Parc national du Canada des Mille-Îles

Les cerfs sont trop nombreux

Contrairement à bien d'autres espèces surveillées dans le parc national, le cerf de Virginie ne risque pas de disparaître. En fait, les cerfs dans l'écosystème des Mille-Îles se portent si bien qu'ils sont trop nombreux, ce qui constitue un grave problème pour la santé de la forêt.
Contrairement à bien d’autres espèces surveillées dans le parc national, le cerf de Virginie ne risque pas de disparaître. En fait, les cerfs dans l’écosystème des Mille-Îles se portent si bien qu’ils sont trop nombreux, ce qui constitue un grave problème pour la santé de la forêt.
© Parcs Canada

Une espèce qui ne risque pas de disparaître de l’écosystème des Mille-Îles, ni même de la plupart des régions de l’Ontario, est le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus). 

Les hivers doux, les sources de nourriture abondantes et l’absence de prédateurs naturels (loups et couguars) sont tous des facteurs qui contribuent à la concentration importante de cerfs dans la région.

Depuis quatorze ans, le personnel du parc national des Mille-Îles suit de près les populations de cerfs. Des enquêtes récentes confirment que la présence des cerfs a un effet négatif sur la santé de la forêt de certaines îles du parc. Certaines espèces de plantes ont été éliminées par le broutement des cerfs, dont les populations surabondantes parcourent les îles en mangeant tout sur leur passage. La santé future de la forêt est compromise lorsque les jeunes pousses n’arrivent pas à grandir et à remplacer les arbres plus vieux.

La sécurité des personnes est aussi menacée : les données sur les collisions impliquant des véhicules automobiles indiquent que le nombre d’accidents de la route liés aux cerfs est en progression constante depuis vingt ans.

Le suivi à long terme des cerfs permet aux gestionnaires de ressources de la région de prendre des décisions éclairées sur la gestion de cette espèce. Des mesures visant à assurer que les populations de cerfs atteignent un niveau sain et viable seront mises en ouvre au cours de la prochaine année. Les résidants peuvent contribuer à l’opération en s’abstenant de nourrir les cerfs.