Parc national du Canada de la Mauricie

Le parc national de la Mauricie et la pêche récréative

Sous le miroir des lacs se cache un monde méconnu de la plupart d'entre nous. Bien qu'il s'agisse d'une activité d'exploitation, la pêche à la ligne est considérée par Parcs Canada comme une façon acceptable d'accéder à cet univers invisible, largement dominé par les poissons. Toutefois, la question de savoir s'il est justifié de ne pas protéger ces organismes au même titre que les autres dans le contexte de gestion des parcs nationaux se pose toujours.

Dans le parc, la pêche à la ligne est gérée de façon à protéger l'essence même la ressource, c'est-à-dire de manière à maintenir les caractéristiques des populations et le potentiel évolutif des lignées des espèces indigènes qui nous ont été léguées à la suite de 10 000 ans d'évolution locale. L'objectif premier de la gestion est de permettre aux populations de poissons d'évoluer librement dans les conditions environnementales changeantes que nous connaissons aujourd'hui. Pour ce faire, aucun ensemencement ou aménagement pour favoriser la pêche ne sont permis dans les parcs nationaux.

Les règles relatives à la pratique de la pêche sont entre autres définies par l'achalandage en un lieu et un moment donné. Ainsi, le nombre de pêcheurs par lac est contingenté quotidiennement. Cette façon de faire permet de maintenir des activités de pêche durant toute la saison. La réglementation est restrictive, c'est-à-dire que ce ne sont pas tous les lacs qui sont ouverts à la pêche, que les limites de prises et de possession sont plus basses qu'ailleurs et que la remise à l'eau de truites (omble de fontaine ou touladi) est interdite. Le parc désire promouvoir une expérience de plein air de qualité pour le plus grand nombre de pêcheurs plutôt que la récolte d'une abondance de poissons.

La gestion des ressources est contrôlée par des quotas: dans chaque lac, un poids maximal de poissons pouvant être capturés est fixé pour chaque espèce. Le système de gestion de la demande est basé sur l'enregistrement quotidien des pêcheurs et sur l'obligation de se présenter à un poste d'enregistrement à la fin de l'activité afin de remettre le permis et de faire recenser les captures (incluant les poissons consommés et ceux remis à l'eau). L'évolution des captures est suivie de façon hebdomadaire. Ce système a permis de maintenir une qualité de pêche constante depuis plus de 30 ans. Votre collaboration est primordiale!

L'omble de fontaine, mieux connue sous le nom de « truite mouchetée », est la principale espèce indigène dans le parc. Elle compte pour plus de 80 % des prises. On peut aussi capturer le touladi, l'achigan, le brochet et plusieurs autres espèces dans les 30 lacs où la pêche est permise.