Parc national du Canada de la Pointe-Pelée

Le plan directeur

Un temps nouveau

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, les planificateurs du parc et des citoyens élaborèrent ensemble une stratégie prévoyant que l'utilisation du parc à des fins récréatives devait s'harmoniser avec la fonction de protection des ressources. Leur travail aboutit à l'approbation d'un Plan directeur pour la pointe Pelée, en 1972.

Déjà à cette époque, les dirigeants du parc avaient entrepris d'éliminer les chalets privés par la mise en oeuvre d'un programme de « rachat ». Le plan directeur recommandait que l'on exécute ce programme jusqu'à ce que tous les chalets privés du parc soient devenus des biens publics.

Les planificateurs pensaient aussi que l'utilisation du parc par les campeurs était trop considérable et que l'entreprise privée pourrait servir plus efficacement les campeurs dans des endroits moins fragiles, à l'extérieur du parc.

Jusqu'au début des années 1970, on pouvait accéder par voiture à la plupart des zones du parc et on s'interrogeait peu sur les répercussions de la circulation automobile sur l'environnement.

Le plan directeur de 1972 recommandait que les visiteurs utilisent des véhicules de transport en commun, plutôt que leur voiture, pour se rendre dans les diverses zones du parc. Grâce au réseau de transport public de la pointe Pelée, on put cesser de transformer l'extrémité très fragile de la pointe, pendant la haute saison, en un immense terrain de stationnement. En prime, on offrait aux visiteurs une balade en tram motorisé qui était relaxante et agréable.

Pour protéger d'autres zones fragiles du parc, on construisit un réseau de sentiers allant de la promenade du Marais à l'extrémité de la pointe. Certains de ces sentiers ne servent qu'à la randonnée pédestre; d'autres sont destinés aussi aux cyclistes et aux skieurs-randonneurs.

Les mesures prises semblent efficaces puisque beaucoup de zones du parc sont en train de retourner à leur état naturel. Grâce à cette amélioration, on peut affirmer que le parc national de la Pointe-Pelée, comme les autres parcs nationaux du Canada, est un endroit où : « les Canadiens et les visiteurs étrangers peuvent satisfaire leur goût pour la nature et ses beautés; jouir de la tranquillité de la forêt; s'imprégner de la splendeur des fleurs sauvages; savourer le spectacle d'animaux sauvages qui semblent exercer leur métier de bête avec entrain et dans la joie; se laisser envahir par un optimisme intelligent, par de grandes pensées, par de nobles idées; apprendre à devenir meilleurs, plus heureux et plus sains. »

James B. Harkin
premier commissaire des
parcs nationaux, 1911-1936

Reproduit de Where Canada Begins, par James Robertson Graham, avec la permission des Friends of Point Pelee .