Parc national du Canada du Gros-Morne

Des espèces en périls

Les mammifères les plus abondants au parc national du Gros-Morne sont tous introduits, et ceux qui sont menacés de disparition sont des espèces indigènes. Il s'agit peut-être d'une question de mode de vie : la plupart des animaux introduits sont généralistes : ils s'adaptent aisément à toutes sortes de conditions. Les espèces en danger sont plus spécialisées, et les humains changent du tout au tout les conditions fragiles qui leur sont vitales.


Été 2009 mise à jour : Des pluviers siffleurs font un retour sur la plage de Shallow Bay

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Les dernières martres de Terre-Neuve?
Martre de Terre-Neuve en hiver
Martre de Terre-Neuve en hiver
© Parcs Canada / Brian Bonnell / 1608-059, M1-541
Jadis, la sous-espèce terre-neuvienne de la martre était commune. De nos jours, il n'en reste que quelques centaines dans trois régions de l'île. Les martres vivent dans les forêts adultes. Or, la plupart des forêts de l'île ont été abattues pour leur bois et la production du papier. Les martres sont aussi prises aisément dans les collets tendus pour les lièvres. À cause de ces facteurs, la sous-espèce est aujourd'hui inscrite sur la liste des animaux menacés de disparition.

La deuxième population de martres de Terre-Neuve en importance fréquente la vieille forêt de la rivière Main, et la limite nord-est du parc. Le domaine vital de la martre couvre de 15 à 30 kilomètres carrés. Le parc seul ne contient pas suffisamment d'habitat forestier approprié pour soutenir une population viable; voilà pourquoi le parc national du Gros-Morne travaille de concert avec les propriétaires de terres adjacentes. En encourageant des stratégies alternatives d'exploitation forestière et en conservant des peuplements forestiers adultes reliés les uns aux autres, on espère arriver à protéger cette population de martres de Terre-Neuve.

Lisez plus de la recherche scientifique sur la martre d'Amérique au parc national du Gros-Morne .

Le canard arlequin : un clown à l'avenir sombre

Autrefois abondant, le canard arlequin est maintenant au nombre des espèces préoccupantes dans l'est du pays.

Canards arlequins à Western Brook
Canards arlequins à Western Brook
© Parcs Canada / Rob Walker / 1608-089, B1-18, 1976
Le canard arlequin niche le long des ruisseaux des hautes terres. Les canetons se nourrissent de larves de mouches noires et d'autres insectes des ruisseaux rapides. À mesure qu'ils grandissent, ils descendent le courant en famille. Vers le milieu de l'été, ils atteignent le cours inférieur et débouchent sur la mer, où ils se nourrissent des invertébrés marins le long des rives, en attendant d'émigrer vers le sud à l'automne.

On a tenté de localiser les aires de nidification importantes pour les protéger. Des activités de coupe et des projets hydroélectriques qui menaçaient les ruisseaux des hautes terres ont été bloqués pour préserver ces canards colorés. Mais il arrive encore trop souvent que des chasseurs les abattent par erreur, les prenant pour d'autres espèces.

Les espèces menacées: qui décide?

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est constitué de représentants d'agences fédérales, provinciales et territoriales. Il se réunit tous les ans pour évaluer la situation des espèces végétales et animales indigènes du pays.