Pleins feux sur les parcs

Né du feu

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Balado sonore 3 : Né du feu

Narratrice : 
Agente des communications sur le feu, Kim Weir
 

Bonjour. Je m’appelle Kim Weir, et je vous présente le troisième épisode de la série Pleins feux sur les parcs, « Né du feu ».

Vous vous trouvez dans un écosystème adapté au feu. Pendant des milliers d’années, la foudre et les Autochtones ont régulièrement allumé des feux dans ce secteur. Le feu jouait un rôle essentiel : il façonnait les paysages et régissait la vie dans le creux de cette vallée.

Les sages autochtones de la région ont transmis leurs connaissances traditionnelles à Greg Deagle, de Parcs Canada.

Greg Deagle :
Parcs Canada


Les Autochtones utilisaient le feu de manière intentionnelle et très ciblée. Au lieu d’accepter la valeur de la suppression des incendies, ils laissaient le feu faire son œuvre et le considéraient comme un problème uniquement s’il devenait une menace directe ou s’il faisait fuir le gibier.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir

Un grand nombre d’écosystèmes ont évolué avec le feu et en dépendent pour se renouveler. En réprimant le feu, nous éliminons les divers groupements de végétation qu’il soutient et nous détruisons un habitat important pour les plantes et les animaux. Ces effets ont une large portée. Ce ne sont pas seulement les parcs qui sont touchés, mais les terres environnantes aussi.

Dave Smith, spécialiste du feu, explique la situation.

Dave Smith :
Spécialiste du feu et de la végétation

Nous avons à notre disposition un outil extraordinaire – une série de photos anciennes qui ont été prises il y a près de 100 ans. Si je dis que c’est un outil extraordinaire, c’est parce qu’elles nous montrent ce à quoi ressemblaient nos forêts avant que nous commencions à supprimer systématiquement les incendies. Ce qu’elles nous révèlent, c’est que, dans le fond des vallées, dans ce que nous appelons la zone montagnarde, il y avait très peu de forêt. En fait, il y avait beaucoup de savane. En d’autres mots, nous avions un grand nombre de prairies parsemées de petits fourrés d’arbres, de gros douglas de Menzies, de quelques pins et d’un grand nombre de trembles, au milieu de grandes étendues ouvertes. Avec la politique de suppression des incendies, bien sûr, nous avons permis aux arbres, aux douglas de Menzies, – aux petits douglas de Menzies –, aux épinettes et aux pins d’envahir ces espaces ouverts, au détriment de la biodiversité qui caractérisait le fond des vallées.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Aujourd’hui, Parcs Canada reconnaît l’important rôle écologique du feu, et il cherche à réintroduire ce processus naturel dans le paysage quand il peut le faire de manière sécuritaire. Les brûlages dirigés sont un des moyens employés pour y arriver. Si vous aviez été ici en juin 1998, vous auriez été entouré d’un feu prévu de faible intensité.

Dave Smith :
Spécialiste du feu et de la végétation

En exécutant un brûlage dirigé dans un endroit comme le secteur Jackladder, nous voulions surtout ouvrir la forêt. C’est ce que nous appelons un brûlage de remplacement du couvert forestier. Nous voulions tuer tous les arbres et ouvrir le secteur pour permettre à la prairie de reprendre sa place.

Narratrice : 
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Le feu stimule la croissance de nouvelles plantes et contribue à un mélange favorable de milieux naturels qui servent d’habitat à toutes sortes d’animaux.

Dave Smith :
Spécialiste du feu et de la végétation


Nous avons la chance de voir que nos prédictions se sont matérialisées. En d’autres mots, ce brûlage de remplacement du couvert forestier dans le secteur Jackladder a permis de dégager de nouveaux espaces pour la croissance de graminées et de plantes à feuilles larges… autrement dit, de la nourriture pour les animaux. Le résultat? Nous voyons maintenant bien plus de wapitis qui agrandissent leur territoire. Il y a non seulement plus de nourriture, mais aussi moins de pression et moins de broutement excessif sur les parcelles de prairie qui existaient avant le brûlage.

Narratrice : 
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Malgré le rôle important que joue le feu dans la préservation de l’habitat des animaux, certaines personnes craignent que le feu ne nuise à la faune.

Dave Smith :
Spécialiste du feu et de la végétation

Les espèces du parc national Jasper vivent ici depuis des milliers d’années. Comme nous, ces animaux vivent dans un écosystème adapté au feu. Et, comme nous, ils se sont adaptés. Très peu d’animaux meurent dans un incendie – la plupart trouvent un moyen d’y échapper. Certains (les petits animaux) creusent un trou sous la terre. Un grand nombre d’animaux s’enfuient tout simplement vers une étendue d’eau. Nous avons découvert qu’il y a en fait très, très peu d’animaux qui périssent dans un feu. Ce que nous observons – et c’est très intéressant –, c’est qu’un grand nombre de mammifères – surtout les carnivores – attendent la fin de l’incendie pour retourner au brûlis. Les grizzlis – nous l’avons vu après l’incendie du chaînon Syncline – les grizzlis attendent que l’incendie passe, et, tout de suite après, ils s’installent dans le brûlis pour profiter des nouvelles parcelles ouvertes, pour déterrer des racines et pour se nourrir de la nouvelle végétation.

Greg Deagle :
Parcs Canada


Les Autochtones mettaient le feu à la forêt pour pouvoir retourner y chasser et y vivre l’année suivante. Les brûlages dirigés avaient une importance écologique et économique énorme pour les groupes autochtones du Nord-Ouest de l’Alberta. Le feu était considéré comme une force créatrice. Un sage de la région m’a déjà dit que, au commencement du monde, il n’y avait que des roches et du feu. Il n’y avait ni arbre, ni herbe – le monde entier était en feu.

Narratrice : 
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Vous écoutiez Pleins feux sur les parcs, un balado produit par l’équipe de gestion du feu de Parcs Canada.

Narrateur:
Cette série de balados est une production de Parcs Canada, l’agence du gouvernement du Canada
responsable des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation et d’un grand nombre de
lieux historiques nationaux du Canada. Pour en savoir plus sur Parcs Canada, télécharger d’autres
balados et accéder à la transcription des balados, visitez le site web de Parcs Canada au
www.parcscanada.gc.ca.

Le contenu de ce fichier balado est assujetti aux droits d’auteur de Parcs Canada 2011. Ce balado est
également disponible en anglais sur i-Tunes de même que sur le site web de Parcs Canada. This broadcast
is also available in English on i-Tunes as well as from Parks Canada’s website. Merci d’être à l’écoute.