Un laboratoire sur l’érosion côtière au parc national Forillon

Parcs Canada et l'UQAR lancent un nouveau projet de recherche au parc national Forillon

Plage de Cap-des-Rosiers (1920) Plage de Cap-des-Rosiers (1920)
© Parcs Canada

Gaspé (Québec), le 2 décembre 2013

Parcs Canada et l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) lancent un projet de recherche sur la dynamique côtière de la plage de Cap-des-Rosiers, dans le parc national Forillon. Il s'agit d'un second partenariat entre le parc national Forillon et les spécialistes en érosion des berges de l'UQAR, qui se penchent déjà sur la dynamique côtière de la presqu'île de Penouille depuis 2010.

Depuis une quinzaine d'années, l'érosion cause des dégâts considérables sur les berges du parc national Forillon. Les grandes marées et les violentes tempêtes automnales et hivernales ont, notamment, affecté l'état de la plage de Cap-des-Rosiers, dans le secteur Nord du parc. L'étude en cours, qui se déroulera jusqu'en 2015, permettra de mieux comprendre l'évolution de ce système côtier et de constater comment celui-ci « réagit » à une recharge partielle de la plage.

« La question qu'on se pose, c'est : Qu'est-ce qui se passerait si on enlevait l'enrochement sur la plage de Cap-des-Rosiers? explique l'écologiste du parc national Forillon Daniel Sigouin. Grâce à cette étude, nous serons en mesure de mieux prévoir la réponse de la plage au démantèlement partiel ou complet de l'enrochement de protection. » Ces résultats guideront ensuite l'équipe de Parcs Canada vers les solutions les plus efficaces pour restaurer la dynamique naturelle de la plage de Cap-des-Rosiers, améliorer les sites de frai du capelan et protéger adéquatement le marais situé derrière cette plage.

« Puisque l'enrochement semble avoir eu un impact important sur la plage de Cap-des-Rosiers, en l'abaissant et la rendant de plus en plus étroite au fil des tempêtes, le réflexe serait de le démanteler et de restaurer la plage, explique Yves Blanchard, responsable du projet au Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières de l'UQAR, sous la direction du professeur Pascal Bernatchez. Or, il nous manque encore certaines connaissances dans ce domaine, d'où l'intérêt du projet de recherche. Advenant la conclusion qu'un retrait de l'enrochement serait approprié, le Laboratoire de dynamique et gestion intégrée des zones côtières de l'UQAR y voit une opportunité fortement intéressante d'étudier ce type d'intervention rarement documenté, tant au Canada qu'à l'échelle mondiale. »

 Plage de Cap-des-Rosiers (2008) Plage de Cap-des-Rosiers (2008)
© Parcs Canada

Un des volets du projet consiste à recharger la plage sur un tronçon d'environ 150 m, où l'enrochement a été retiré lors des grandes marées de décembre 2010. Parcs Canada procédera à cette recharge au printemps 2014. Au cours des mois suivants, les vagues devraient naturellement créer un « reprofilage », c'est-à-dire un rehaussement (réduction de la pente) et un allongement de la plage. Tout au long de ce processus, les chercheurs de l'UQAR effectueront différents relevés et analyses pour voir comment « réagissent » la plage et la ligne du rivage.

« Du côté de Penouille, les résultats de l'étude menée avec l'UQAR de 2010 à 2012 ont permis d'identifier le type d'infrastructures à mettre en place pour bonifier l'expérience des visiteurs tout en protégeant l'intégrité écologique et culturelle de Penouille, explique le directeur de Parcs Canada en Gaspésie Stéphane Marchand. Nous construisons présentement une passerelle sur pilotis, qui remplacera l'ancienne route asphaltée. Dans le secteur Nord du parc, nous avons déplacé un tronçon de la route du Banc, en 2011, afin d'assurer un lien routier durable et sécuritaire tout en réduisant l'impact de l'érosion sur nos infrastructures routières. Nous poursuivons aujourd'hui notre démarche du côté de la plage de Cap-des-Rosiers, afin de déterminer les meilleures stratégies à mettre en place pour nous adapter au phénomène de l'érosion côtière.»

Parcs Canada est un chef de file en matière de gestion et de restauration des écosystèmes. L'Agence veille à ce que le patrimoine naturel et culturel du Canada soit protégé et mis en valeur dans l'intérêt de toute la population canadienne, tant pour son agrément que pour l'enrichissement de ses connaissances.

Renseignements :
Michel Queenton
Gestionnaire, relations externes
Unité de gestion de la Gaspésie, Parcs Canada
418 368-5592
michel.queenton@pc.gc.ca
http://www.pc.gc.ca
facebook.com/PNForillon
twitter.com/PNForillon