Parc national du Canada Quttinirpaaq

Randonnée pédestre

Randonnée pédestre au Parc National Quttinirpaaq
© Christian Kimber

Il n'y a pas de sentiers officiels dans le parc national Quttinirpaaq. Les randonneurs doivent avoir l'habitude des déplacements en milieu sauvage et savoir utiliser des cartes topographiques pour choisir et suivre des parcours. De plus, il leur faut à tout prix être autosuffisants et maîtriser les techniques d'autosauvetage, parce que les capacités du parc sont limitées à cet égard et qu'une opération de sauvetage pourrait prendre une semaine ou plus.

Les randonneurs doivent être conscients des dangers associés au parc national Quttinirpaaq, y compris les risques de rencontre d'un ours polaire. Lisez la section sur la sécurité au pays des ours polaires pour vous familiariser avec d'importantes consignes de sécurité. Si vous avez des doutes quant à votre niveau de compétence ou s'il s'agit de votre premier séjour dans l'Extrême Arctique, envisagez la possibilité de visiter le parc en compagnie d'un guide ou d'un pourvoyeur autorisé. Les guides et les pourvoyeurs chevronnés connaissent les précautions à prendre pour se déplacer en toute sécurité dans ce secteur, et ils vous offriront aussi la possibilité d'en apprendre davantage sur le patrimoine naturel et culturel du parc.

C'est pendant les mois de juillet et d'août que le parc accueille le plus de randonneurs. Même si cette région jouit alors généralement de températures estivales, surtout le secteur du lac Hazen, il faut être prêt à tout moment à affronter du, mauvais temps tel qu'une baisse soudaine de température, des vents forts, de la pluie ou de la neige.

La plupart des randonneurs commencent leur excursion à un poste des gardes, soit au lac Hazen, soit au fjord Tanquary. Certains voudront peut-être établir un camp de base à l'un de ces endroits et faire des randonnées d'une journée, tandis que d'autres pourraient choisir de faire des excursions plus longues dans les vallées de montagne panoramiques (mais accidentées) de l'arrière-pays. Il est également possible de faire le trajet entre le lac Hazen et le fjord Tanquary. Ce parcours suit un certain nombre de vallées de montagne et traverse de nombreux glaciers et ruisseaux. Les randonneurs doivent prévoir de huit à dix jours pour cette excursion et jusqu'à 12 jours pour faire quelques randonnées complémentaires en cours de route.

Traversée à gué de cours d'eau

River crossing
© Sonia Langer

Les ruisseaux du parc sont alimentés par des glaciers, et la traversée à gué peut devenir une entreprise difficile, voire périlleuse. Parmi les dangers associés à ce genre d'activité, il faut mentionner le débit rapide de l'eau, qui peut faire perdre pied aux randonneurs, les risques de chute ou d'entorse sur les roches glissantes et la température froide de l'eau (de 1 oC à 3 ºC), qui peut rapidement engourdir les jambes et mener à l'hypothermie.

En montagne, le niveau d'eau des ruisseaux fluctue constamment en fonction des conditions météorologiques et de la température de l'air. L'eau est généralement à son niveau le plus bas pendant la nuit et aux premières heures du jour et à son niveau le plus haut en après-midi et en début de soirée, lorsque le ruissellement des glaciers atteint son point culminant.

Il importe de toujours bien observer chaque ruisseau pour trouver l'endroit le plus sûr pour la traversée - là où le niveau d'eau est suffisamment bas et où le débit est relativement lent. Ces passages se trouvent habituellement aux endroits où le lit du cours d'eau se subdivise et où les différents embranchements s'entrecroisent. Plutôt que de tenter une traversée risquée, les randonneurs doivent être disposés à attendre que le niveau d'eau baisse. Il est fortement recommandé de recourir à un bâton de marche pour accroître sa stabilité pendant la traversée. En eau plus profonde ou dans les tronçons au débit rapide, les randonneurs doivent traverser en groupe, bras dessus, bras dessous, le coéquipier le plus fort en tête de file. Pendant la traversée, il est important de toujours faire face au courant, c'est à-dire de marcher en direction amont.

Pour éviter les risques de blessures ou d'hypothermie, il est déconseillé aux randonneurs de traverser des cours d'eau pieds nus ou chaussés de bottes de randonnée ordinaires. Il est beaucoup plus sage d'emporter une paire d'espadrilles de rechange, des bottillons en Néoprène ou des chaussettes en Néoprène et des sandales pourvues de semelles adhérentes.

Déplacements sur les glaciers

Seuls les groupes pourvus d'équipement adéquat et dirigés par une personne d'expérience devraient s'aventurer sur les glaciers. Tous les groupes qui envisagent ce genre d'activité devraient connaître à fond les techniques de déplacement sur les glaciers et les techniques de sauvetage dans les crevasses.