Pleins feux sur les parcs

Moins de combustible pour le feu

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Balado sonore 4 : Moins de combustible pour le feu

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir

Bonjour. Je m’appelle Kim Weir, et je vous présente le quatrième épisode de la série Pleins feux sur les parcs, « Moins de combustible pour le feu ».

Jasper est une petite ville entourée d’une immense forêt qui tapisse le fond des vallées du parc. Les photos anciennes montrent que ce secteur ne renfermait autrefois que la moitié des arbres présents aujourd’hui. La suppression systématique des incendies a permis à la forêt d’empiéter sur les pentes inférieures pour envahir des vallées qui abritaient autrefois des écosystèmes de prairies et de broussailles.

Alan Westhaver, spécialiste du feu et de la végétation de Parcs Canada, nous explique ce qui s’est produit.

Alan Westhaver : 
Spécialiste du feu et de la végétation


Les problèmes écologiques prennent deux formes différentes; deux processus dominants s’enclenchent lorsque le feu est absent de l’écosystème. D’un côté, nous avons des forêts qui se densifient au fur et à mesure que les nouveaux arbres poussent sous le couvert existant et atteignent la maturité. C’est le processus d’accumulation du combustible. D’un autre côté, nous avons des prairies et des forêts ouvertes qui sont envahies par de la végétation ligneuse. Ces types d’habitat disparaissent à mesure que progresse la forêt.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Les gestionnaires du feu de Parcs Canada doivent protéger la population, les biens et les terres environnantes contre les incendies. Nous avons souvent recours aux brûlages dirigés, un outil qui nous permet d’éliminer le combustible accumulé et de ramener les écosystèmes à leur état d’origine. Mais cet outil peut difficilement être utilisé dans la ville.

Alan Westhaver et Greg VanTighem, chef du service d’incendie de Jasper, discutent de notre situation.

Alan Westhaver :
Spécialiste du feu et de la végétation
et
Greg VanTighem :
Chef du service d’incendie de Jasper
Le milieu périurbain est un secteur où les ouvrages et les bâtiments sont entourés ou entrecoupés de végétation naturelle. La ville de Jasper est un excellent exemple. Dans de nombreux lotissements, le couvert forestier s’insère entre les constructions ou les entoure de manière bien définie.

Ouais, et il y a bien des gens qui vivent en milieu périurbain, pas seulement dans la collectivité de Jasper, mais aussi dans les secteurs périphériques. Et, des milieux périurbains, il y en a un peu partout au pays. C’est intéressant, parce que la nature humaine – les gens ont tendance à vouloir s’installer au milieu de la forêt. Ils veulent avoir une belle vue sur les arbres et être entourés de nature sauvage. Mais il faut trouver un équilibre qui leur permettra de vivre en sécurité et de profiter de tout ce que cet environnement leur procure.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Alors, que pouvons-nous faire pour réduire les risques d’incendie en milieu périurbain?

Alan Westhaver :
Spécialiste du feu et de la végétation


Le programme Prévenir… Un gage d’avenir cible les secteurs qui servent de point de rencontre entre les installations et la végétation des terres sauvages. La question est de réduire le risque de pertes causées par les incendies dans notre collectivité. Et la gestion du combustible est un moyen d’atteindre cet objectif.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Dans les parcs nationaux, nous appliquons des normes rigoureuses. Nous adhérons aux principes du programme Prévenir… Un gage d’avenir, mais ce n’est pas tout. Nous y avons ajouté un volet écologique. Nous nous efforçons d’imiter la façon dont le feu façonne le paysage en employant des techniques qui engendrent des risques minimes pour la ville et les collectivités situées en périphérie.

Alan Westhaver :
Spécialiste du feu et de la végétation


Nous savions qu’il y avait moyen d’améliorer le programme Prévenir… Un gage d’avenir, qui vise essentiellement l’éclaircie des forêts. Nous étions convaincus que nous pouvions l’améliorer et que nous avions en fait l’obligation d’instaurer des règles écologiques pour la gestion du combustible.

Ce programme est en vigueur depuis plusieurs hivers déjà. En plus de nos propres équipes, nous avons embauché des entrepreneurs qui ont utilisé de la machinerie à très faible impact pour se déplacer dans la forêt et, dans certains cas, récupérer les arbres abattus lorsqu’ils sont accessibles. Dans d’autres cas, le bois est difficile d’accès, et nous devons le faire brûler – nous le mettons en piles et nous le faisons brûler soigneusement –, ce qui permet de recycler les nutriments et de les redistribuer dans l’écosystème.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Parcs Canada et les administrations locales travaillent à réduire les risques pour les collectivités. Que peut faire le public?

Alan Westhaver :
Spécialiste du feu et de la végétation
et
Greg VanTighem :
Chef du service d’incendie de Jasper

Premièrement, les résidents doivent examiner leur propre terrain et la végétation qui entoure leur maison. Et rompre la continuité du combustible dans leur cour, pour créer de l’espace entre leur domicile et la végétation qui pourrait prendre feu. Et, dans certains cas, cela signifie qu’il faut réduire ou enlever une partie de ce combustible.

Deuxièmement, ils doivent chercher des moyens de modifier ou d’améliorer certains éléments de conception de leur maison, en particulier les éléments extérieurs – par exemple, couvrir les gouttières et remplacer les bardeaux de toiture par des matériaux qui résistent mieux au feu. Ou éliminer les accumulations d’aiguilles, de feuilles et d’autres débris dans les gouttières. Tout cela joue un rôle important quand des braises sont projetées, vous savez, à des kilomètres du front d’un incendie.
Narratrice La collaboration des propriétaires de maison et d’entreprise est essentielle pour les collectivités qui veulent adhérer au programme Prévenir… Un gage d’avenir.

Greg VanTighem :
Chef du service d’incendie de Jasper


Je pense que les gens doivent absolument prendre conscience du fait que, dans toutes les collectivités de ce pays, du moins en milieu périurbain, les organismes d’intervention seront bien vite dépassés par un gros incendie, que ce soit dans un parc national ou dans une petite localité de la province. Alors, les mesures que les résidents prennent dans leur propre arrière-cour sont cruciales pour assurer leur sécurité et celle de la collectivité. Les services d’incendie et les pompiers qui luttent contre les feux de forêt ne peuvent pas être partout en même temps, et ils ne peuvent pas tout faire. Les résidents doivent assumer la responsabilité de leur propre arrière-cour.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Vous écoutiez Pleins feux sur les parcs, un balado produit par l’équipe de gestion du feu de Parcs Canada.

Narrateur:
Cette série de balados est une production de Parcs Canada, l’agence du gouvernement du Canada
responsable des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation et d’un grand nombre de
lieux historiques nationaux du Canada. Pour en savoir plus sur Parcs Canada, télécharger d’autres
balados et accéder à la transcription des balados, visitez le site web de Parcs Canada au
www.parcscanada.gc.ca.

Le contenu de ce fichier balado est assujetti aux droits d’auteur de Parcs Canada 2011. Ce balado est
également disponible en anglais sur i-Tunes de même que sur le site web de Parcs Canada. This broadcast
is also available in English on i-Tunes as well as from Parks Canada’s website. Merci d’être à l’écoute.