Parc national du Canada des Hautes-Terres-du-Cap-Breton

Les amphibiens et reptiles : inconnus et méconnus

Vilaines créatures pensez-vous? Mais combien profitables pour l'écosystème! Le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton est l'habitat d'un nombre relativement modeste d'amphibiens et de reptiles. Il y fait trop froid, l'habitat est limité pour ces animaux et des barrières naturelles les empêchent de s'établir dans l'île du Cap-Breton.

Grenouilles, crapauds, tritons et salamandres

Les amphibiens ont une très grande importance dans beaucoup d'écosystèmes, assumant à la fois les fonctions de prédateur et de proie. Dans certains sites naturels, si l'on pouvait regrouper tous les oiseaux, tous les mammifères, tous les reptiles, tous les poissons et tous les amphibiens, ces derniers l'emporteraient au poids. De quoi remplir un plein camion d'amphibiens!

Une grenouille des bois assise sur l'herbe.
On voit souvent des grenouilles des bois dans la forêt, à faible distance d'un point d'eau. Son « masque de voleur » en facilite l'identification. Le chant du mâle au printemps ressemble beaucoup au cancan rapide du canard.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national / G. B. Croft

Les amphibiens les plus courants au parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton sont la salamandre cendrée, la salamandre maculée, la grenouille des bois, la rainette crucifère et le crapaud américain. Dans les étangs et les lacs, on trouve le triton vert, la grenouille léopard du nord, la grenouille verte, la grenouille du nord et la grenouille des marais.

Dans le monde entier, les scientifiques ont constaté une diminution constante des populations d'amphibiens. Ces animaux sont probablement très vulnérables à la pollution, puisque leur épiderme très mince absorbe facilement les toxines.

Parmi les autres raisons qui peuvent justifier ce phénomène, signalons la destruction de l'habitat, la maladie, les rayons ultraviolets imputables au trou dans la couche d'ozone et la capture d'amphibiens sauvages pour le commerce des animaux d'agrément.

Reportez-vous à la liste des amphibiens !

Une grenouille verte dans un petit étang.
Tout indique que la grenouille verte soit l'amphibien le plus courant dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. Le chant du mâle, à la fin du printemps et au début de l'été, ressemble au pincement d'une corde de banjo.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national / D. Lawley
Un triton vert adulte, au bord d'un lac.
Adulte, le triton vert vit exclusivement dans les lacs où l'on trouve peu de poissons. On le voit donc rarement. Par contre, ses petits, d'un rouge éclatant, vivent exclusivement sur terre.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national / E. Wallace

Serpents et tortues
Une couleuvre rayée se glisse dans la forêt.
La couleuvre rayée est le plus gros serpent du parc et le plus courant aussi. Elle fréquente habituellement les abords des plans d'eau et ses petits naissent déjà formés.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national / Parcs Canada Une couleuvre verte à l'affût sur une branche.
La couleuvre verte est le plus petit serpent du parc et le plus beau aussi. La femelle pond de 3 à 11 petits oeufs à la fin de juillet ou en août.
© Hautes-Terres-du-Cap-Breton parc national / B. Fisher

Dans le parc, tous les serpents appartiennent à quatre espèces de petite taille et parfaitement inoffensives. Le visiteur a de bonnes chances de voir une couleuvre rayée, mais il peut aussi rencontrer la couleuvre à ventre rouge, la couleuvre à collier et la couleuvre verte.

Beaucoup de gens n'aiment pas tellement les serpents, mais les insectes et rongeurs les aiment encore moins, puisque les serpents de la Nouvelle-Écosse, loin d'être nuisibles, contribuent à en limiter la prolifération. La couleuvre rayée se nourrit d'amphibiens, de petits poissons, de vers et de souris. La couleuvre verte préfère les araignées et les larves de noctuelles comme la livrée d'Amérique. La couleuvre à collier raffole de la salamandre cendrée, tandis que la couleuvre à ventre rouge aide le jardinier à se débarrasser des limaces

On a observé des tortues des bois dans la vallée de l'Aspy, hors des limites du parc, quoique bien près. La tortue luth, une tortue marine en voie de disparition, fréquente parfois les eaux limitrophes du parc à la recherche d'un bon repas de méduse.

Reportez-vous à la liste des reptiles !

Liste des amphibiens dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton

Famille - (nom commun)

Espèce

Nom scientifique

Présence dans le parc

Ambystomatidés - (salamandres fouisseuses)

Salamandre à points bleus Ambystoma laterale
Peu fréquente
Salamandre maculée Ambystoma maculatum Fréquente

Salamandridés - (tritons)

Triton vert Notopthalmus viridescens viridescens Fréquente

Pléthodontidés - (salamandres dépourvues de poumons)

Salamandre cendrée Plethodon cinereus
Fréquente
Salamandre à quatre doigts Hemidactylium scutatum Rare
Bufonidés - (crapauds)
Crapaud américain de l'est Bufo americanus americanus Abondante
Hylidés - (rainettes)
Rainette crucifère boréale Hyla crucifer crucifer Fréquente
Ranidés - (vraies grenouilles)
Grenouille verte Rana clamitans clamitans
Abondante
Grenouille du nord Rana septentrionalis Rare
Grenouille des bois Rana sylvatica Fréquente
Grenouille léopard du nord Rana pipiens Fréquente
Grenouille des marais Rana palustris Peu fréquente
Liste des reptiles dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton

Famille - (nom commun)

Espèce

Nom scientifique

Présence dans le parc

Chélydridés - (chélydres)

Chélydre serpentine Chelydra serpentina serpentina Possible - sujets remis à l'état sauvage

Émydidés - (tortues terrestres et palustres)

Tortue des bois Clemmys insculpta Rare

Colubridés - (couleuvres)

Couleuvre à ventre rouge Storeria occipitomaculata occipitomaculata Probablement fréquente dans certains secteurs
Couleuvre rayée Thamnophis sirtalis pallidula Abondante
Couleuvre à collier Diadophis punctatus edwardsi Probablement fréquente dans certains secteurs
Couleuvre verte Opheodrys vernalis vernalis Probablement fréquente dans certains secteurs