Pleins feux sur les parcs

Faire feu de tout bois

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Balado sonore 1 : Faire feu de tout bois

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir

Bonjour. Je m’appelle Kim Weir, et je vous présente le premier épisode de la série Pleins feux sur les parcs, « Faire feu de tout bois ».

Le feu nous fascine et nous fait peur tout à la fois. Il est tantôt un allié, tantôt un ennemi. Dans les parcs nationaux, nous composons tant bien que mal avec le feu depuis plus de 100 ans. Pendant la majeure partie de cette période, les gestionnaires des parcs – et la société – ont vu le feu comme une force destructrice et ont entrepris de le supprimer.

En 1914, J.B. Harkin était commissaire du parc national Jasper. Il a déclaré la guerre au feu :

Acteur « Le feu est, bien entendu, la principale menace. »

Narratrice Quand un incendie se déclarait, nous réunissions le plus grand nombre de ressources possible pour l’éteindre.

Neil Wilson, résident de longue date de Jasper, se souvient de l’époque où les gardes de parc rassemblaient des pompiers dans un des établissements les plus fréquentés de la ville.

Neil Wilson : 
Résident de longue date de Jasper

Ouais, je me souviens, dans les années 1960, quand il y avait un gros incendie dans le secteur de la rivière Chaba. Ils venaient au bar pour rassembler les gars qui devaient jouer aux pompiers. Les gars du bar, pas idiots, s’enfuyaient par la porte arrière – ils avaient une bonne idée de ce qui les attendait. Mais ceux qui venaient les chercher n’étaient pas idiots eux non plus. Ils stationnaient leurs grosses fourgonnettes ou leurs autobus à l’arrière et envoyaient leurs employés les chercher par l’avant. Ouaip, le problème a vite été réglé.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


La manière dont nous gérons le feu a beaucoup évolué. Les Autochtones et la science nous révèlent que le feu est une puissance ancienne. Il fait partie des écosystèmes de prairie, de broussailles et de forêt depuis que le monde est monde. Comme les tempêtes, les avalanches et les inondations, il s’agit d’un puissant agent de changement naturel. Lorsque l’on empêche le feu d’exercer son action sur le paysage, les conséquences sont graves.

Dave Smith, spécialiste du feu, nous explique.

Dave Smith :
Spécialiste du feu et de la végétation

En regardant la forêt, vous verrez une immense quantité de combustible – des arbres, l’un au-dessus de l’autre. Tôt ou tard, ce combustible finira par prendre feu. L’une de nos craintes, c’est que le feu brûle avec beaucoup d’intensité. Les feux intenses ne brûlent pas seulement le combustible en surface. Ils risquent aussi de raser ce qui se trouve sous la terre et de tuer toutes les graines et les racines, tout ce qui, en général, devrait pousser rapidement après un incendie d’intensité modérée.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Un grand nombre d’écosystèmes ont évolué avec le feu et en dépendent pour se renouveler.

Dave Smith :
Spécialiste du feu et de la végétation

Essentiellement, le feu redonne la santé à la nature – c’est un réparateur écologique. Il ne tue pas la forêt du tout. Regardez les différents arbustes, les différents types de feuilles qui poussent sur ces arbustes, les différentes plantes, les différentes fleurs, les différentes graminées, les différents arbres. Rendez-vous d’abord dans une vieille forêt, puis faites la même chose dans une jeune forêt – une forêt qui a brûlé récemment – et comparez les différences. Dans la jeune forêt, vous trouverez bien souvent 20, 25, 30 espèces différentes, tandis que, dans la vieille forêt, vous en trouverez peut-être quatre ou cinq.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Aujourd’hui, Parcs Canada reconnaît l’importance du feu. C’est pourquoi il pratique la gestion du feu, un concept qui allie utilisation du feu et protection contre l’incendie.


Dave Smith :
Spécialiste du feu et de la végétation 


En pratiquant la gestion du feu, nous essayons de reproduire ce que Dame Nature avait accompli avant la suppression systématique des incendies. En fait, nous sommes devenus très, très compétents dans la suppression des incendies, à tel point que nos vallées sont maintenant tapissées de forêts qui ont tous le même âge. Il nous manque la biodiversité dont nous avons absolument besoin pour que nos forêts soient en santé. En réalisant des brûlages dirigés, nous engraissons le sol, nous éclaircissons les forêts pour laisser entrer le soleil, et, essentiellement, nous remettons la forêt à neuf.
Le feu est bénéfique.

Narratrice :
Agente des communications sur le feu, Kim Weir


Vous écoutiez Pleins feux sur les parcs, un balado produit par l’équipe de gestion du feu de Parcs Canada.

Narrateur:
Cette série de balados est une production de Parcs Canada, l’agence du gouvernement du Canada
responsable des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation et d’un grand nombre de
lieux historiques nationaux du Canada. Pour en savoir plus sur Parcs Canada, télécharger d’autres
balados et accéder à la transcription des balados, visitez le site web de Parcs Canada au
www.parcscanada.gc.ca.

Le contenu de ce fichier balado est assujetti aux droits d’auteur de Parcs Canada 2011. Ce balado est
également disponible en anglais sur i-Tunes de même que sur le site web de Parcs Canada. This broadcast
is also available in English on i-Tunes as well as from Parks Canada’s website. Merci d’être à l’écoute.