Parc national de la Mauricie

Une employée du parc répondant aux questions des visiteurs. 
Trouvez réponses à vos questions. © Robert Cyr

Questions fréquentes

Peut-on réserver pour le camping?

Il est possible de réserver un emplacement aux terrains de camping semi-aménagés de Mistagance, Wapizagonke et de la Rivière-à-la-Pêche.
Tél. : 1 877 737-3783
Internet : www.reservation.parcscanada.gc.ca

Peut-on réserver pour le canot-camping?

Il n'est pas possible de réserver pour le canot-camping. Comme les conditions climatiques, l'expérience de votre groupe et l'heure du départ influencent le choix du trajet, un préposé à l'accueil vous conseillera lors de votre arrivée. Les sites sont attribués selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Afin de vous assurer une première nuit au parc, vous pouvez réserver un emplacement à l'un des trois terrains de camping semi-aménagés.

Y a-t-il de l'hébergement dans le parc?

Les gîtes Wabenaki et Andrew, situés sur le bord du lac à la Pêche, offrent l'hébergement en chambre ou en dortoir. On peut y réserver une place en contactant Info-Nature Mauricie au  819 537-4555. Une randonnée de 3,5 km à pied, en vélo, en canot ou en skis suivant la saison vous mènera à ces deux bâtiments patrimoniaux. Ils ne sont pas accessibles en voiture.

Divers types d'hébergement sont disponibles à l'extérieur du parc. Pour en savoir plus, consultez Office de tourisme foires et congrès de Shawinigan ou téléphonez au 819 537-7249 ou 1 888 855-6673.

Où et quand peut-on observer des animaux?

La faune est omniprésente au parc national de la Mauricie. Tôt le matin ou en fin de journée sont de bons moments pour l'observation. Soyez attentifs et discrets. Choisissez un endroit peu fréquenté et munissez-vous d'une paire de jumelles. Dans le calme de la forêt ou d'une baie tranquille, peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir un orignal, un castor ou un huard.

Vous pouvez aussi faire un tour dans les sentiers du Lac-Étienne, de la Cache et du Lac-Gabet. Des caches ou des télescopes y ont été installés. Les circuits d'interprétation vous en apprendront plus sur la faune et la flore. Vous trouverez de nombreux conseils et un calendrier d'observation dans le guide À la découverte du parc national du Canada de la Mauricie.

Combien d'animaux retrouve-t-on dans le parc?

La création du parc, en 1970, a sans doute aidé de nombreuses espèces. Depuis ce temps, le nombre d'orignaux est passé de moins de 40 à près de 300! On compte aussi environ 600 castors.

Quelque 125 ours noirs se promènent sur le territoire.

Entre 13 et 20 couples de huards nichent sur les lacs chaque année. Ils font, eux aussi, l'objet d'une étude.

Ces animaux, et tous les autres, sont protégés. Lorsque vous les observerez, respectez leur intimité. Après tout, ils sont chez eux!

Les animaux domestiques sont-ils permis au parc national de la Mauricie?

Même s'ils sont d'excellents compagnons, les animaux domestiques peuvent harasser la faune, perturber l'environnement et déranger les visiteurs. Ils sont donc permis seulement aux endroits où ils ont le moins d'impacts, soit dans les terrains de camping, les aires de pique-nique et le long de la route Promenade. Ils doivent être tenus en laisse en tout temps. Ils sont interdits en forêt, dans les embarcations, sur les plages, dans les sentiers de randonnée et dans les bâtiments publics.

Peut-on pêcher dans le parc?

La pêche récréative est la seule activité d'exploitation des ressources permise dans le parc national de la Mauricie. L'activité est maintenue dans le but de vous permettre de prendre contact avec un milieu autrement inaccessible et ainsi enrichir votre séjour. Pour pratiquer la pêche, vous devez vous procurer un permis de pêche des parcs nationaux et obtenir un permis d'activité quotidien. Les lacs sont attribués par tirage au sort chaque matin (un seul lac par personne par jour). Il n'est pas possible de réserver. Vous pourrez capturer la truite mouchetée (omble de fontaine), la truite grise (touladi), l'achigan à petite bouche, le grand brochet du nord, la perchaude et plusieurs autres espèces introduites durant le siècle dernier et toujours présentes dans les eaux du parc.

Pourquoi est-il interdit d'arrêter sur les îles du parc?

Une halte sur une île érode les berges, détruit la végétation et dérange grandement les oiseaux nicheurs et l'orignal. Par exemple, le huard, espèce fragile, peut se garder de faire son nid sur une île visitée par les humains. L'orignal peut aussi être affecté par les visiteurs, puisqu'il trouve souvent refuge sur les îles pour mettre bas et se protéger des prédateurs.

Peut-on boire l'eau du parc?

La réponse est non. En effet, la maladie du randonneur, aussi appelée fièvre du castor, vous guette.

La consommation de l'eau en milieu naturel (lacs, ruisseaux, etc.) comporte un risque de contamination par des bactéries, virus et autres parasites pathogènes. Parmi ces micro-organismes, le parasite Giardia est considéré comme le responsable des cas de maladies intestinales. On le retrouve dans les eaux fréquentées par l'homme, les animaux domestiques et les animaux sauvages. Toutes les eaux du parc sont donc susceptibles de contenir ce parasite. Il est présent dans l'eau à l'état de kyste et est invisible à l'œil nu.

Les symptômes:

Les effets apparaissent quelques jours après l'ingestion et peuvent être ressentis durant une longue période sous forme de diarrhée, de crampes abdominales, de nausées, de maux de tête ou d'une extrême fatigue. Il suffit de n'ingérer que quelques kystes pour provoquer la maladie, quoique certaines personnes ne développent aucun symptôme.

Les précautions:

Apporter son eau. L'eau puisée en milieu naturel doit être filtrée, désinfectée ou bouillie de une à cinq minutes. Mais attention! il est prouvé que les kystes présentent une résistance au chlore.

L'élimination de ces kystes, d'une taille variant entre 8 à 15 microns, exige l'utilisation d'un filtre micro-poreux de 2 microns.

Pour plus d'informations, consulter le site Internet de Santé Canada.

Que faire pour éviter de rencontrer un ours?

Lors de votre promenade en forêt, demeurez dans les endroits découverts et marchez face au vent. Faites beaucoup de bruit : sifflez, parlez, chantez S'ils vous entendent, les ours s'éloigneront. Évitez d'approcher les sources de nourriture de l'ours, particulièrement les carcasses d'animaux et les secteurs riches en petits fruits.

Finalement, lorsque vous campez, gardez votre nourriture, vos déchets et vos produits tels les cosmétiques, le shampooing, le savon, le parfum et le dentifrice dans des contenants hermétiques et suspendez-les à au moins quatre mètres du sol. Des installations sont prévues à cet effet sur les différents sites de camping sauvage du parc.

Un dépliant d'information appelé « Vous êtes au pays des ours noirs » vous informera des mesures préventives à adopter, des actions à faire s'il y a une rencontre et des caractéristiques de l'ours noir. Demandez-le à votre arrivée au parc national de la Mauricie.

Que faire en présence d'un ours?

D'abord, gardez votre calme! Ne fuyez pas en courant, car l'ours peut courir aussi vite qu'un cheval. Quittez l'endroit immédiatement en marchant lentement, tout en regardant l'ours et en lui parlant doucement. Si vous ne pouvez ni faire un détour ni revenir sur vos pas, attendez sans bouger que l'ours s'écarte de votre chemin; assurez-vous qu'il ait suffisamment de place pour s'échapper. Si l'ours approche, continuez de reculer lentement et à parler doucement. Vous pouvez essayer de distraire son attention en laissant tomber un sac ou un objet. L'ours peut se montrer menaçant pour sortir d'une situation qu'il juge dangereuse; il fera demi-tour au dernier moment. Ne courez pas! Ne lui tournez pas le dos et ne feignez pas la mort.

Y a-t-il des loups dans le parc?

Le parc de la Mauricie est le parc national le plus à l'est du Canada où le loup est encore présent. Jusqu'à ce que soit amorcée en 2000 une étude sur l'écologie du loup, la population de loups dans le parc était peu connue. Dans le cadre de cette étude, plusieurs loups ont été capturés dans le parc et sa région immédiate. Ils ont été munis de colliers émetteurs afin de suivre leurs déplacements et d'acquérir des connaissances permettant d'assurer adéquatement leur protection.
Deux meutes de loups de l'Est fréquentent le parc. Chaque meute est composée de 5 à 10 individus et occupe un territoire de près de 600 km2. Le loup de l'Est est une sous-espèce du loup gris et fait maintenant partie de la liste des espèces en péril au Canada. Ce loup se distingue des autres par sa plus petite taille, son pelage de couleur fauve parsemé de longs poils noirs sur le dos et sur les flancs et par sa coloration rousse derrière les oreilles. Il vit dans les forêts où le développement humain est peu présent. Peut-être aurez-vous la chance d'entendre ses hurlements dans l'arrière-pays.

Un constat alarmant découlant de cette étude est que la protection des loups qui fréquentent le parc n'est pas assurée. Les territoires occupés par les deux meutes excèdent la superficie de 536 km2 protégée par le parc. Lors de leurs déplacements, les loups sont vulnérables à la déprédation, à la chasse et au piégeage qui s'effectuent sur les terres adjacentes au parc national.