Parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik

Espèces en péril - Un haut lieu de biodiversité

La Réserve de la biosphère de Southwest Nova, qui comprend Kejimkujik, abrite plus des trois quarts des espèces en péril de la Nouvelle-Écosse inscrites dans la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral ou reconnues comme espèces « en péril » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et la Nova Scotia Endangered Species Act. Cette région est donc considérée comme un point chaud de la biodiversité au Canada, car elle comprend des espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs au pays! Un vaste bassin hydrographique composé de lacs, de rivières et de milieux humides contribue à cette productivité biologique.
 
Parmi les espèces en péril au parc national Kejimkujik et à Kejimkujik Bord de mer, mentionnons les suivantes :
Espèces en voie de disparition :
la tortue mouchetée, le pluvier siffleur, la martre d'Amérique, l'orignal continental et l'érioderme mou
Espèces menacées : la couleuvre mince, le moucherolle à côtés olive, l’engoulevent d’Amérique, le martinet ramoneur et l'hydrocotyle à ombelle
Espèces préoccupantes : le quiscale rouilleux, le monarque, le scirpe de Long, la chélydre serpentine, l’anguille d’Amérique et l’arlequin plongeur

Des renseignements sur quelques-unes de ces espèces sont présentés ci-dessous.



Vous pouvez aider! Le personnel du parc, les chercheurs et les bénévoles participent à des efforts de recherche et de rétablissement de ces espèces. Participez, vous aussi, et changez les choses.




La tortue mouchetée

Jeune tortue mouchetée Jeune tortue mouchetée
© Parcs Canada/M. Crowley

Tortue mouchetée adulte Tortue mouchetée adulte
© Mersey Tobeatic Research Institute

La tortue mouchetée est la tortue la plus rare au parc national Kejimkujik. Elle est de taille moyenne et se distingue par une carapace bombée mouchetée de jaune, ainsi qu'un menton et un cou jaune vif. Il existe actuellement trois petites populations reconnues de tortues mouchetées en Nouvelle-Écosse, dont l’une à Kejimkujik.

Le personnel du parc, les chercheurs et les bénévoles surveillent l'habitat de nidification et protègent les nids de tortues à l’aide d’exclos en juin. À l’automne, ils observent les nids pour repérer les œufs éclos, et tout au long de l'été, ils suivent les tortues par radiotélémétrie et effectuent des relevés visuels. Dans le cadre du programme d'élevage en captivité, plus d'une centaine de tortues ont été relâchées à Kejimkujik au cours des dernières années.



Le pluvier siffleur

Le pluvier siffleur Le pluvier siffleur
© Parcs Canada
Nid du pluvier siffleur avec œufs Nid du pluvier siffleur avec œufs
© Parcs Canada/M. Crowley

Le pluvier siffleur est un petit oiseau de rivage de couleur pâle et au col foncé. Il pond quatre œufs directement sur le sable, dans un petit nid gratté à la surface du sol qui se fond parfaitement avec le sable.

Le pluvier siffleur niche dans tout le Canada atlantique, y compris sur la plage de la rivière St. Catherines, à Kejimkujik Bord de mer. Cette plage est fermée d'avril à août afin de donner au pluvier l'espace nécessaire pour élever ses petits.

Le personnel du parc et les bénévoles surveillent les couples de pluviers, fournissent de l'aide lors de projets de recherche et contribuent au rétablissement de l'habitat de nidification.



La couleuvre mince

La couleuvre mince La couleuvre mince
© Parcs Canada/B. Caverhill

La couleuvre mince est un serpent aquatique élancé parcouru sur toute sa longueur de trois bandes jaunes distinctives qui contrastent avec le noir de son corps. C'est l’une des cinq espèces de couleuvres vivant en Nouvelle-Écosse; aucune de ces espèces n'est venimeuse. Au milieu des années 1990, lors de la démolition d'un vieux barrage, le niveau d'eau du lac Grafton a baissé de deux mètres. Cette baisse a créé un nouvel habitat qui semble être l'endroit par excellence pour les couleuvres minces de Kejimkujik.

Le personnel du parc, les chercheurs et les bénévoles effectuent des relevés visuels de la couleuvre mince dans le parc, au printemps, à l'été et à l'automne. Un projet mené en partenariat avec l'Université Dalhousie vise à tester la capacité de chiens renifleurs à trouver des couleuvres minces en milieu humide, où il est difficile de les repérer à l'œil nu. Ces projets de recherche permettront d'améliorer les connaissances entourant cette espèce fugace.



L'hydrocotyle à ombelle et le scirpe de Long

L'hydrocotyle à ombelle flottant à la surface du lac comme un nénuphar L'hydrocotyle à ombelle flottant à la surface du lac comme un nénuphar
© Parcs Canada/M. Crowley
L'hydrocotyle à ombelle avec fleur L'hydrocotyle à ombelle avec fleur
© Parcs Canada/M. Crowley

Ces espèces spéciales font partie de la Flore de la plaine côtière de l’Atlantique (FPCA), un groupe unique de plantes distinctes qui poussent sur une bande de terre plutôt plate longeant la côte de l’Atlantique, depuis la Floride jusqu’à la Nouvelle-Écosse. On compte 90 espèces de la FPCA en Nouvelle-Écosse. 
 
Le scirpe de Long Le scirpe de Long
© Parcs Canada/M. Crowley

L’hydrocotyle à ombelle pousse uniquement dans trois lacs au Canada, dont un est le lac Kejimkujik. On peut l'apercevoir, flottant à la surface du lac comme un nénuphar ou émergeant des eaux peu profondes. L'hydrocotyle à ombelle est surveillée chaque année en août au lac Kejimkujik par le personnel du parc et les bénévoles.

En outre, des botanistes chevronnés, des chercheurs et des bénévoles effectuent des relevés sur les rives du lac Kejimkujik afin de dénombrer toutes les espèces de la FPCA le long de la côte. En 2011, ces relevés ont permis de découvrir le scirpe de Long pour la première fois dans le parc. Cette espèce rare à l’échelle de la planète forme de grandes colonies circulaires qui peuvent atteindre 5 à 10 m de large et vivre jusqu'à 400 ans. 



Le monarque 

Le monarque Le monarque
© Parcs Canada/M. Crowley

Le monarque est un papillon aux ailes orange striées de veines noires et tachetées de blanc. Il migre au Mexique chaque année. Les femelles pondent leurs œufs uniquement sur l'asclépiade et les chenilles se nourrissent exclusivement des feuilles de cette plante, avant de se transformer en chrysalide, puis en papillon. En été, le Centre d'accueil de Kejimkujik présente un jardin à papillons et une exposition sur le monarque.

Le « Club des papillons » a été formé pour inciter les gens à créer un habitat exempt de produits chimiques pour le monarque en plantant de l'asclépiade commune et des fleurs sauvages indigènes sur leurs propriétés et dans leurs collectivités. La trousse du Club des papillons comprend deux plants d'asclépiade commune, des conseils sur l'aménagement d'un jardin à papillons, des renseignements sur le monarque et plus encore! Vous pouvez acheter votre trousse à la boutique de cadeaux By the Mersey au Centre d'accueil de Kejimkujik et au Mersey Tobeatic Research Institute.



L'anguille d’Amérique

L'anguille d’Amérique L'anguille d’Amérique
© Parcs Canada/D. Doucet

L'anguille d’Amérique est une espèce fascinante, dont le cycle biologique et la migration sont complexes. Ses œufs éclosent dans la mer des Sargasses et, après un certain temps, les jeunes anguilles atteignent les lacs et les ruisseaux d'eau douce, où elles passent le reste de leur vie, jusqu'à ce qu'elles soient prêtes à retourner frayer dans la mer des Sargasses.

Kejimkujik participe à un projet couvrant plusieurs parcs qui a été mis sur pied dans le but d'en apprendre davantage sur l'anguille d'Amérique. À l'aide de nasses à anguilles, le personnel du parc et les bénévoles surveillent les anguilles dans le parc.





Apprenez plus:

Loi sur les espèces en péril du Canada  
Nova Scotia Endangered Species Act (en anglais seulement)
Espèces en péril en Nouvelle-Écosse, Guide d'identification et d'information
La Flore de la plaine côtière de l’Atlantique en Nouvelle-Écosse, Guide d'identification et d'information 
American Eel Network (en anglais seulement)
Butterfly Club – Mersey Tobeatic Research Institute (en anglais seulement)
Simple actions landowners can take to help species at risk - Mersey Tobeatic Research Institute (en anglais seulement)