Parc national du Canada du Gros-Morne
Les oiseaux fantastiques du parc national du Gros-Morne
La liste des oiseaux recensés au parc national du Canada du Gros-Morne
compte 239 espèces. De ce nombre, 105 ont niché dans le parc et 11
autres l’ont peut-être fait.
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir noter et nous transmettre
toute observation despèces qui ne se trouvent pas déjà sur la
liste. Prière de soumettre vos notes d’observation, si possible
accompagnées d’une photo, au Centre de découverte, au Centre
d’accueil, à un employé du parc,
contactez-nous.
Lagopède des rochers au mont Gros-Morne
© Parcs Canada
Migration printanière
L’emprise glaciale de l’hiver se desserre dabord le long d’une
étroite bande littorale, qui devient une « autoroute du
nord » pour les premiers merles et les bruants les plus rustiques.
À la fin de mai, la migration s’enfle avec l’arrivée des pics
flamboyants, des hirondelles bicolores, des bruants et des multiples
parulines. Pour bien observer cette rentrée printanière, nous vous
recommandons le ruisseau Mill, la partie boisée du sentier du mont
Gros-Morne, la Route 430 le long du ruisseau Bottom, Lobster Cove Head, Berry
Head, Green Point, Cow Head et Lower Head.
Oiseaux forestiers dété
Vers la mi-juin, les arrivants sont installés dans leurs territoires. En
forêt, vous aurez le loisir d’observer la grive à dos olive,
la grive solitaire, le roitelet à couronne rubis, le moucherolle à
ventre jaune, le troglodyte mignon, la paruline à tête
cendrée, la paruline à gorge noire, la paruline noir et blanc, la
paruline flamboyante et la paruline couronnée. Si vous vous trouvez
près dun ruisseau ou d’un plan deau, guettez aussi la paruline des
ruisseaux. Les bons endroits où observer les oiseaux forestiers en
été sont la vallée de Trout River, le sentier de Green
Gardens, la vallée de Lomond, le sentier du mont Gros-Morne et le
sentier du ruisseau Baker.
Geai du Canada
© Parcs Canada
Des coins et des oiseaux spéciaux
Bogues, fens et vieux taillis dépinettes
Entre Sallys Cove et Western Brook, on a signalé la présence du
butor d’Amérique, du busard Saint-Martin, du grand chevalier, de la
bécassine des marais, de la bernache du Canada, du grand corbeau, du pic
à dos noir, du moucherolle à côtés olive, du geai du Canada,
du tétras du Canada, de la paruline de Wilson et du bruant des marais.
Bogues, fens et vieux taillis dépinettes
Dans ces zones du bord de leau, on peut sattendre à observer le
chevalier grivelé, le grand chevalier, la sarcelle d’hiver, le
canard pilet, le bruant de Lincoln et le bruant chanteur, le faucon
émerillon, la sterne pierregarin et la sterne arctique.
Pipit spioncelle
© Parcs Canada
La migration d’automne
Riche du nouvel influx des jeunes de l’été, le peuple des
oiseaux se remet en route à l’automne, mais avec moins
dénervement. Chaque bras de mer, chaque anse et chaque cap peut
produire quelque surprise. Importante halte migratoire pour la bernache du
Canada, linlet St. Paul est à coup sûr le meilleur endroit du parc
où observer l’avifaune aquatique, notamment le canard noir, la
sarcelle d’hiver, la sarcelle à ailes bleues, le canard
d’Amérique, le harle couronné et le garrot à Sil dor.
En toute saison, on y a recensé au moins 25 espèces doiseaux de
rivage : bécasseaux (roussâtre, maubèche, variable,
à échasses, à poitrine cendrée et à croupion blanc),
courlis corlieu, barges marbrées, pluviers bronzés, bécassins
roux et tournepierres à collier. La région est survolée de
grandes bandes d’alouettes hausse-col (ou cornues), de pipits et, en fin
d’automne, de bruants des neiges. Toutes ces proies potentielles ne
manquent pas d’attirer les rapaces’: on voit apparaître à
l’automne le faucon émerillon et, à l’occasion, le faucon
pèlerin et le faucon gerfaut. Les plages sablonneuses de la baie Shallow
et de Western Brook sont aussi d’excellents endroits où observer la
migration automnale des oiseaux de rivage.
Mésange à tête brune
© Parcs Canada
Puis arrive l’hiver
Les vents froids du début de l’hiver nous amènent des
goélands blancs du grand nord : le bourgmestre et l’arctique,
et parfois le goéland brun et le goéland de Thayer. Lorsque la
production de cônes est abondante, on verra s’agiter des bandes de tarins
(ou chardonnerets) des pins et de sizerins flammés, aux couleurs
spectaculaires. On a signalé également des durbecs des sapins, des
roselins pourprés et les becs-croisés mineurs et bifasciés. Un
récent hiver, une immense volée de jaseurs boréals a
sillonné la région en tous sens.
Le harfang des neiges descend souvent du nord nous rendre visite. Dans les
boisés de conifères, on voit habituellement les mésanges
à tête brune et à tête noire, les pics mineur et chevelu,
et loccasionnelle sittelle à poitrine rousse.