Parc national du Canada de l'Île-du-Prince-Édouard

Le littoral...plus qu'une plage

Le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard protège une portion de la région naturelle de la Plaine Maritime qui regroupe des dunes, des cordons d'îles et des plages, des flèches littorales et des terres humides. Ces divers habitats abritent une foule de plantes et d'animaux. On compte en effet plus de 300 espèces d'oiseaux et une incroyable diversité de plantes dans les boisés et sur la côte du parc.

Les racines et les rhizoemes de l'ammophile forment un filet organique qui stabilise la dune.
L'ammophile
© Parcs Canada /
Barrett et MacKay 1998

Les racines et les rhizoemes de l'ammophile forment un filet organique qui stabilise la dune. Les effets du piétinement sur la végétation est une des recherches prioritaires du parc.

Le rosier sauvage est l'un des premiers arbustes à prendre racine dans les endroits les plus abrités des dunes.
Le rosier sauvage
© Parcs Canada

Le rosier sauvage est l'un des premiers arbustes à prendre racine dans les endroits les plus abrités des dunes. La surface luisante de ses feuilles le protège des rigueurs de l'environnement.

Le renard roux installe son terrier dans le sable des dunes.
Le renard roux
© Parcs Canada / J.Pleau, 2001

Le renard roux installe son terrier dans le sable des dunes. Même si c'est tentant, ne vous approchez pas des renards et ne les nourrissez pas pour éviter qu'ils s'habituent à la présence humaine et en souffrent à l'avenir.

Dunes et plages

Les barres de sable, les cordons littoraux et les dunes qu'on retrouve aujourd'hui dans le parc résultent de l'accumulation du grès érodé. Le vent et les vagues soulèvent les grains de sable, qui s'entassent derrière des rochers ou des touffes d'algues et, tôt ou tard, forment des dunes. Cependant, le sable n'aurait aucune chance de résister aux éléments sans les plantes ammophiles, dont les racines et les rhizomes forment un filet organique qui ralentit le mouvement du sable. Une fois la dune stabilisée, d'autres plantes et un grand nombre d'animaux peuvent y vivre.

Les dunes constituent un important habitat et dressent un obstacle naturel contre les tempêtes et les vagues. La recherche sur les dunes et leurs caractéristiques connexes - végétation, animaux et terres humides - nous permet de mieux comprendre ce phénomène naturel et d'en assurer plus efficacement la protection.

Protection des dunes

Même les dunes les plus stables sont fragiles, la couveture végétale peut être facilement endommagée par le piétinement. Des études révèlent qu'il suffit d'à peine dix passages pour éliminer les plantes d'ammophile. Une fois que le sable est exposé, le vent le soulève et transforme de petites cavités en trous immenses appelés creux de déflation. La dune devient alors instable et se déplace constamment, incapable de retenir la végétation et donc de subvenir aux besoins des animaux.


Les dunes stables procurent abri et nourriture aux plantes et animaux sauvages et nous protègent des assauts des tempêtes.
Les dunes stables procurent abri et nourriture aux plantes et animaux sauvages et nous protègent des assauts des tempêtes.

© Parcs Canada
Nous avons dénombré environ 150 sentiers sauvages sur le littoral du parc. Ces passages non autorisés détruisent l'habitat des dunes et laissent des cicatrices qui mettent des années à guérir.
Nous avons dénombré environ 150 sentiers non-autorisés sur le littoral du parc. Ces passages non autorisés détruisent l'habitat des dunes et laissent des cicatrices qui mettent des années à se réhabiliter.

© Parcs Canada / Barrett et MacKay

Faites votre part pour préserver les dunes. Utilisez les tapis et les trottoirs de bois, et non pas les sentiers non-autorisés, pour vous rendre à la plage. Restez à l'écart des dunes afin de ne pas les endommager davantage. L'ammophile pourra ainsi se régénérer et consolider les dunes. Ensemble, nous pouvons protéger la beauté fragile des réseaux dunaires au profit des générations à venir.