La gestion des ours - Parcs nationaux des Rocheuses

Parcs nationaux Banff, Kootenay et Yoho

Le saviez-vous?

Mise à jour sur les ours

Une tanière parfaite

Boucles d’or n’est pas la seule personne à aimer un lit juste parfait. Quelle est la résidence hivernale idéale pour un ours? Les ours noirs préfèrent la forêt et cherchent des endroits boisés dans le fond des vallées. Un emplacement convenable pourrait se trouver sous une souche ou un tronc d’arbre, ou sous une roche ou un trou creusé sur un versant d’une colline. Les ourses noires sont plus difficiles que les mâles. Elles recouvreront leur tanière d’herbes, de brindilles et de feuilles. Les grizzlis quant à eux cherchent un endroit plus haut en altitude, dans la zone subalpine. En général, ils creusent un tunnel qui débouche sur une galerie un peu plus grande. Les tanières de grizzlis sont souvent situées dans des endroits où l’entrée sera protégée des vents forts et où la neige s’accumulera et offrira une isolation supplémentaire contre le froid.


Une tanière d’un ours. © M. Gibeau


Un sens de l’odorat des plus fins

Les ours ont un sens de l’odorat environ 2 100 fois meilleur que celui des humains. On dit qu’un ours est capable de flairer une carcasse d’animal à plus de 30 km de distance. Les grizzlis se servent de leur odorat très développé pour trouver de la nourriture (p. ex. des rongeurs, des insectes, des racines et des bulbes) sous la terre. Contrairement à nous, un ours affamé n’aura aucune difficulté à sentir de la nourriture ou des déchets humains mal rangés!


 Ours noir attiré par l’odeur de déchets


Des souvenirs inoubliables 

Le 17 août 2012 - Les ours ont une mémoire exceptionnelle et une capacité remarquable à apprendre de leur milieu et à s’y adapter. Pour survivre, ils doivent se souvenir des endroits où se trouvent certaines sources de nourriture selon la période de l’année. En été, ces sources de nourriture essentielles comprennent la prêle, la berce laineuse et les baies. Les ours se nourrissent également d’insectes qu’ils trouvent en déchiquetant des souches ou des arbres pourris, ou encore en retournant des roches.


Prêle © Parcs Canada/J. Millen


De grandes fringales

Le 10 août 2012 - À la fin de l’été et à l’automne, le régime alimentaire des ours se base principalement sur les baies, qui leur permettent d’accumuler les réserves de graisse nécessaires à leur hibernation. Au fur et à mesure que le besoin de nourriture des ours s’intensifie, ils entrent dans un état connu sous le nom d’hyperphagie. Pendant cette période, il leur arrive de manger sans arrêt.


Excréments de grizzli remplis de graines de baies de la shépherdie du Canada,
au parc national Banff, le 23 juillet 2012 
© Parcs Canada/H. Reisenleiter


Une vie à la dure

Le 3 août 2012 - Les parcs nationaux des montagnes sont des endroits hostiles pour les ours. Avec un paysage principalement composé de roche et de glace et une période de végétation courte, la qualité de l’habitat de l’ours n’est que moyenne dans la majeure partie du territoire. Pour survivre dans ce paysage hostile, les ours passent la plus grande partie de leur temps à se nourrir et à parcourir de grandes distances à la recherche de végétation saisonnière, de rongeurs et, à l’occasion, d’un ongulé affaibli ou d’une carcasse. Dans le fond des vallées, là où le milieu est plus favorable, les ours doivent faire concurrence aux humains qui, eux aussi, choisissent ces endroits de qualité pour vivre, s’amuser et se déplacer.


Un sentier partagé : piste d’un ours qui chevauche celle d’un humain,
dans le parc national Kootenay, le 19 juillet dernier.

© Parcs Canada/A. Sherriff


L’attrait des routes 

Le 20 juillet 2012 - À mesure que les grizzlis se déplacent à plus haute altitude à la recherche de pousses vertes, les ours noirs restent à plus basse altitude, pour éviter les grizzlis et pour se nourrir de baies. Chez les ours noirs, les collisions avec les véhicules sont la principale cause de mortalité causée par les humains. Dans le parc national Banff, les ours noirs sont maintenant de fervents utilisateurs des passages supérieurs et inférieurs pour traverser la Transcanadienne.


Image d’un ours noir captée par un appareil photo actionné par le mouvement.
L’ours traversait un passage inférieur pour la faune le long de la Transcanadienne,
dans le parc national Banff, le 2 juillet 2012. 
© HighwayWilding.org


Il y a de l’amour dans l’air 

Le 13 juillet 2012 - Les mâles grizzlis parcourent de grandes distances pour trouver une compagne. Après l’accouplement, l’implantation de l’embryon dans l’utérus de la femelle se fait au mois de novembre ou en décembre – mais seulement si la femelle a accumulé des réserves de graisse suffisantes pour assurer sa survie et le développement du fœtus pendant la période d’hibernation. Cela montre bien que la qualité de l’habitat et de la nourriture sont des facteurs importants au succès de la reproduction des ours grizzlis.


L’ours grizzly no 72 et ses deux oursons de deux ans
Parc national Banff, le 23 juin 2012
© Parcs Canada/A. Taylor


La rumba de l’arbre frottoir

Le 6 juillet 2012 - Les concurrents de l’émission « Le match des étoiles » ne viennent pas à la cheville de ces ours! Les grizzlis et les ours noirs peuvent se mouvoir avec beaucoup de style lorsqu’ils découvrent leur arbre frottoir favori – un arbre où les ours viennent régulièrement se frotter et se gratter. Les ours se servent des arbres frottoir pour annoncer leur présence et peut-être aussi pour communiquer leur statut social aux autres ours. Cliquer ici pour observer leur danse.


L’ours grizzli no 72 et sa progéniture se servant d’un arbre frottoir
dans le parc national Banff. 
© Parcs Canada/A. Taylor


Des ours canadiens, n’est-ce pas?

Le 29 juin 2012 - Le 1er juillet, c’est la fête du Canada! Pour célébrer l’événement, voici une question sur les ours au Canada : quelles deux espèces d’ours vivent dans les montagnes Rocheuses canadiennes?

 
© Parcs Canada / Alex Taylor

Réponse : l’ours noir (à gauche) et le grizzli (à droite). L'ours noir est souvent aperçu dans les régions boisées, le long des routes et dans les campings. Son pelage varie de noir à cannelle, et il se distingue par son museau droit de couleur marron clair. Le grizzli a la face concave, et il porte sur la nuque une grosse bosse de muscle. Son pelage long et épais peut prendre différents tons, mais il est généralement brun pâle et entremêlé de poils blonds ou blancs qui lui donnent une teinte argentée.


Se nourrir en bordure des routes

Le 22 juin 2012 - Parce qu’ils sont dégagés, les bords des routes encouragent la croissance de plantes qui prospèrent dans les milieux ensoleillés. Certaines d’entre elles constituent une source importante de nourriture saisonnière pour les ours, notamment les pissenlits au printemps et les baies de la shépherdie du Canada à la fin de l’été. Pour accumuler les réserves de graisse nécessaires à leur survie en hiver, les ours doivent pouvoir se nourrir de ces sources de nourriture essentielles sans se faire déranger. Malheureusement, les bords des routes ne sont pas des plus sécuritaires pour les ours!


Crotte d’ours, route du Lac-Minnewanka, parc national Banff © Parcs Canada


Gardiens des ours

Le 15 juin 2012 - Si vous circulez sur les routes du parc national Banff, soyez à l’affût des Gardiens des ours. Tout en permettant aux visiteurs d’en apprendre davantage sur les ours et sur les règles de sécurité à suivre dans leur habitat, cette équipe éducative itinérante aide à réduire les embouteillages causés par les ours.


Gardiens des ours, parc national Banff © Parcs Canada/T. Donald


Se nourrir en bordure des routes

Le 4 juin 2012 - Les routes sont bordées d’aires dégagées et ensoleillées idéales pour certaines plantes, dont certaines constituent une source importante de nourriture saisonnière pour les ours (p. ex. les pissenlits au printemps et les baies de la shépherdie du Canada à la fin de l’été). Pour accumuler les réserves de graisse dont ils ont besoin pour passer l’hiver, les ours doivent pouvoir se nourrir de ces sources de nourriture essentielles sans se faire déranger. Malheureusement, les bordures des routes ne sont pas les endroits des plus sécuritaires pour les ours!


Ours noir se nourrissant de pissenlits, au parc national Banff
© Parcs Canada


Étiquette en présence des wapitis 

Le 31 mai 2012 - De la mi-mai à la fin de juin, c’est la période de mise bas des wapitis. Les femelles se réfugient souvent dans les secteurs à forte densité de population humaine pour y mettre bas, car les risques d’y rencontrer un prédateur sont plus faibles. Il est important de savoir que les grizzlis rôdent parfois en périphérie des collectivités à la recherche de nouveau-nés de wapitis.

Assurez-vous de ne jamais vous placer entre une femelle et son faon : la mère est toujours prête à attaquer avec ses sabots tranchants lorsqu’elle sent que son petit est menacé. Nous vous recommandons de rester à une distance de 30 mètres (trois autobus en file) des wapitis.


Nouveau-né de wapiti, parc national Banff
© Parcs Canada/D. Volkers


Il faut apprendre à se débrouiller

Le 24 mai 2012 - Dans les parcs des Rocheuses canadiennes, les petits des grizzlis restent parfois jusqu’à cinq ans avec leur mère. Ils ont besoin de cette période pour apprendre à survivre dans ce milieu montagneux et inhospitalier. Les grizzlis des montagnes Rocheuses ont le taux de reproduction le plus bas de toutes les populations de grizzlis en Amérique de Nord. Pour survivre et réussir à élever leurs petits, les ourses ont besoin d’un habitat sûr, prévisible et de qualité dans leur domaine vital, un endroit loin de l’intervention humaine.


Petit de grizzli, au parc national Banff
© Parcs Canada/A. Taylor


Un emplacement de camping propre

Le 18 mai 2012 - Les ours ont l’odorat très fin et ils sont souvent attirés par l’odeur des restes de nourriture et des liquides jetés dans les foyers – même les articles partiellement brûlés peuvent attirer les ours. Gardez votre emplacement propre et jetez les déchets et les liquides dans des contenants à l’épreuve des ours.

 
Un emplacement de camping « propre »,
sans aucun article susceptible d’attirer les ours

© Parcs Canada


De vraies machines à manger!

Le 11 mai 2012 - Pour accumuler les réserves de graisse nécessaires à l’hibernation, les ours doivent manger jusqu’à 35 000 calories par jour (l’équivalent de 63 hamburgers ou de 200 000 baies de la shépherdie du Canada). Dans les montagnes, là où les températures sont fraîches et la saison de croissance est courte, les sources de calories concentrées sont rares. Les ours doivent passer la majeure partie de leur temps à manger ou à chercher de la nourriture.


Un grizzli à la recherche de nourriture, dans le parc national Banff, le 3 mai 2012 
© Parcs Canada/A. Sherriff


Comment l’ours a-t-il traversé la route?

4 mai 2012 - À l’heure actuelle, le parc national Banff compte 41 passages pour animaux (six passages supérieurs et 35 passages inférieurs) qui permettent aux animaux de traverser la Transcanadienne en toute sécurité. Depuis le début du programme de surveillance en 1996, 11 espèces de gros mammifères—dont des ours, des wapitis et des couguars—ont emprunté les passages pour animaux plus de 200 000 fois.

  

Passage supérieur pour la faune, parc national Banff
© Parcs Canada/Hans Reisenleiter


Tout est une question de nourriture

27 avril 2012 - Au cours de leur hibernation, les ours peuvent perdre de 15 % à 30 % de leur poids. Ils disposent de sept mois environ pour emmagasiner les réserves d’énergie dont ils ont besoin toute l’année. Les plantes représentent environ 85 % de leurs besoins nutritionnels. Ils doivent parcourir montagnes et vallées pour tirer parti de sources de nourriture naturelles dispersées sur tout le territoire.