Parc national du Canada Pukaskwa

Surveillance aérienne des orignaux

Pendant l’hiver, le personnel du parc national Pukaskwa monte à bord d’un hélicoptère afin de recenser les orignaux (Alces alces) du parc. Ces relevés de surveillance permettent en autre d’évaluer le nombre approximatif d’orignaux présents dans le parc et d’obtenir de l’information pertinente sur la santé générale de son écosystème forestier.

Repérage aérien de trois orignaux Repérage aérien de trois orignaux lors du recensement de Pukaskwa
© Parcs Canada

Le recensement effectué en 2011 indiquait que la population d’orignaux était d’environ 222 bêtes, soit 0,2 orignaux/km², ce qui constituait une légère augmentation depuis le dénombrement relevé en 2008 alors qu’on évaluait la population d’orignaux du parc à 144 bêtes. La densité de la population d’orignaux est presque deux fois plus importante à l’extérieur du parc. Cette réalité s’explique par une régénération de la forêt dans les zones forestières préalablement exploitées. Les jeunes pousses d’arbres et les arbustes constituent une nourriture idéale pour les orignaux.

Malgré la faible augmentation de la population d’orignaux dans le parc Pukaskwa, son nombre est idéal. Une surabondance d’orignaux pourrait avoir des répercussions négatives sur la faible population relique de caribous forestiers (Rangifer tarandus caribou) présents dans le parc. De plus, un grand nombre d’orignaux attireraient assurément un plus grand nombre de loups, prédateurs de niveau trophique supérieur, lesquels n’hésiteront pas s’attaquer aux caribous si l’occasion se présente. Bien que la prédation constitue un processus naturel, la population de caribous du parc Pukaskwa a considérablement diminuée au cours des trois dernières décennies et sa densité est maintenant si faible que même une légère augmentation de ses prédateurs pourrait causer sa disparition totale.

Le constat d’un plus grand nombre de cerfs de Virginie (Odocoileus virginianus) dans le parc constitue également une autre menace à la fois pour l’orignal et le caribou. Les hivers plus doux et la transformation généralisée des forêts de l’Amérique du Nord en terres agricoles ont favorisé la migration de son territoire vers le nord. Le cerf de Virginie est l’hôte principal du ver des méninges (Parelaphostrongylus tenuis), petit nématode parasitaire qui s’attaque au cerveau. Bien que le cerf de Virginie ne soit pas touché par cette maladie, d’autres espèces de cervidés, lorsqu’elles en sont atteintes, subissent d’importants dommages neurologiques pouvant éventuellement leur être fatals.

Afin de maintenir et conserver toute la biodiversité du paysage, le parc Pukaskwa a pour objectif de veiller à ce que l’équilibre entre les orignaux, les loups, et les caribous soit maintenu. Vous voulez savoir de quelle façon VOUS pouvez nous aider? Si vous apercevez l’un de ces animaux au cours d’une de vos visites, informez-en le personnel du parc. Si vous désirez en apprendre davantage sur ces espèces, n’hésitez pas à vous adresser à un employé de notre centre d’information.

Photographie des orignaux Photographie de deux femelles et d’un orignal juvénile (un an) prise dans un sentier de la Piste côtière du parc national Pukaskwa
© Parcs Canada