Parc national du Canada des Mille-Îles

À la recherche du maskinongé

Parcs Canada s’allie à Muskies Canada pour la campagne d’évaluation des jeunes de l’année

Les jeunes maskinongés de l'année (ci-haut) sont capturés à la seine (ci-dessous) pendant les campagnes d'évaluation annuelles effectuées par l'équipe de Parcs Canada et de Muskies Canada (www.muskiescanada.ca). Les campagnes d'évaluation ont révélé des aires de frai importantes le long du fleuve Saint-Laurent. Ce populaire poisson de pêche sportive compte parmi les plus grands poissons d'eau douce du Canada.
Les jeunes maskinongés de l’année (ci-haut) sont capturés à la seine (ci-dessous) pendant les campagnes d’évaluation annuelles effectuées par l’équipe de Parcs Canada et de Muskies Canada (www.muskiescanada.ca). Les campagnes d’évaluation ont révélé des aires de frai importantes le long du fleuve Saint-Laurent. Ce populaire poisson de pêche sportive compte parmi les plus grands poissons d’eau douce du Canada.
© Josh Van Wieren

La protection des aires de frai est essentielle à la survie du maskinongé (Esox masquinongy), le populaire poisson de pêche sportive. Dans cette optique, Parcs Canada s’est allié à Muskies Canada et au ministère des Richesses naturelles pour mener une campagne d’évaluation annuelle des jeunes de l’année dans le fleuve Saint Laurent. Pendant cette évaluation, qui se fait à la seine, tous les jeunes poissons capturés dans les aires de frai situées dans les zones peu profondes près des rives sont enregistrés. Cette méthode a mené à la découverte de frayères de maskinongés importantes à plusieurs endroits le long du fleuve.

L’été dernier, la présence d’un nombre extrêmement élevé de maskinongés morts qui flottaient sur le fleuve Saint Laurent a suscité l’inquiétude à propos de la santé de la population locale de maskinongés. La mort des maskinongés inquiète autant les pêcheurs sportifs que les écologistes. Un problème de santé chez ce poisson, qui se trouve au sommet de la chaîne alimentaire aquatique, peut indiquer la présence de troubles chez les petits poissons et les autres espèces du fleuve.

Bien que les causes de la mortalité massive de l’an dernier soient toujours inconnues, ce phénomène ne s’est pas reproduit au même degré cette année. Du côté canadien du Saint Laurent, seulement une dizaine de maskinongés ont été trouvés morts en 2006, comparativement à au moins soixante à l’été 2005.