Pleins feux sur les parcs

Combattre le feu par le feu au chaînon Syncline

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Balado sonore 2 : Combattre le feu par le feu du chaînon Syncline 

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir 

Bonjour. Je m’appelle Kim Weir, et je vous présente le deuxième épisode de la série Pleins feux sur les parcs, « Combattre le feu par le feu au chaînon Syncline ».

Introduction

Jamais de ma vie je n’ai eu autant de pression sur les épaules. Et lorsque la route a été rouverte à la circulation vers 21 h 30, les automobilistes ont eu droit à tout un spectacle de lumières. Je crois qu’ils ont tout de suite compris pourquoi nous avions dû fermer la route.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir

Dans l’après-midi du 24 juillet 2003, Randy Fingland et Steve Otway, tous deux spécialistes du feu, ont reçu un appel qui allait changer le cours de leur été. Le temps chaud, le danger d’incendie extrême et les forts vents de l’est avaient attisé les braises d’un brûlage dirigé réalisé en mai. Les deux collègues avaient maintenant un incendie sur les bras.

Steve Otway se souvient très bien de cette journée.

Steve Otway : 
Chef de lutte

Je me souviens de cet après-midi de juillet 2003, quand j’ai reçu l’appel. C’était un été très sec, qui suivait une année de sécheresse record dans cette région du pays. Comme il n’y avait pas eu beaucoup de précipitations pendant l’hiver, personne n’était très surpris d’apprendre que, en 2003, nous étions en situation de déficit hydrique. Et cet incendie avait décidé de faire à sa tête. J’ai tout de suite préparé mon équipement, et en un rien de temps j’étais en route vers Jasper.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir

Il était trop dangereux d’affecter des équipes de lutte au sol.


Steve Otway : 
Chef de lutte


À notre arrivée, nous avons tout de suite vu que ce brasier ne se laisserait pas facilement éteindre. Quand un incendie se déclare en montagne plutôt que, disons, dans la forêt boréale, la topographie devient un vrai problème. Le terrain est tellement accidenté que, à bien des endroits, il est trop risqué d’envoyer du personnel au sol, parce qu’il ne pourrait pas s’échapper assez vite si les choses tournaient mal. Parce qu’il est tout simplement impossible de faire atterrir un hélicoptère ou parce que les pompiers ne peuvent pas s’enfuir sur le flanc d’une montagne.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


L’incendie du chaînon Syncline a progressé vers le sud dans la vallée de la rivière Rocky, à l’écart de la route 16 et des installations menacées. Cet incendie et d’autres feux qui brûlaient en Alberta et en Colombie Britannique ont produit beaucoup de fumée. Les collectivités situées dans la direction du vent et la ville de Jasper en ont subi les effets par intermittence tout au long du mois d’août.

Dave Smith, spécialiste du feu et de la végétation, jouait le rôle d’agent de liaison communautaire.

Dave Smith :
Spécialiste du feu et de la végétation

Ce que nous avons découvert, pendant l’incendie du chaînon Syncline, c’est que les communications comptaient parmi nos outils les plus importants. Les citoyens ont besoin de savoir ce qui se passe. Nous nous sommes mis à leur disposition pour répondre à leurs questions, et nous avons diffusé des mises à jour quotidiennes par téléphone, par Internet et au cours de conversations régulières. Nous avons observé un changement radical dans l’attitude du public face à cet important travail que nous faisions.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


L’incendie était géré par l’une des équipes de commandement d’intervention de Parcs Canada. Cette équipe était composée de spécialistes du feu des quatre coins du pays.

Steve Otway : 
Chef de lutte


J’ai rejoint mon équipe, et nous nous sommes attelés à la tâche. L’incendie prenait de l’ampleur et avait dépassé la zone de confinement. Nous devions refaire l’analyse de la situation pour évaluer nos options en présence d’un feu devenu un incendie incontrôlé. Nous avons entrepris trois grandes opérations de brûlage. L’une d’elles couvrait une très grande parcelle. Les deux autres étaient presque aussi importantes, mais elles étaient beaucoup plus localisées… Quoique, sur le plan technique, elles étaient aussi difficiles et même plus compliquées dans certains cas.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


La sécurité était la priorité absolue de l’équipe de gestion du feu.

Steve Otway : 
Chef de lutte

Ce vendredi après-midi, juste avant la longue fin de semaine, nous avons fermé la route à la circulation. Dans le temps de le dire, nous avions une file de plusieurs centaines de voitures – de Hinton jusqu’à Jasper, dans les deux directions. Nous avons brûlé la parcelle de 3 400 hectares – une très grande opération de brûlage –, et nous avons canalisé le feu jusqu’à la route, ce qui n’a pas été facile. Et quand la route a été rouverte à la circulation vers 21 h 30, les automobilistes ont eu droit à tout un spectacle de lumières. Je crois qu’ils ont compris tout de suite pourquoi nous avions dû fermer la route.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir

L’équipe de gestion du feu et les pompiers ont travaillé presque jour et nuit.

Steve Otway : 
Chef de lutte


Vous savez, ce n’est pas facile pour les familles. J’ai eu de la chance, parce que le parc m’a autorisé à amener ma famille. J’ai eu trois ou quatre jours de congé dans le parc – avant de retourner au travail au milieu de ma période de disponibilité – et j’ai pu voir toute ma famille. J’avais l’impression d’avoir été sur la route pendant un été complet. Je calculais, à l’époque, que les impacts économiques seraient de 500 000 000 $ si nous manquions notre coup. Jamais de ma vie je n’ai eu autant de pression sur les épaules.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


En 2003, les gestionnaires du feu ont mis à l’épreuve toute l’expérience acquise pendant des décennies de travail de lutte, d’allumage et d’étude du feu. Cette période estivale a été l’une des plus difficiles pour l’Ouest canadien sur le plan de la lutte contre les incendies.

Steve Otway : 
Chef de lutte


J’ai accumulé… aujourd’hui 30 ans d’expérience en gestion du feu. Pendant ces années, j’ai appris que personne n’est maître d’un incendie. Le feu fait toujours à sa guise, et je n’ai jamais la prétention de pouvoir le contrôler. Mais je crois que nous pouvons agir sur la nature et sur le feu, à condition d’avoir une dose raisonnable d’humilité et de respect pour le travail à accomplir.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Vous écoutiez Pleins feux sur les parcs, un balado produit par l’équipe de gestion du feu de Parcs Canada.

Narrateur:
Cette série de balados est une production de Parcs Canada, l’agence du gouvernement du Canada
responsable des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation et d’un grand nombre de
lieux historiques nationaux du Canada. Pour en savoir plus sur Parcs Canada, télécharger d’autres
balados et accéder à la transcription des balados, visitez le site web de Parcs Canada au
www.parcscanada.gc.ca

Le contenu de ce fichier balado est assujetti aux droits d’auteur de Parcs Canada 2011. Ce balado est
également disponible en anglais sur i-Tunes de même que sur le site web de Parcs Canada. This broadcast
is also available in English on i-Tunes as well as from Parks Canada’s website. Merci d’être à l’écoute.