Parc national du Canada des Prairies

Rapports entre l'homme et la terre - Histoire humaine

Les cailloux glaciers forme un cercle presque parfait. Cet anneau de tipis en est un parmi plusieurs éparpillés dans le paysage du Parc national des Prairies
Les cailloux glaciers forme un cercle presque parfait. Cet anneau de tipis en est un parmi plusieurs éparpillés dans le paysage du Parc national des Prairies.
© Parcs Canada / Wayne Lynch, 1989 / 08.81.03.05(52)

Des preuves indubitables montrent que l'homme s'est adapté à ces immenses terres sauvages. En effet, des anneaux de tipis, des pointes de projectiles et d'autres objets indiquent clairement que les Indiens des plaines ont occupé cette région et développé un style de vie centré sur les grands troupeaux de bisons. Dans les premiers temps de la colonie de la Rivière-Rouge, les Métis nomades prisaient, eux aussi, la région pour la chasse au bison. En outre, c'est ici que les Sioux de Sitting Bull se sont réfugiés pour échapper à l'armée des États-Unis après la bataille de Little Bighorn en 1876. Plus tard enfin, la Police à cheval du Nord-Ouest et les Européens s'y sont aussi installés.

 

 

Blanchi par le soleil et battu par le soleil brûlant, l'homestead de Larson est un témoignage de la vie de ranch qui a sculpté la région
Blanchi par le soleil et battu par le soleil brûlant, l’homestead de Larson est un témoignage de la vie de ranch qui a sculpté la région.
© Parcs Canada / Colin Schmidt, 1999

Tout au long de l'histoire, la région du parc national des Prairies a été considérée comme la dernière limite ouest de la Prairie canadienne. Les habitants y cherchaient tous fortune à leur façon.

L'abondance d'herbage et les pâturages libres ont attiré les grands éleveurs de bétail. L'élevage et le mode de vie cowboy ont survécu à des rigueurs implacables. Néanmoins, la Homestead Act de 1908 a mis fin aux pâturages libres en faveur de l'exploitation agricole. Le bétail était désormais dans des enclos : il avait perdu à jamais une part de liberté. Les vestiges des homesteads depuis longtemps abandonnés aux intempéries témoignent de ces premières tentatives d'adaptation à un environnement exigeant. Les grands éleveurs et les homesteaders qui ont persévéré ont combiné agriculture, élevage et hospitalité de campagne pour créer les collectivités qui entourent le parc aujourd'hui.