Embouteillage causé par la présence d'ours
Le parc national Banff accueille jusqu'à trois millions de visiteurs
par an. La Transcanadienne, ainsi que la route de la Vallée-de-la-Bow
et la promenade des Glaciers affichent un taux élevé de véhicules,
et ces routes traversent un habitat essentiel pour les ours : le fond des
vallées. Des aliments importants, tels que les jeunes pousses végétales
au printemps, et les baies de fin d’été, mûrissent
d’abord en basse altitude. Ces plantes attirent les ours aux fond des
vallées, près des routes. Les ours adolescents et les femelles
adultes sont plus aptes à tolérer la présence humaine
afin de s’approcher de ces sources de nourriture; il est aussi possible
que ce comportement leur permet d’éviter les mâles adultes
dominants qui occupent normalement les territoires plus éloignés
des installations humaines. Les ours adolescents et les femelles adultes jouent
un rôle crucial dans le maintien d’une population saine. Ce sont
les ours le plus souvent observés près des routes, et ce sont
les ours le plus en péril.
L’observation d’un ours près de la route produit
rapidement un embouteillage. Etant donné la circulation intense,
ces embouteillages se produisent le plus souvent en été,
et sont souvent provoqués au même endroit par le même
ours. Ces embouteillages exposent les visiteurs aux accidents de
route aussi bien qu’aux attaques d’ours. Plusieurs visiteurs
qui sortent de leur voiture pour prendre des photo ignorent que
ces ours sont des animaux sauvages qui ont besoin de grands espaces.
Quand les visiteurs s’approchent de l’ours, ils créent
une situation extrêmement dangereuse, tant pour eux que pour
l’ours!
La survie des ours est menacée quand ils deviennent trop
habitués ou accoutumés aux gens. Ils perdent alors
leur méfiance normale, ce qui les rend susceptibles à
fréquenter les campings et les villes. Ils risquent d’être
tués sur les routes et la voie ferrée. Enfin, ils
peuvent aussi devenir un danger public. Dans ce cas ils devront
être abattus et disparaîtront de l’écosystème.
Ces pertes causées par les interactions avec les gens menacent
les populations d'ours des parcs et les populations régionales,
surtout celles des grizzlys qui ont un taux de croissance très
faible; celui-ci ne peut pas compenser les taux élevés
de mortalité.