Parc national du Canada de la Pointe-Pelée

Migration printanière

Le parc national de la Pointe-Pelée est reconnu comme le meilleur endroit à l'intérieur des terres en Amérique du Nord pour observer la migration des oiseaux chanteurs vers le nord. Le registre des visiteurs du centre d'accueil du parc montre que les ornithologues amateurs viennent de très loin pour prendre part à cet événement. La moitié d'entre eux viennent de l'extérieur du Canada, la plupart des États-Unis. Bien que cette activité ne soit pas planifiée comme telle, la mi-mai à la pointe Pelée est l'occasion d'un festival de l'observation des oiseaux où des milliers d'enthousiastes se donnent rendez-vous pour célébrer le retour des oiseaux.

L'élément le plus impressionnant de la migration printanière à la pointe Pelée est la diversité et le très grand nombre de parulines qui, au cours de leur voyage vers le nord, font escale dans le parc. C'est ce qui a mérité à ce dernier la réputation de « Capitale des parulines en Amérique du Nord ». La pointe Pelée est très bien située : assez loin au nord, elle reçoit à la fois les parulines qui migrent vers le nord en traversant le Texas et celles qui traversent la Floride. Pourtant, elle est assez au sud pour attirer les parulines du sud comme la paruline à capuchon, la paruline du Kentucky et la paruline vermivore. Trente-neuf espèces de parulines ont été observées pendant une seule migration, en 1979. En une seule journée cette année-là, trois observateurs d'oiseaux ont vu chacun 34 espèces de parulines!

Pour vivre l'expérience la plus complète à la pointe Pelée, il ne faut pas oublier que le parc national n'est que l'un des nombreux points où les oiseaux peuvent être observés dans la région. Les autres endroits sont l'Aire de conservation du marais Hillman, le parc provincial Wheatley, l'Aire de conservation de Koperagon Woods et les champs de culture des oignons dans la partie supérieure de la péninsule.