Parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik

Îles et anses

Les îles

Des cormorans sur de gros rochers Des cormorans sur de gros rochers
© Parcs Canada

De gros rochers émergent de l’eau au loin. Ils forment des sites de nidification et de rassemblement pour les goélands, les guillemots à miroir, les pétrels, les sternes et les fous de Bassan. Vous y verrez également des cormorans, ailes déployées, se faire sécher au soleil entre deux plongeons. Tout au long de l’année, des eiders se rassemblent aussi sur ces îlots. Les rochers préférés des oiseaux se distinguent des autres par le blanc des excréments dont ils sont couverts.

De leur côté, les phoques communs et leurs plus gros congénères les phoques gris privilégient les rochers qui présentent des plateformes faciles d’accès, sur lesquelles ils peuvent se hisser hors de l’eau. Les phoques passent toute l’année près de ces rochers. Même l’hiver, ils prennent des bains de soleil; mais ils préfèrent quand même l’eau plus chaude. Au printemps, les femelles donnent naissance à leurs petits dans la sécurité relative de ces petites îles. L’été venu, les phoques partagent leur temps entre la pêche, le repos et le jeu sur les rochers. Il est rare de voir des baleines à Kejimkujik Bord de mer.

Les anses

Une anse calme au bord de mer Une anse calme au bord de mer
© Parcs Canada

Dans l’Atlantique Nord, les eaux du grand large sont parfois trop exposées aux éléments pour attirer beaucoup d’espèces sauvages, qui préfèrent les anses Boyds et MacLeods et les abords de Port Joli, de Harbour Rocks et de Port Mouton. Les eaux plus chaudes et plus calmes des anses sont plus favorables aux poissons et contiennent plus de plantes marines. Des centaines d’oiseaux marins, dont les eiders à duvet, les macreuses à front blanc, les cormorans, les canards noirs, les bernaches du Canada et les sarcelles d’hiver se tiennent en vastes groupes à la surface de l’eau, où ils font le bouchon au grès des vagues. Les eaux plus abritées favorisent la croissance des plantes marines et, plus particulièrement du varech, qui abrite des bancs de jeunes poissons, sert de nourriture aux brouteurs comme les littorines et offre un environnement hospitalier à de nombreuses autres espèces.

L’ascophylle noueuse L’ascophylle noueuse
© Parcs Canada/P. Lalonde

La vie abonde dans les eaux froides de l’Atlantique Nord. La zone intertidale, aussi appelée estran, est importante à double titre, d’abord comme habitat pour de nombreuses espèces et aussi comme zone d’échange de nutriants entre la terre et la mer. Dans le haut de cette zone, on trouve d’impressionnants amoncellements d’algues pouvant atteindre un mètre de hauteur. Les goélands, corbeaux et ours charognards fouillent ces algues pour y dénicher des larves. Quand la marée montante submerge les plantes en décomposition, un nutriant soluble dans l’eau se dégage et fertilise les eaux littorales.

Sous la laisse de haute mer, où les rochers sont souvent submergés, poussent l’ascophylle noueuse, le fucus vésiculeux et le varech. Ces algues offrent un abri aux pouces-pieds, littorines, oursins, nasses et crabes verts.

La vie ici est dictée par les afflux d’eau fraîche, claire et riche en nutriants, qu’apporte la marée deux fois par jour.


Retour au menu des habitats côtièrs