Parc national du Canada des Mille-Îles

Sur la carte!

Un partenariat met en lumière la biodiversité de nos jeunes forêts

La technicienne Janice Ball (à gauche) montre aux visiteurs comment utiliser une tarière sur l’île Mermaid. Les échantillons de sol recueillis servent à classifier les diverses communautés végétales de la région des Mille-Îles.
La technicienne Janice Ball (à gauche) montre aux visiteurs comment utiliser une tarière sur l’île Mermaid. Les échantillons de sol recueillis servent à classifier les diverses communautés végétales de la région des Mille-Îles.
© Parcs Canada

L’été dernier, dans le cadre du projet sur la disponibilité de l'habitat des espèces en péril, des équipes de chercheurs ont mesuré plus de 9000 arbres et identifié des centaines de plantes dans la région des Mille-Îles.

Les résultats préliminaires de l’étude démontrent que nos forêts sont à la fois jeunes et très diversifiées. Dans les 220 parcelles à l’étude, 272 espèces végétales distinctes ont été identifiées — et on s’est simplement attardé aux espèces dominantes dans chaque parcelle.

Aux yeux des nombreuses organisations impliquées dans l’étude, notamment le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Parcs Canada et le Réseau des réserves de la biosphère, ces résultats prouvent que les Mille Îles recèlent bel et bien une grande biodiversité.

De plus, le diamètre relativement faible des arbres démontre que l’aménagement forestier et le fait d’avoir permis le reboisement des terres agricoles abandonnées au cours des dernières décennies ont favorisé l’apparition de nombreuses forêts relativement jeunes dans la région.

L’objectif principal de cette étude de trois ans consiste à créer des cartes de végétation à petite échelle qui serviront à identifier les habitats essentiels pour la survie des espèces en péril dans les Mille-Îles.

Grâce aux cartes des communautés végétales, les organisations locales pourront se consacrer à la protection de la biodiversité de la région. Aux membres de la communauté et aux propriétaires fonciers, l’étude fournira également des renseignements utiles sur une foule de projets d’aménagement et de conservation – du rétablissement des sites à l’aménagement du territoire.

« Cette étude fournira une image globale du paysage, mais permettra aussi de déterminer l’emplacement idéal des arbres sur un site donné », a déclaré le coordonnateur du Leeds County Stewardship Council, Gary Nielsen.

Les cartes à petite échelle, qui devraient être disponibles en juin 2007, identifieront les « communautés végétales » par le biais d’un processus appelé Classification écologique des terres (CET). Pour classifier chaque communauté végétale, la CET tient compte non seulement de la végétation, mais aussi du type de sol et de son taux d’humidité, de la pente et de l’aspect du terrain.

Quatre-vingt-sept communautés végétales différentes ont été découvertes dans les 220 parcelles examinées en 2005, ce qui témoigne une fois encore de l’incroyable biodiversité de la région des Mille-Îles.

L’été dernier, les équipes de chercheurs se sont limitées aux terres publiques, dont certaines parties du parc national des Mille-Îles, Landons Bay, Jones Creek et le parc provincial du Lac-Charleston. En raison de l’immense variété de la végétation dans ce secteur, on doit également compter sur la coopération des propriétaires fonciers privés pour mener l’étude. Les travaux ont très peu d’impact sur la végétation et prennent moins d’une journée.

Pour plus d’information ou pour en savoir plus sur la façon de participer au projet sur la disponibilité de l'habitat des espèces en péril, composez le (613) 923 5261.