Parc national du Canada des Hautes-Terres-du-Cap-Breton

L'écosystème du Nord du Cap-Breton

Qu'est-ce qu'un écosystème?

Suisse passant la tête par le trou de son terrier dans un mur de pierres.
Un écosystème est un réseau dynamique de plantes, d'animaux (y compris d'humains) et d'objets inanimés.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national / K. J. Harrison

L'écosystème est un réseau dynamique de plantes, d'animaux et d'objets inanimés (comme le substrat rocheux, le sol et le climat) qui agissent les uns sur les autres et qui dépendent les uns des autres. Les différentes composantes de l'écosystème sont à ce point interdépendantes que chacune a besoin des autres pour survivre.

Où se trouve l'écosystème du Nord du Cap-Breton?

L'écosystème du Nord du Cap-Breton englobe l'extrémité nord de l'île du Cap-Breton, depuis le lac Ainslie jusqu'à Cape St. Lawrence. Il est constitué de trois régions terrestres, la forêt acadienne, la forêt boréale, et la taïga, qui pourraient être considérées comme de petits écosystèmes à l'intérieur de l'écosystème élargi du Nord du Cap-Breton. Les cours d'eau qui en font partie se jettent tous dans la mer, de sorte que le milieu marin environnant en subit l'influence. À son tour, la mer agit sur le climat et la végétation de l'écosystème.

Carte du Nord du Cap-Breton montrant l'étendue de l'écosystème du Nord du Cap-Breton ainsi que l'emplacement et la proportion de la végétation des zones de forêts acadienne, boréale et de taïga au sein de l'écosystème.
Carte du Nord du Cap-Breton montrant l'étendue de l'écosystème du Nord du Cap-Breton ainsi que l'emplacement et la proportion de la végétation des zones de forêts acadienne, boréale et de taïga au sein de l'écosystème.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national

L'écosystème et son importance pour nous tous

Cheval tirant une charrette de foin au poste des gardes de parc de Pleasant Bay, 1946.
Les gens ont toujours vécu de la terre au Cap-Breton.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national / B. Hussey, 1946

Depuis le tout début, les habitants du Cap-Breton vivent de ce que leur procurent la terre et les eaux environnantes. Les Mi'kmaq dépendaient de la vie marine, de la faune et des plantes sauvages pour se nourrir, se vêtir et se loger. Les premiers colons européens pratiquaient la pêche autour de l'île. Plus tard, ils se sont établis à l'intérieur des terres, et, comme les Mi'kmaq, ils avaient besoin de bois pour construire et chauffer leurs demeures. À la longue, ils se sont mis à l'agriculture. Puis des mineurs ont commencé à extraire des minéraux du sous-sol. Aujourd'hui, bon nombre d'habitants du Cap-Breton vivent de la pêche, de l'agriculture ou du tourisme. L'industrie touristique dépend elle aussi des richesses de la nature : les visiteurs affluent au Cap-Breton pour en admirer les beautés naturelles et pour en découvrir la riche culture.

Au Cap-Breton, l'électricité est produite en grande partie par la combustion du charbon ou par le captage de l'énergie des cours d'eau ou du vent. Le bois d'oeuvre qui sert à la construction de nos foyers et à la fabrication du papier provient lui aussi de la terre. Il en va de même pour notre nourriture et notre eau potable. Nous dépendons tous de la générosité de notre écosystème.

Nous faisons partie de l'écosystème

Femme pêchant à gué dans le lac Warren.
Les gens sont une composante importante de l'écosystème.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national / P. Doyle

Nous faisons tous partie intégrante de l'écosystème, et nous en avons besoin pour demeurer en santé. À son tour, l'écosystème a besoin de nous. En fait, l'être humain est une espèce clé - une espèce qui, de par sa nature et son comportement, exerce sur certaines fonctions de l'écosystème une influence démesurée par rapport au nombre d'individus qui en font partie.

Dans certains écosystèmes, le castor représente une autre espèce clé, parce qu'il faut très peu d'individus pour construire des barrages qui inondent de vastes étendues. Cet animal crée des terres humides qui servent d'habitat à d'autres espèces aquatiques, mais, par la même occasion, il force les espèces des milieux terrestres secs à fuir un habitat qui était jusque-là le leur. Cet exemple montre bien que les changements ne sont pas nécessairement mauvais pour toutes les composantes d'un même écosystème.

Saviez-vous?

La pollution de l'air peut entraîner des problèmes respiratoires chez certaines personnes. Elle nuit également aux plantes telles que les lichens.
La pollution de l'eau peut causer des maladies chez les humains, le poisson et les mollusques.

Les toxines peuvent engendrer des troubles de croissance et des déficiences congénitales chez les humains, les plantes et les animaux.

Les humains modifient l'écosystème en retirant ou en changeant certains des éléments qui le constituent. Nous devons faire attention aux changements que nous apportons à l'écosystème, parce qu'un grand nombre d'autres espèces pourraient en subir les contrecoups.

À quel point l'écosystème du Nord du Cap-Breton est-il sensible au changement? Quels genres de changements provoquons-nous? Comment savoir quels éléments de l'écosystème nous pouvons nous permettre de changer? Quels changements l'écosystème peut-il supporter? Quels sont les changements à éviter? À quoi l'écosystème devrait-il ressembler? Comment savoir à quel point nous avons modifié l'écosystème? L'écosystème peut-il se remettre des changements que nous avons apportés dans un secteur donné? Voilà certaines des questions auxquelles nous devons répondre avant de poser des gestes qui risquent de changer radicalement l'écosystème.