Parc national du Canada Quttinirpaaq

Comment vous y rendre

Les saisons de l'Arctique
Un mot sur le temps et l'endroit

Le village de Resolute Bay, au Nunavut, est le point de départ des excursionnistes qui se rendent dans le parc national Quttinirpaaq.

Pour se rendre à Resolute Bay :

Resolute Bay
© Parcs Canada

First Air Ltd. offre des vols d'Ottawa jusqu'à Resolute Bay, via Iqaluit.

Pour se rendre au parc national Quttinirpaaq :

Une fois à Resolute Bay, vous devez prendre un vol nolisé pour vous rendre au parc. Le trajet prend environ quatre heures à bord d'un appareil Twin Otter. Une charte de l'avion Twin Otter peut vous emmener au fjord Tanquary, au lac Hazen, à Fort Conger ou à l'île Ward Hunt. Un Twin Otter peut transporter une charge de 1 000 à 1 200 kg, ce qui correspond au poids de huit à dix personnes et de leur équipement. Pour réduire le coût du voyage, vous devriez coordonner votre excursion avec d'autres voyageurs.

Kenn Borek Air offre des services d'affrètement vers et depuis le parc et a une base à Resolute Bay. Comme les compagnies de vols nolisés reçoivent beaucoup de demandes pendant l'été, nous recommandons fortement de planifier votre voyage suffisamment à l'avance.

Pour se rendre à Grise Fiord :

Charter
© Christian Kimber / Parcs Canada

Vous aurez peut-être envie de faire un détour jusqu'à la petite localité pittoresque de Grise Fiord (Ausuittuq - " pays des glaces éternelles "), village le plus septentrional du Canada. Cette collectivité, qui compte 148 habitants, se trouve à environ 360 km au nord-est de Resolute Bay, sur la rive sud de l'île d'Ellesmere. Pour des renseignements sur les services d'hébergement et les pourvoyeurs, communiquez avec la coopérative inuite de Grise Fiord, au (867) 980-9135. Kenn Borek Air provides air service between Resolute Bay and Grise Fiord.

Paquebots de croisière

Récemment, les paquebots de croisière brise-glace ont créé de nouvelles possibilités touristiques dans l'Extrême-Arctique. Ils s'arrêtent à diverses destinations et font notamment une brève escale dans le parc. Communiquez avec le parc pour obtenir des précisions.

N'oubliez pas que le jour et l'heure de vos déplacements peuvent vous être imposés par les conditions météorologiques du Nord. Soyez suffisamment souples pour être en mesure de faire face à de longs retards.

Les saisons de l'Arctique

L’Extrême-Arctique est une région marquée par de grands écarts de températures et des différences considérables entre ses saisons. Les hivers au parc Quttirnipaaq sont rudes, la région enregistrant certaines des températures les plus basses du Canada. Le passage de 24 heures de jour des mois de mai à août à 24 heures de nuit polaire des mois de novembre à février est rapide et saisissant.

Les étés sont très courts. Dans la zone du lac Hazen, les températures estivales peuvent être étonnamment chaudes, mais les voyageurs devraient tout de même se préparer à affronter en tout temps des températures froides et des conditions hivernales.

La meilleure période pour visiter le parc est entre la fin mai et la mi août.

Un mot sur le temps et l'endroit

À Quttinirpaaq, durant le court été arctique, le soleil demeure haut dans le ciel, inondant les terres d'une lumière continuelle. Il n'y a pas de nuits pour marquer le passage du temps et vous dire quand dormir et quand vous réveiller, ni d'arbres pour évoquer les terres plus au sud. Le terrain donne à la fois une impression d'immensité et d'intimité. Des configurations rocheuses très complexes, le sol fissuré par le gel, les saules et les fleurs sauvages s'étendent à perte de vue tout autour de vous, offrant un panorama infini dans l'air clair et sec. Les glaciers accrochés au versant d'une montagne à quinze kilomètres d'ici semblent insignifiants dans le paysage environnant.

Les animaux du parc ne craignent pas les êtres humains, ce qui leur donne un air inoffensif. Des labbes à longue queue peuvent venir virevolter autour de vous et des caribous vous approcher, curieux de votre présence.

Les indices confirmant que des hommes et des femmes sont venus avant vous sont encore clairement visibles, cela même si certains d’entre eux ont plus de 4 000 ans. Une trappe à renard en pierre, un cercle de tente (un cercle de pierres délimitant un campement), les vestiges éparpillés d’une expédition au pôle Nord témoignent tous du courage et de l’esprit d’aventure des premiers êtres humains venus peupler la solitude au sommet du monde.

Les ancêtres des Inuit ont voyagé dans cet endroit durant des milliers d’années. Ils savaient que leur survie dépendait de leur soumission aux exigences de cette terre et de son climat. Si le vent se levait et la température baissait radicalement, ils s’arrêtaient pour trouver refuge et continuaient lorsque le temps devenait plus clément. Encore aujourd’hui, les Inuit laissent le climat, les saisons et le rythme de la terre déterminer leur horaire de voyage.

C’est une terre difficile. Les voyageurs verront peut-être leurs itinéraires en conflit avec l’horaire dicté par le vent, le froid et les tempêtes. Les voyageurs avertis qui visitent le Grand Nord apprennent des Inuit et adaptent leur itinéraire aux rythmes naturels de cette terre.

Ils prévoient du temps dans leur horaire de voyage au cas où ils devraient rester à l’abri de leur tente en attendant que le vent se calme de même qu’ils apportent plus de nourriture et s’arment de patience. Ils réservent une ou trois journées de plus à leur voyage si une tempête et ou une mauvaise visibilité empêcherait leur avion de voler. Ils acceptent l’imprévisibilité du climat arctique et laissent la nature déterminer leur horaire plutôt que le temps.

Surtout, les voyageurs avisés profitent de cette occasion sans pareille pour découvrir la vie dans une petite communauté du Nord. Ils tirent parti de ce temps supplémentaire non pas seulement comme une marge de sécurité, mais comme une part essentielle et captivante de leur expérience dans le Nord.

Si vous venez dans le Nord soumis à la rigidité d’un horaire, vous risquez de ne retirer que des frustrations de cette expérience d’une vie. Soyez prêt à accepter les conditions de l’Arctique et cette terre vous ouvrira son cœur.