout premier complexe de céramique porte le nom de Laurel, nom des gens qui ont utilisé la poterie. Ceux-ci vivaient principalement dans le Sud de la forêt boréale et ne se sont pas aventurés très loin ni vers le Nord, ni vers le Sud. On pense qu'ils ont été les premiers à ramasser le riz sauvage. On croit également qu'ils chassaient le bison en petits groupes en hiver, puis se rassemblaient en grands groupes pour pratiquer la pêche au printemps et à l'automne. Des cultures autochtones plus récentes, qui pratiquaient la chasse et se regroupaient, ont vécu dans la région jusqu'à la période historique.

D'après l'histoire orale, les Cris des Rocheuses et les Cris des bois se sont installés dans les environs du parc national de Prince Albert dans le courant du XIXe siècle mais traversaient la région depuis bien plus longtemps. Dans le passé, les Cris ne demeuraient pas à un endroit, mais se déplaçaient au gré des saisons. Ils pêchaient, chassaient et cueillaient les petits fruits et les baies tout au long de l'été et se divisaient en petits groupes de chasseurs en automne et en hiver. On ne déplore pratiquement aucune incidence écologique datant de cette période.

Aujourd'hui, les quelques communautés de Premières nations qui vivent dans la région entourant le parc national de Prince Albert entretiennent des liens très forts avec les terres du parc.

La Compagnie de la Baie d'Hudson a exploité un poste de traite sur le lac Waskesiu de 1886 à 1893. Ce poste fut construit en réponse à celui établi par la compagnie rivale dans la région, trois ans auparavant.

On a aussi pratiqué l'exploitation forestière dans ce qui constitue aujourd'hui le parc, activité exercée principalement par la Prince Albert Lumber Company. En 1913, on a établi la réserve forestière de la rivière Sturgeon, qui englobait ce qui vaut maintenant pour le tiers sud du parc national de Prince Albert. Les gros incendies de 1919 ont conduit en l'espace de deux ans à l'abandon progressif de la majeure partie des activités d'exploitation forestière.

On a pratiqué la pêche commerciale dans bon nombre des lacs qui allaient faire partie du parc. Cette activité a culminé dans le courant des années 1920 et n'a pas cessé officiellement avant 1961.