Parc national du Canada de Prince Albert

Faune et observation des oiseaux

Observation de la faune

Un visiteur observe à l’aide de jumelles.
L'observation de la faune demande de la patience et une bonne connaissance des animaux.
© Parcs Canada / Craig Zimmerman / PANP E1734

L’observation d’animaux sauvages dans leur environnement naturel figure souvent au nombre des faits saillants que l’on retient d’une visite d’un parc national, qu’il s’agisse d’écureuils roux en train de jacasser près de votre emplacement de camping, du wapiti en train de paître ou du balbuzard décrivant des cercles au-dessus de l’eau.

Ces trois espèces et des milliers d’autres d’oiseaux, de mammifères, de poissons, d’invertébrés et de plantes méritent l’attention et le respect. Et justement, votre visite d’un parc national représente une occasion tout indiquée de mieux comprendre et apprécier le merveilleux réseau d’interactions que constitue l’écosystème.

Maximiser les chances – Conseils pour l’observation des animaux

Aussi surprenant que cela puisse paraître, on peut facilement visiter le parc sans rencontrer de gros animaux ni d’oiseaux. Ne soyez pas déçus. Le mieux en matière d’observation de la faune, c’est de faire correspondre vos attentes avec les habitudes quotidiennes, saisonnières et annuelles des animaux, reflets de leurs besoins et de leurs comportements . Par exemple, l’après-midi chaud d’un jour d’août n’est pas un bon moment pour écouter ou voir des oiseaux chanteurs. Par contre, une randonnée sur le sentier de la Barbe-de-Capucin par un matin du début de juin sera inévitablement ponctuée du chant et des couleurs d’oiseaux par douzaines. Le castor est plus actif au crépuscule et pendant la nuit en été, mais fait des apparitions plus fréquentes pendant la journée en automne, car tout à ses préparatifs pour l’hiver, il prolonge alors sa journée d’activité. Les nymphes de libellules émergent de leur refuge aquatique pour devenir des adultes tout au long du printemps et de l’été.

Un autre conseil pour l’observation de la faune : sachez qu’il faut du temps . Les animaux sauvages n’apparaissent pas ou ne font pas leur numéro sur demande comme on le voit dans les films. Ces scènes spectaculaires de poissons qui fraient, d’aiglons qui prennent leur envol et de loups qui chassent demandent des heures d’attente. Par conséquent, que la patience soit votre guide . Trouvez un endroit tranquille et asseyez-vous, flânez le long des sentiers ou conduisez tranquillement le long d’une route du parc.

Enfin, laissez aller votre imagination et voyez la nature du parc national se révéler comme une succession de processus . Ceux-ci se produisent parce que c’est un écosystème, une action en influençant une autre. Guettez les renards roux repérer les endroits les plus faciles pour chasser les petits mammifères après une chute abondante de neige. Parcourez la rive d’un lac après une grosse tempête. Il se peut bien que des animaux y soient aussi, à la recherche de nourriture apportée là par les turbulences des eaux. Rappelez-vous où les noisetiers et les cornouillers ont bien fleuri et rendez-vous à ces endroits au moment où les noisettes et les fruits feront le régal des écureuils, des tamias et des gelinottes huppées.

Le parc abrite plus de 50 espèces de mammifères, 20 espèces de poissons et 600 espèces de plantes.

Observation des oiseaux

Grèbe jougris au nid sur l’eau.
Un grèbe jougris sur son nid flottant.
© Parcs Canada / Merv Syroteuk / PANP A410

Le parc se niche dans une zone de transition biologique constituée de tremblaie-parc ponctuée de quelques îlots de prairie et parcelles de forêt boréale. Ceci explique la grande variété d’oiseaux recensés dans le parc, soit comme résidants ou migrants. On y a dénombré quelque 243 espèces d’oiseaux, dont environ 25 restent en hiver.

Endroits recherchés par les ornithologues

Aire de fréquentation diurne Narrows

À 17,8 km de l’embranchement de la route no 263 et de la route Narrows.

À cet endroit, la largeur du lac Waskesiu se rétrécit à moins de 50 mètres. Il s’agit du dernier endroit où le huard, le morillon et l’aigle trouvent de l’eau courante à l’automne, et du premier à dégeler à la fin de l’hiver. Le sentier de la Barbe-de-Capucin, à seulement 1 km de Narrows, est un excellent endroit pour apercevoir des grimpereaux bruns, des sitelles, des pics à dos rayé et une variété de fauvettes qui préfèrent la forêt d’épinettes et de sapins.

Lac Amiskowan

À 4,2 km de l’embranchement de la route no 263 et de la route Narrows

À cet endroit, le ruisseau Mud coule sous la route Narrows. Il y a une aire d’arrêt suffisamment grande pour quelques véhicules. Mettez votre canot à l’eau, à partir du côté en amont. De la route, on voit à peine le tiers du lac. Celui-ci est peu profond et ressemble davantage à un grand marais qui abrite néanmoins d’innombrables oiseaux aquatiques. Évitez les aires de nidification et restez à bonne distance des oiseaux sur l’eau. Cachée dans les roseaux de la lointaine rive sud-est du lac, vous trouverez l’embouchure du ruisseau qui vous mènera dans le lac Shady. Attendez-vous à devoir franchir des barrages de castors.

Pensez sécurité

Ce sont des animaux sauvages que vous observez. Leur comportement est imprévisible. Informez-vous et lisez la documentation traitant de Sécurité et Risques dans le parc national.