Pleins feux sur les parcs

L’incendie du chaînon Fairholme

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Balado sonore 6 : L’incendie du chaînon Fairholme

Narrateur : 
Agent des communications sur le feu, Dave Verhulst

Bonjour. Je m’appelle Dave Verhulst, et je vous présente le sixième épisode de la série Pleins feux sur les parcs, « L’incendie du chaînon Fairholme ».

Au printemps 2003, lorsque bon nombre de parcs nationaux des montagnes ont amorcé leurs brûlages dirigés, rien ne laissait présager qu’il s’agirait de l’une des années les plus difficiles pour l’Ouest canadien sur le plan de la lutte contre les incendies.

Jane Park faisait partie de l’équipe de gestion du feu des parcs nationaux des montagnes.

Jane Park : 
Membre de l’équipe de gestion du feu


Tous les printemps, les parcs des montagnes et les autres parcs nationaux du pays réalisent plusieurs brûlages dirigés. En 2003, la période des feux s’annonçait normale, et l’équipe du parc national Banff avait amorcé un brûlage dirigé sur le chaînon Fairholme. Le parc national Jasper avait entrepris des préparatifs pour un certain nombre de brûlages, tout comme de nombreux autres parcs de l’Ouest. En montagne, le mois de juin est généralement très humide. C’est pourquoi nous parlons ici des moussons de juin. Si nous allumons des feux au printemps, nous pouvons compter sur les moussons de juin pour les empêcher de couver jusqu’au plus fort de la période estivale des feux. Nous nous servons du régime climatique pour prédire à peu près la date d’arrivée des moussons, en sachant que ces pluies éteindront les feux avant le milieu de l’été.

Narrateur : 
Agent des communications sur le feu, Dave Verhulst


Le brûlage dirigé du chaînon Fairholme a été réalisé par étapes entre le 1er avril et le 7 juin. C’était une opération importante, dans un secteur important du parc national Banff.

Jane Park : 
Membre de l’équipe de gestion du feu


Le brûlage dirigé du chaînon Fairholme devait permettre avant tout de protéger les localités de Harvey Heights et de Canmore contre les incendies catastrophiques. Pour atteindre cet objectif, nous devions concentrer nos efforts sur une grande parcelle de forêt située près de la limite est du parc national Banff. Nous voulions réduire la quantité de combustible de deux manières : en éclaircissant la forêt par l’abattage sélectif et en faisant brûler la végétation du sous-étage. Si, après ces travaux, un incendie se déclenchait du côté ouest, il perdrait de son intensité en s’approchant de ces collectivités.
Nous voulions aussi améliorer l’habitat essentiel de la faune dans le fond des vallées et réduire l’étendue des forêts qui sont vulnérables au dendroctone du pin ponderosa.

Narrateur : 
Agent des communications sur le feu, Dave Verhulst


Tout au long des mois d’avril et de mai, le brûlage dirigé a progressé comme prévu. En juin, 60 % de l’objectif avait été atteint. Les spécialistes du feu surveillaient la situation de près et s’attendaient à ce que les habituelles pluies de juin éteignent le feu complètement. Mais les pluies ne sont jamais venues. L’Ouest canadien était aux prises avec une intense sécheresse.

Jane Park : 
Membre de l’équipe de gestion du feu


C’était un des étés les plus secs de notre histoire. Je crois que, dans les 100 dernières années, le parc n’avait connu que deux étés plus secs que celui-là. La sécheresse se démarquait par sa gravité mais aussi par son étendue – c’est l’Ouest canadien tout entier qui avait besoin d’eau. Le parc national Banff était touché, tout comme le parc national Jasper, le parc national Kootenay et le Centre de la Colombie Britannique. Comme vous vous en doutez, en période de sécheresse prolongée, les effets se font sentir d’abord sur le combustible fin, comme les aiguilles, les petites brindilles au sol et les débris ligneux. Ensuite, à mesure que les semaines progressent, les souches enfoncées dans le sol et les racines se dessèchent elles aussi. Quand cela se produit, le feu ne produit pas de flambée; il entre plutôt en profondeur dans le sol et ronge les racines. Il brûle tout ce qui se trouve sur son passage, au dessous comme au dessus de la surface.

Narrateur : 
Agent des communications sur le feu, Dave Verhulst


La gestion du feu dépend beaucoup des conditions météorologiques. Chaque goutte de pluie compte. Une chute de 10 mm de pluie peut vous sembler bien minime, mais, sur un territoire comme celui du parc national Banff, c’est l’équivalent de plusieurs milliards de litres d’eau. Pendant 43 jours consécutifs, le parc national Banff n’a reçu presque aucune précipitation, si bien que l’indice de danger d’incendie a atteint le niveau Extrême. Les braises qui restaient sur le chaînon Fairholme ont pris feu. Les flammes se sont propagées au point de créer un incendie qui a fait rage tout au long du mois de juillet.

Jane Park : 
Membre de l’équipe de gestion du feu


Au milieu de l’été, la situation des feux était très intense dans tout l’Ouest canadien. Il y avait des feux énormes partout au Canada – ou partout dans l’Ouest canadien : dans le secteur Blairmore, dans le Sud de l’Alberta, dans le secteur Barriere, près de Kamloops et de Kelowna. Le parc national Jasper était lui aussi aux prises avec un immense incendie, tout comme le parc national Kootenay… Les touristes visitent les Rocheuses principalement pour admirer la splendeur des montagnes et les paysages, mais c’était peine perdue cette année là. L’air était rempli de fumée, et il était extrêmement difficile de se déplacer. Par exemple, les touristes qui voulaient visiter la partie sud de la chaîne Kootenay se heurtaient à un gros incendie dans le parc national Kootenay. Ils étaient autorisés à traverser la vallée seulement à certains moments précis de la journée. Les automobilistes devaient suivre des véhicules d’escorte, et la visibilité était à peu près nulle. Et parfois la route restait complètement fermée à la circulation. Pour bien des gens qui ne comprenaient pas ce qui se passait et qui ignoraient combien de ressources nous avions mobilisées, c’était une expérience terrifiante.

Narrateur : 
Agent des communications sur le feu, Dave Verhulst


En présence d’un gros incendie, Parcs Canada met ses ressources en commun, et il dépêche des équipes de commandement et des spécialistes dans le parc visé.

Jane Park : 
Membre de l’équipe de gestion du feu


À cause du très grand nombre d’incendies qui ravageaient l’Ouest canadien, les pompiers, les équipes de commandement d’intervention qui gèrent les incendies, les hélicoptères et les bombardiers à eau se faisaient rares dans la région. Il était très important de bien gérer les priorités et les risques pour pouvoir répartir les ressources convenablement.

Narrateur : 
Agent des communications sur le feu, Dave Verhulst


Les incendies de 2003 ont été un rappel à l’ordre pour la région.

Jane Park : 
Membre de l’équipe de gestion du feu


Les spécialistes du feu de l’Ouest canadien considèrent l’été 2003 comme une année de référence pour les feux intenses. Ils se rappellent généralement à quel endroit ils travaillaient cet été-là. C’était une période intense et très stressante pour toute l’équipe, parce que… les feux ne brûlaient pas seulement dans des coins perdus; ils se trouvaient tout près de nos collectivités, tout près de nos principales attractions touristiques. Partout où il y avait des incendies, il y avait aussi des gens qui faisaient en quelque sorte partie du paysage; c’était très stressant…

Narrateur : 
Agent des communications sur le feu, Dave Verhulst


Vous écoutiez Pleins feux sur les parcs, un balado produit par l’équipe de gestion du feu de Parcs Canada.

Narrateur:
Cette série de balados est une production de Parcs Canada, l’agence du gouvernement du Canada
responsable des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation et d’un grand nombre de
lieux historiques nationaux du Canada. Pour en savoir plus sur Parcs Canada, télécharger d’autres
balados et accéder à la transcription des balados, visitez le site web de Parcs Canada au
www.parcscanada.gc.ca.

Le contenu de ce fichier balado est assujetti aux droits d’auteur de Parcs Canada 2011. Ce balado est
également disponible en anglais sur i-Tunes de même que sur le site web de Parcs Canada. This broadcast
is also available in English on i-Tunes as well as from Parks Canada’s website. Merci d’être à l’écoute.