Réserve de parc national du Canada de l'Archipel-de- Mingan

Inventaire des plantes introduites

Dans le cadre de la présente étude on définit comme suit une plante introduite :

toute plante qui n'appartient pas à la flore indigène du parc et qui a été amenée sur le territoire durant la période historique.

Un inventaire des plantes introduites a été réalisé dans le parc par Francis Roy en 1996 et 1997. Il a inspecté le littoral de 14 îles, soit environ 150 km. Les données récoltées comprenaient, entre autres, l'espèce, le nombre d'individus, la superficie occupée, l'habitat, la phénologie et la hauteur des plants. L'emplacement des colonies était indiqué sur des cartes.

Les études antérieures avaient répertorié 40 espèces de plantes introduites dans l'archipel. L'inventaire de 1966 et 1997 a permis d'observer 32 de ces 40 espèces, mais aussi 5 nouvelles espèces. En combinant les résultats des différentes études, 45 espèces introduites ont été observées dans le parc jusqu'à ce jour.

Les plantes introduites du parc se retrouvent principalement à proximité des sites d'occupation humaine d'hier et d'aujourd'hui (phares, campings, etc.) et sur le littoral qui constitue la porte d'entrée du parc. Les principaux vecteurs d'introduction sont les déplacements des hommes, le transport maritime (eau, bateaux, débris), la nourriture apportée au bétail sur les îles avant le parc et la faune en général.

Nous avons trois principales préoccupations par rapport aux plantes d'intérêt :

Salicaire pourpre
Salicaire pourpre
© Parcs Canada / J. Pleau
Présence de salicaire pourpre

Cette espèce envahissante a été trouvée à un seul endroit du parc en 1997. Une dizaine d'individus sur une superficie de 1.5 m étaient présents. Dès 1998, nous avons procédé à l'élimination de l'espèce. Le site est toutefois visité annuellement pour s'assurer que l'espèce ne se réinstalle pas.

Compétition avec les plantes d'intérêt

Pour l'instant, aucune espèce d'intérêt ne semble menacée par la présence de plantes introduites. Une attention particulière est toutefois portée à ce point lors du suivi des plantes d'intérêt.

Mixage génétique avec des plantes d'intérêt

Des études sont nécessaires pour déterminer si les risques de mixage génétique entre une espèce d'intérêt et une espèce introduite de même genre sont réels. Les pissenlits (genre Taraxacum ) sont principalement visés puisque parmi les cinq espèces du parc, quatre sont des espèces d'intérêt et une est introduite. Cette dernière est la plus répandue.