Les ours dans les parcs nationaux des montagnes

Conseils pour l’observation des ours au bord de la route

 
Les parcs nationaux offres à ses visiteurs des expériences hors du commun : la possibilité d’observer des ours à l’état sauvage. Il s’agit véritablement d’un spectacle remarquable. Ce rare privilège s’accompagne cependant d’une responsabilité importante, celle de réduire au minimum l’impact de vos activités d’observation sur ces animaux vulnérables.

Voici quelques lignes directrices simples :

Si vous êtes coincés dans un embouteillage causé par un ours... (Un embouteillage créé par des automobilistes qui s’arrêtent pour observer des ours en bordure de route)

  • Passez lentement votre chemin plutôt que de vous arrêter. C’est le meilleur moyen de réduire votre impact sur les ours au bord de la route. 
  • Allumez vos feux de détresse pour alerter les autres automobilistes.
  • Redoublez de prudence, car les lignes de vue sont souvent obstruées par des voitures mal stationnées.
  • Restez à l’affût des conducteurs distraits, des piétons qui traversent la route ou de la possibilité qu’un ours surgisse devant vous.

Si vous décidez de vous arrêter…

  • Rangez votre voiture en lieu sûr (idéalement dans une voie d’arrêt) sans bloquer l’accès à la voie de circulation.
  • Observez et photographiez les ours sans sortir de votre voiture.
  • Observez les ours à distance. Évitez d’envahir leur espace, de vous en approcher ou de leur bloquer le passage.

Ce que vous pouvez faire pour aider les ours à survivre...

Les mois de juillet, d’août et de septembre revêtent une importance cruciale pour les populations de grizzlis et d’ours noirs du parc national Banff, lesquelles comptent chacune de 40 à 60 individus. Les ours doivent alors accumuler suffisamment de réserves de graisse pour survivre à l’hiver suivant. Cette période correspond également à celle où l’affluence touristique atteint son point culminant. Pendant un mois d’été, le parc accueille en moyenne 519 500 visiteurs. Songez aux impacts cumulatifs que toute cette activité humaine peut avoir sur une population d’ours aussi petite! Faites preuve de diligence en évitant de perturber les activités d’alimentation des ours. L’enjeu est de taille : c’est leur vie même qui en dépend.

Donnez-leur de l’espace, de l’espace et encore de l’espace!

Devant un ours sauvage qu’ils veulent observer et prendre en photo, les visiteurs enthousiasmés ne se rendent pas compte, bien souvent, qu’ils sont en train d’envahir l’espace d’un animal très sensible aux perturbations! Sans le vouloir, ils forcent les ours à abandonner de bonnes sources de nourriture au bord de la route au profit d’un habitat de qualité inférieure où les humains sont absents. Les ours doivent ainsi dépenser inutilement de l’énergie pour partir à la recherche d’autres lieux d’alimentation.

Au contact répété des visiteurs qui s’approchent trop près, les ours en viennent à perdre leur crainte naturelle des humains. Les bêtes qui s’accoutument aux humains et aux installations courent davantage le risque d’être frappées par un véhicule ou de trouver de la nourriture ou des déchets mal rangés par des visiteurs négligents. Faites votre part en observant les ours de manière responsable et en rangeant tous les articles qui dégagent une odeur dans un véhicule, un casier à provisions ou une roulotte.

Guide d'observation de la faune des montagnes