Parc national du Canada des Îles-du-Saint-Laurent
Les propriétaires s’impliquent dans l’ICS : Mallorytown
L’Initiative des citoyens de la science aide les résidants à mieux connaître leur terrain
Julius Brokloff, résidant de la région, prend des notes et John Clement (à gauche) observe tandis que Brian Farkas (au centre), technicien en conservation des ressources, explique un protocole de recherche au cours d’un atelier des citoyens de la science à l’automne à Mallorytown Landing.© Chris Bellemore
Saviez-vous que près de 98 pour 100 du territoire de l’écosystème des Mille-Îles est constitué de propriétés privées? L’Initiative des citoyens de la science (ICS) du parc national des Îles-du-Saint-Laurent est un programme conçu pour faire participer les résidants de la région à la surveillance écologique sur leur propre terrain.
L’écosystème des Mille-Îles compte une variété impressionnante de formes de vie, dont 54 espèces de mammifères, 99 espèces de poissons et plus de 1500 plantes vasculaires. Quelle incidence ont sur ces populations la pollution, la fragmentation de l’habitat et les autres menaces à la santé de l’écosystème?
« Le parc national des Îles-du-Saint-Laurent est constitué de petites sections d’habitat protégé à l’intérieur de l’écosystème des Mille-Îles », explique Oliver Reichl, coordonnateur des citoyens de la science au parc national des Îles-du-Saint-Laurent. « Pour bien comprendre les changements qui se produisent dans un écosystème, il est nécessaire d’effectuer des études à long terme sur des communautés entières. »
Les citoyens et les groupes qui ont une propriété qui s’y prête et qui sont prêts à consacrer d’une à huit heures par année à l’Initiative peuvent obtenir auprès de Parcs Canada l’équipement, le matériel, la formation et le soutien technique nécessaire ainsi qu’un rapport contenant de nombreuses données.
Il y a quatre façons de participer:
- Surveillance de la santé de la forêt
Le Réseau d’évaluation et de surveillance écologiques (RESE) possède un protocole type pour mesurer la santé de la forêt. Les parcelles de forêt sont établies pour une longue période et les bénévoles les visitent chaque année afin de recueillir des données sur la santé des arbres, les salamandres, la décomposition, les vers, les jeunes pousses et les débris de bois.
- Surveillance de la santé des milieux humides
Les parcelles des milieux humides, comme les parcelles de forêt du RESE, sont établies de façon relativement permanente; elles sont visitées chaque année et servent à la cueillette de données cohérentes et statistiquement valables sur la santé des milieux humides. Les bénévoles examinent la flore exotique, les oiseaux nicheurs, les grenouilles et les crapauds, les invertébrés benthiques et la qualité de l’eau.
- Surveillance des rivières et des ruisseaux
Il s’agit essentiellement d’un sous-ensemble du programme de surveillance des milieux humides : les bénévoles mesurent tout simplement la qualité de l’eau en recueillant des invertébrés benthiques et en prélevant des échantillons d’eau dans les rivières et les ruisseaux.
- Signalement des espèces rares
Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRN) gère une base de données détaillée sur la faune et la flore de la province. Signaler la présence d’espèces « en péril » est un aspect important de la surveillance des populations. Tous peuvent signaler la présence d’une espèce au Centre d’information sur le patrimoine naturel du MRN simplement en remplissant un formulaire sur Internet. Pour de plus amples renseignements, consulteznhic.mnr.gov.on.ca/nhic_.cfm
« Pour les propriétaires, les gestionnaires fonciers et les résidants de la région en général, les avantages de participer à un programme de surveillance de l’environnement sont nombreux », affirme M. Reichl. Les programmes de surveillance peuvent aider les gens à prendre des décisions éclairées relativement à la gestion de leur propriété ainsi qu’à évaluer l’impact des facteurs environnementaux stressants. Ils fournissent également des données scientifiques valables pouvant servir à exercer des pressions politiques.
Vous n’avez pas besoin d’être un scientifique pour participer : tout ce qu’il faut, c’est un intérêt pour l’écologie et pour la préservation de la qualité de toutes les formes de vie de l’écosystème des Mille-Îles.
Pour participer à l’Initiative des citoyens de la science ou pour obtenir de plus amples renseignements, composez le 613-923-5261.