Parc national du Canada des Îles-du-Saint-Laurent

Espèces en péril dans l'écosystème des Mille-Îles

En raison de la pression exercée par les activités humaines dans l’est de l’Ontario et de la grande diversité que l’on trouve le long de l’arche de Frontenac, nombreuses sont les espèces rares et vulnérables qui sont présentes dans le parc national des Îles‑du‑Saint‑Laurent et aux alentours. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a recensé plus de 30 espèces désignées par le gouvernement fédéral comme étant à risque dans le secteur des Mille‑îles. Les espèces sont classées dans les catégories suivantes en fonction de la gravité de la menace qui pèse sur elles.

Pie-grièche migratrice
Pie-grièche migratrice
©Cornell Laboratory of Ornithology / O.S. Pettingill 402 851

Disparue - espèce sauvage qui ne se trouve plus nulle part au monde

Disparue du pays - espèce qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada mais qui peut être présente ailleurs, aux États‑Unis, par exemple.

En danger de disparition - Espèce sauvage qui, de façon imminente, risque de disparaître du pays ou de la disparition planète.

Menacée- Espèce sauvage susceptible de devenir une espèce en danger de disparition si rien n'est fait pour contrer les facteurs menaçant de la faire disparaître.

Préoccupantes - Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en danger de disparition
préoccupante à cause de sa sensibilité particulière aux activités humaines ou aux phénomènes naturels.

Non en péril - Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme n'étant pas en danger.

Donnée insuffisantes - Il n’y a pas eu de collecte et d’examen des données dans le but d’évaluer la situation de l’espèce.

Protection des espèces en péril

Airelle à longues étamines Vaccinium stamineum
Airelle à longues étamines Vaccinium stamineum
© Parcs Canada / James Kamstra

Bon nombre des espèces menacées présentes dans la région des Mille‑îles sont en péril en raison de la perte de leurs habitats due aux activités humaines ou à des modifications naturelles. Le parc national des Îles‑du‑Saint‑Laurent collabore avec les Premières nations, les parcs provinciaux, les offices de protection de la nature, les groupes de naturalistes de terrain, les fiducies foncières et plusieurs autres organismes à but non lucratif, dans le but de protéger ces habitats.

Pour obtenir plus de renseignements visitez le site web: www.speciesatrisk.gc.ca.

Espèces en péril désignées par le gouvernement fédéral présentes dans le secteur du parc national des Îles‑du‑Saint‑Laurent

Nom commun

Nom scientifique

COSEPAC

Ginseng à cinq folioles

Panax quinquefolius

En danger de disparition

Woodsie obtuse

Woodsia obtusa

En danger de disparition

Noyer cendré

Juglans cinerea

En danger de disparition

Pie-grièche migratrice

Lanius ludovicianus migrans

En danger de disparition

Platanthère blanchâtre de l'Est

Platanthera leucophaea

En danger de disparition

Bruant de Henslow

Ammodramus henslowii

En danger de disparition

Râle élégant

Rallus elegans

En danger de disparition

Colin de Virginie

Colinus Virginianus

En danger de disparition

Tortue mouchetée

Emydoidea blandingii

Menacée

Airelle à longues étamines

Vaccinium stamineum

Menacée

Couleuvre obscure de l’Est

Elaphe obsolete obsolete

Menacée

Parulin à ailes dorées

Vermivora chrysoptera

Menacée

Petit butor

Lxobrychus exilis

Menacée

Faucon pèlerin

Falco peregrine antum

Menacée

Mené camus

Notropis arogenus

Menacée

Tortue musquée

Sternotherus odoratus

Menacée

l'anguille d'Amérique

Anguilla rostrata

Préoccupantes

Méné d'herbe

Notropis bifrenatus

Préoccupantes

Phégoptère à hexagones

Phegopteris hexagonoptera

Préoccupantes

Paruline azurée

Dendroica cerulea

Préoccupantes

Couleuvre tachetée

Lampropeltis trangulum

Préoccupantes

Paruline polyglotte

Icteria virens virens

Préoccupantes

Scinque pentaligne

Eumeces fasciatus

Préoccupantes

Brochet vermiculé

Esox americanus vermiculatus

Préoccupantes

L'esturgeon jaune

Acipenser fulvescens

Préoccupantes

Papillion monarque

Danus plexippus

Préoccupantes

Tortue géographique

Graptemys geographica

Préoccupantes

Couleuvre mince

Thamnophis sauritus

Préoccupantes

Pic à tête rouge

Melanerpes crythrocephalus

Préoccupantes

Hibou des marais

Asio flammeus

Préoccupantes

Râle jaune

Coturnicops noveboracensis

Préoccupantes

Espèces en danger de disparition


Ginseng d’Amérique (Panax quinquefolium) : Autrefois abondant sur le sol des forêts où on le trouvait par colonies de plusieurs centaines, le ginseng d’Amérique est aujourd’hui en voie de disparition en raison de la cueillette excessive et de l’exploitation forestière.

Espèces menacées


Couleuvre obscure de l'Est (Elaphe obsoleta obsoleta)

La couleuvre obscure de l’Est est le plus long serpent du Canada; elle peut atteindre entre 100 et 256 cm. Les facteurs qui influent sur la population du secteur des Mille‑îles sont la destruction par l’homme et la mortalité sur les routes. Malgré sa grande taille, ce serpent est inoffensif.

Airelle à longues étamines (Vaccineum stamineum)

Bien que cette espèce soit très courante aux États-Unis, elle atteint la limite septentrionale de son aire de distribution dans la région des chutes Niagara et des Mille-Îles. On ne retrouve que cinq sites de croissance au Canada – deux très petits près du Niagara et trois beaucoup plus grands dans les Mille-îles. En Ontario, son habitat de prédilection est constitué de forêts sèches, claires et rocailleuses ayant souvent été incendiées. On ne la retrouve habituellement pas dans les endroits ouverts ou très ombragés.

L'airelle à longues étamines est une espèce menacée en raison de sa proximité avec les sentiers existants, du manque de jeunes plants et de l'envahissement d'autres espèces. Elle pourrait connaître un déclin si elle ne fait pas l'objet d'une gestion active.

Tortue musquée (Sternothère odorant, Sternotherus odoratus)

Voici une petite tortue d'eau douce qui vit sous l'eau la plupart du temps. Dotée d'un sale caractère, cette tortue dégage une odeur musquée, d'où l'origine de son nom. Son type d'habitat préféré est un bassin d'eau douce peu profond dont le substrat est meuble et où il y a peu ou pas de courant.
Cette espèce fait partie de la catégorie des espèces « menacées ». Ce qui la menace principalement c'est la destruction de son habitat par le drainage des milieux humides et l'aménagement du littoral. Comme c'est une espèce très timide, il est difficile de déceler les tendances de sa population.

Espèces préoccupantes


Méné d'herbe (Notropis bifrenatus)

Ce méné qui atteint six centimètres de longueur ne vit que deux ans et se reproduit une fois seulement, au cours de la première ou de la deuxième année. Il vit dans les ruisseaux tranquilles et ne peut tolérer les eaux acides; il préfère les eaux claires et on croit que ses populations peuvent bénéficier de la clarification de l'eau attribuable à la présence de la moule zébrée. Les menaces qui le guettent sont le remplissage des milieux humides et l'enlèvement de la végétation aquatique. Il n'existe pas de mesure précise de protection de cette espèce, à part la protection de son habitat.

Non en péril


Guifette noire
Guifette noire
© Parcs Canada / Brian Morin
Guifette noire (Chlidonias niger)

Bien que la guifette noire soit considérée par le COSEPAC comme une espèce « non en péril » au Canada, elle est préoccupante en Ontario où ses populations sont devenues très réduites. Comme le petit butor, la guifette noire préfère les marais à aires ouvertes parsemés d'espèces végétales diverses, un habitat menacé par l'envahissement des roseaux.


Plus d'information

Autres espèces vulnérables : Le gouvernement de l’Ontario a recensé les espèces vulnérables et rares présentes dans la province. Au nombre des espèces désignées à risque par la province citons le pin rigide (Pinus rigida) et la population de pygargues à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus alascanus) du sud de l’Ontario. Cliquez ici pour en savoir davantage sur les espèces désignées par la province.

Signaler la présence d’une espèce rare : Vous pouvez aider les espèces en péril à se rétablir en signalant la présence d’espèces rares. Le Centre d'information sur le patrimoine naturel de l'Ontario recense les lieux où ces espèces sont observées afin de mieux comprendre leurs besoins et leur situation. Cliquez ici pour en savoir davantage.