Résultats des mesures de conservation appliquées par Parcs Canada dans les parcs nationaux des montagnes

Rétablissement d’importants processus pour les écosystèmes

Ponceaux pour les poissons

  • En 2005 et 2006, les biologistes ont évalué 600 ponceaux aménagés au-dessous des principales routes des sept parcs nationaux des montagnes. Ces ponceaux relient des plans d’eau qui font partie de l’habitat possible des poissons. Les résutats de ces évaluations ont démontré que plus des deux tiers de ces ouvrages obstruaient partiellement ou complètement les déplacements des poissons.
  • Parcs Canada a investi un montant de 954 000 dollars pour améliorer la conception des ponceaux afin de favoriser le déplacement des poissons et pour restaurer les connections entre les habitats afin d’améliorer l’état des écosystèmes aquatiques dans les parcs nationaux du Canada Banff, Jasper, Yoho, Kootenay, du Mont-Revelstoke, des Glaciers et des Lacs-Waterton. La remise en état des ponceaux est importante, car elle permet aux poissons d’accéder à un habitat important pour frayer, se développer, se nourrir et passer l’hiver.
  • Le projet Restauration et reconnexion de nos eaux, exécuté dans le cadre du programme Agir sur le terrain et d’une durée de quatre ans, vise à dresser des plans détaillés pour la restauration des 20 ponceaux prioritaires dans les sept parcs nationaux des montagnes.
  • Parcs Canada a déjà terminé la réparation de plusieurs ponceaux du parc national Kootenay, dont ceux du ruisseau Nixon, du ruisseau Sinclair, du 54e km, des sources Bubbling, de la rivière Vermilion et du ruisseau Dolly Varden. La réparation des ponceaux sur les rivières Cottonwood, Cabin et Pyramid est également terminée. De plus, dans le cadre du projet d’élargissement de la Transcanadienne, tous les ponceaux routiers situés entre Castle Junction et Lake Louise ont été améliorés ou remplacés.

Travaux concernant les mesures d’atténuation des effets des routes – Le leadership de Parcs Canada sur la scène internationale

Projet d’élargissement de la Transcanadienne – parc national du Canada Banff

  • Il y a 30 ans, Parcs Canada a démarré le projet d’élargissement de la Transcanadienne afin de rendre les routes plus sécuritaires pour les automobilistes et les animaux, d’améliorer la circulation sur la route nationale du Canada pour les fournisseurs de produits et de services, de favoriser les déplacements de la faune et de reconnecter les habitats d’importance vitale du parc national Banff.
  • Sur la scène internationale, Parcs Canada est un chef de file en matière d’écologie de la route. En effet, chaque année depuis 1996, l’Agence veille à la surveillance des structures de passage de la faune dans le parc national Banff; il s’agit du plus ancien programme de surveillance à l’année de passages de la faune au monde. À titre de partenaire déterminant, Parcs Canada – qui est également le plus généreux donateur en ce qui touche les projets de surveillance et de recherche sur la faune le long de la Transcanadienne – a récemment octroyé un montant d’un million de dollars pour soutenir un projet à long terme de recherche collaborative sur la faune au parc national Banff.
  • Le parc national Banff est aujourd’hui doté de 82 kilomètres de clôtures routières et de 44 structures de passage de la faune, lesquelles ont entraîné une réduction des collisions entre les véhicules et les animaux sauvages de plus de 80 % pour l’ensemble de la faune, et de plus de 96 % pour les wapitis et les cerfs. Depuis 1996, les gros animaux – dont le grizzli, le couguar et le lynx – peuvent traverser la Transcanadienne de manière sécuritaire dans le parc national Banff; ils ont déjà emprunté les passages et les souterrains fauniques à plus de 150 000 reprises.

Route 93 Sud – parc national du Canada Kootenay

  • Dans la foulée de la réussite du projet d’élargissement de la Transcanadienne dans le parc national Banff, Parcs Canada entame à présent l’apport d’améliorations aux passages fauniques le long de la route 93 Sud dans le parc national Kootenay, en Colombie-Britannique. Ce projet vise à améliorer la connectivité de la faune et à rendre la route plus sécuritaire pour les automobilistes et les animaux. Les principaux éléments de ce projet sont la construction d’une enceinte faunique clôturée de trois kilomètres le long d’une zone de la route où les collisions mortelles sont fréquentes, de même que l’aménagement d’au moins un passage inférieur pour animaux.

La promenade de la Vallée-de-la-Bow (plan d’action)

  • Le 30 novembre 2011, Parcs Canada a annoncé la mise en place d’un ensemble de mesures visant à améliorer les volets de la protection, de l’expérience des visiteurs et de l’éducation dans le secteur qui longe la promenade de la Vallée­de­la­Bow au parc national Banff, en Colombie-Britannique. Ces mesures comprennent une restriction saisonnière de la circulation, le soir, sur une portion de 17 kilomètres à l’extrémité est de la promenade. Cette restriction de la circulation fait partie d’un plan d’action général qui vise à ce que le secteur de la Vallée­de­la­Bow, qui est fort d’un riche patrimoine écologique et culturel, demeure un milieu unique au monde, où les visiteurs peuvent approfondir leurs connaissances et découvrir le parc, et où la faune peut évoluer dans un environnement sûr et protégé.
  • La promenade de la Vallée-de-la-Bow traverse un habitat faunique qui figure parmi les meilleurs du parc national Banff – un riche mélange de fourrés et de prés inondables, de forêts de trembles, de pentes herbeuses sèches et de vieux peuplements de douglas de Menzies. Cette partie de la vallée de la Bow se trouve dans l’écorégion montagnarde, un secteur qui, malgré sa petite superficie, revêt une importance cruciale pour la faune. En effet, ce secteur soutient la majorité des espèces fauniques du parc et fait partie de l’habitat essentiel des gros carnivores, dont le loup, le couguar et le grizzli.

Gestion des espèces envahissantes

  • Afin de réduire les populations d’espèces envahissantes, le personnel de Parcs Canada recourt à diverses méthodes, dont le désherbage manuel, la coupe, le bêchage et l’arrosage. De plus, des semences indigènes sont plantées dans des endroits perturbés afin d’en favoriser le rétablissement.
  • Des bénévoles et des membres de l’équipe de Parcs Canada procèdent à l’extraction de plantes non indigènes (p. ex. le chardon du Canada et la grande marguerite) dans de nombreux parcs nationaux des montagnes du Canada.
  • Lors du rodéo de la centaurée de 2010 au parc national du Canada des Lacs­Waterton, une équipe de 57 bénévoles a fourni 419 heures de désherbage et a rempli 86 gros sacs à déchets de centaurées. Grâce à leur labeur, les bénévoles ont empêché que près de 10 millions de graines de centaurée se répandent sur le cône Blackiston.
  • Cette même année, une équipe de lutte contre les mauvaises herbes a passé 444 jours-personnes à arracher un volume impressionnant – 7 600 kg – de plantes non indigènes envahissantes dans la ville de Jasper, au bord des routes et dans les secteurs sauvages du parc.

Mesures d’atténuation des effets des voies ferrées

  • Depuis les années 1980, les mesures prises par Parcs Canada ont permis de réduire sensiblement le taux de mortalité des animaux sauvages attribuable à l’être humain dans les parcs des montagnes; ces mesures comprennent notamment l’installation de structures modernes de passage de la faune, l’ajout de clôtures le long des routes, la réduction des limites de vitesse, la gestion des déchets et la sensibilisation des visiteurs à l’égard des territoires bordant les routes. De plus, divers programmes éducatifs ont été mis sur pied pour aider à réduire les conflits entre l’être humain et la faune dans les lotissements urbains, les terrains de camping et d’autres endroits situés dans les parcs ou près de ces derniers.
  • Bien que le passage des trains soit à présent la principale cause de mortalité du grizzli attribuable à l’être humain dans les parcs nationaux Banff et Yoho, certaines mesures récentes permettent d’entrevoir de nouvelles possibilités de réduire les risques pour les grizzlis et les autres animaux du parc qui se déplacent fréquemment près des voies ferrées.
  • En octobre 2010, le Chemin de fer Canadien Pacifique et Parcs Canada ont annoncé un plan d’action conjoint assorti d’un fonds de recherche d’un million de dollars, financé par Canadien Pacifique et administré en collaboration avec Parcs Canada. Au cours des quatre années à venir, des investissements stratégiques seront effectués en vue de financer la recherche sur les causes profondes des collisions entre les ours et les trains. Le fonds de recherche servira également à créer et à mettre à l’essai de nouvelles approches prometteuses pour réduire le taux de mortalité du grizzli sur les voies ferrées dans les parcs nationaux Banff et Yoho.
  • Au cours des prochaines semaines, Parcs Canada et le Chemin de fer Canadien Pacifique annonceront l’octroi des premières subventions destinées aux recherches et aux projets qui découlent du plan d’action conjoint. Les projets seront mis à l’essai et appuyés par une surveillance étroite qui permettra d’en évaluer l’efficacité. Les travaux débuteront au printemps 2012; à cette fin, les protocoles relatifs à la protection des animaux doivent être approuvés.

Projet de remise en état des lacs Devon

  • Depuis 2002, Parcs Canada et l’Université de l’Alberta collaborent à un programme de recherche et de remise en état pour éliminer l’omble de fontaine des lacs Devon Inférieur et Intermédiaire ainsi que d’un tronçon de quatre kilomètres de la haute Clearwater. Ce programme vise aussi à rétablir les invertébrés aquatiques dans l’écosystème des lacs.
  • À ce jour, 5 163 ombles de fontaine non indigènes ont été retirés du réseau des lacs Devon (de nombreuses personnes avaient qualifié ce projet de « mission impossible »). La capture au filet et à la pêche électrique constitue une réalisation scientifique considérable et inédite. Le retrait des poissons non indigènes a été réalisé sans le recours aux produits chimiques ni aux techniques d’assèchement.
  • Les résultats préliminaires de la surveillance indiquent que les populations d’invertébrés se reconstituent progressivement dans les lacs. Ce projet illustre l’importance de corriger les erreurs du passé et d’en tirer des enseignements.

Brûlage dirigé

  • Parcs Canada est un chef de file mondial en matière de gestion des feux. Le brûlage de secteurs des parcs des montagnes, réintroduit pour la première fois au parc national Banff, a permis de réduire le risque de feux de forêt d’ampleur catastrophique et d’améliorer la santé de la forêt grâce à l’augmentation de la biodiversité et à la variation du nombre de plantes et d’animaux.
  • Depuis 1983, 83 brûlages dirigés ont été réalisés dans le parc national Banff, ce qui a réintroduit le feu sur un territoire de plus de 25 000 hectares. Ces brûlages dirigés avaient pour objectif de rétablir 50 % du cycle du feu à long terme. Grâce au brûlage dirigé, les forêts des parcs nationaux sont moins vulnérables à l’infestation d’insectes tels que le dendroctone du pin ponderosa.
  • Le fonds Agir sur le terrain, une initiative de conservation de 8,45 millions de dollars, vise à restaurer la diversité des plantes et des forêts et à freiner la propagation du dendroctone du pin ponderosa grâce à l’utilisation de brûlages dirigés dans les parcs nationaux Banff, Jasper, Yoho et Kootenay.

Mesures de protection des espèces emblématiques 

Consultation sur la réintroduction du bison des plaines dans le parc national Banff

  • La première priorité des parcs nationaux est de remettre les écosystèmes en état et de les garder en santé pour les générations actuelles et futures. Pour cette raison, nous consultons les intervenants, les Premières Nations de même que les Canadiennes et Canadiens en général au sujet de la réintroduction potentielle d’une population de bisons dans le parc national Banff.
  • Le plan directeur de 2010 du parc national Banff engage Parcs Canada à réintroduire une population de bisons des plaines dans le parc. Lors des consultations sur le plan, le public s’est prononcé majoritairement en faveur de la réintroduction du bison et les médias ont accordé une importance considérable à la question.

Autres interventions démontrant du leadership sur la question du bison

  • Le parc national du Canada Elk Island travaille à la conservation du bison des plaines et du bison des bois depuis 1907. Certains des derniers bisons des plaines au monde ont été transportés au parc et cette espèce menacée de disparition a commencé à se rétablir. Au fil des ans, le parc a fourni 778 bisons des plaines et 668 bisons des bois dans le cadre d’initiatives de conservation partout dans le monde. Au Canada, on a procédé à des transferts en Colombie‑Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, dans les Territoires du Nord‑Ouest et au Yukon. À l’échelle internationale, le parc a appuyé le transfert de bisons en Russie ainsi qu’en Alaska et dans le Montana (États-Unis).

Recherche sur le carcajou

  • Une partie du million de dollars versé par Parcs Canada sous forme de contribution pour la recherche liée à la Transcanadienne a été consacrée à l’étude des populations de carcajous, de leur diversité génétique, et du rôle joué par les structures de passage de la faune dans leurs déplacements et leur survie à long terme. Cette recherche nous aidera à mieux connaître l’incidence des routes sur la diversité génétique et les déplacements des carcajous, en plus de nous éclairer sur les préférences relativement à la conception des structures de passage pour les carcajous d’Amérique du Nord.
  • Nous en savons très peu au sujet de l’utilisation des structures de passage de la faune par les carcajous. En novembre 2011, un carcajou a été observé pour la première fois (au moyen d’un appareil photo actionné par le mouvement) en train d’utiliser un tel passage, dans le parc national Banff; il s’agit donc d’un événement important.
  • Soucieux de comprendre le profil de dispersion de cette espèce insaisissable, les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers ont lancé un projet pilote de prélèvement d’ADN pour mieux connaître les échanges génétiques de l’espèce de part et d’autre de la Transcanadienne de même que de la voie ferrée du Chemin de fer Canadien Pacifique dans le parc national des Glaciers. Les résultats de l’étude sur le carcajou, cumulés aux données recueillies antérieurement, serviront à délimiter l’habitat de l’espèce et à cerner les mesures de protection à mettre en place pour en assurer la connectivité.

Grizzlis  

  • Afin de garantir la santé des populations de grizzlis dans le parc national Banff, de grands efforts ont été déployés, dont la construction de structures de passage et de clôtures (maintenant de renommée internationale) le long des autoroutes, l’installation d’une clôture électrique autour du terrain de camping du lac Louise, l’installation de poubelles à l’épreuve des ours, l’exécution d’un programme exhaustif d’éducation du public dans le cadre duquel des gardiens des ours parcourent les routes secondaires du parc, la réorientation de sentiers et la réinstallation d’un terrain de camping de l’arrière pays dans la région du lac Louise (garantissant l’accès des grizzlis à un habitat important tout en permettant aux visiteurs de profiter du lieu), l’obligation saisonnière de pratiquer la randonnée en groupe au lac Louise et dans le sentier longeant les rives du lac Minnewanka, et la protection des corridors fauniques (mise en valeur de l’ancien site de Wheeler House et fermeture des installations dans le corridor faunique de la Cascade).
  • Au fil des activités prévues dans le plan d’action conjoint avec le Chemin de fer Canadien Pacifique, Parcs Canada élaborera et mettra à l’essai, de concert avec les tiers compétents, de nouvelles approches prometteuses visant à réduire le nombre de décès de grizzlis attribuables au chemin de fer qui traverse les parcs nationaux Banff et Yoho.

Rétablissement du pin à écorce blanch  

  • Cet arbre à croissance lente et d’une grande longévité joue un rôle vital dans l’écosystème des lacs Waterton puisqu’il aide à stabiliser les versants abrupts, influence la fonte des neiges et est source de nourriture, de protection et d’abri pour bon nombre d’espèces fauniques des écosystèmes subalpins.
  • Parmi les menaces touchant le pin à écorce blanche figurent la rouille vésiculeuse du pin blanc (un champignon invasif et non indigène), le dendroctone du pin ponderosa et les activités de suppression du feu. La disparition de cet arbre changerait radicalement l’écosystème subalpin des Rocheuses.
  • •Afin de veiller à ce que cette espèce importante continue de faire partie du paysage pendant nombre d’années encore, des graines ont été récoltées à partir des cônes du pin. Des cages spéciales sont fixées aux cônes pour les protéger des oiseaux et des écureuils jusqu’à leur maturité, soit le moment où les graines sont extraites. <>•La plupart des graines récoltées seront utilisées pour produire des semis qui seront utilisés dans le cadre de projets de rétablissement.
  • Jusqu’à maintenant, grâce à l’aide de visiteurs et de bénévoles, au delà de 2 800 graines de pin à écorce blanche ont été récoltées. Plus de 2 500 de ces graines ont déjà été plantées.

Physe des fontaines de Banff  

  • La physe des fontaines de Banff est une espèce en péril du parc national du Canada Banff. Ce mollusque vit dans six sources thermales naturelles qui jalonnent les pentes du mont Sulphur. Il ne se rencontre nulle part ailleurs sur la planète. En 1997, ce mollusque de la taille d’un pépin de citron est passé à l’histoire en devenant le premier mollusque à être désigné par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada et inscrit à la liste des espèces menacées. Le parc national Banff a élaboré le premier plan de rétablissement des espèces en voie de disparition du Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril.
  • En raison des variations naturelles de la température de l’eau et de la composition des minéraux dissous, l’effectif de la population de physes peut grandement fluctuer au cours d’une même année. En 2010, la population des sources thermales Kidney est passée d’un maximum de 4 024 individus en mai à 37 en juillet. La fluctuation des populations de physes et du niveau d’eau des sources thermales est considérée comme étant normale. Toutefois, Parcs Canada élabore actuellement un programme d’intervention d’urgence, de rétablissement et de maintien dans l’éventualité où les populations de physes tomberaient sous le niveau acceptable en raison des activités humaines.
  • Parcs Canada s’est employé à faire connaître la physe à l’échelle locale, régionale et nationale dans le cadre d’une vaste campagne menée auprès du personnel, des résidents et des visiteurs du monde entier visant tout particulièrement à les amener à s’intéresser aux espèces en péril. Le programme de recherche et de rétablissement que mène actuellement Parcs Canada permet d’améliorer la connaissance et la compréhension de l’écologie de la physe et des écosystèmes des sources thermales, de sensibiliser les gens au rétablissement de la physe des fontaines de Banff et de susciter leur appui à cet égard.
  • Dans le cadre du projet de renouvellement du lieu historique national du Canada Cave and Basin, Parcs Canada a élaboré un programme de surveillance de la turbidité, car les activités de construction pourraient avoir des répercussions sur les propriétés des eaux thermales et, par conséquent, sur l’habitat essentiel de la physe des fontaines de Banff en péril.

Truite fardée  

La truite fardée du versant de l’ouest, un poisson indigène des parcs nationaux des montagnes, connaît un déclin important partout dans son aire de répartition en Colombie-Britannique. Elle a d’ailleurs récemment été inscrite sur la liste des espèces préoccupantes de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

  • Dans le parc national Yoho, l’espèce semble avoir disparu de son territoire historique. Malgré tout, par suite de l’alevinage réalisé antérieurement à l’extérieur de son aire de répartition historique, la truite fardée est présente dans des lacs de la vallée du lac O’Hara.
  • Une campagne de sensibilisation a été lancée en 2008 pour encourager les pêcheurs à pratiquer volontairement la remise à l’eau des truites fardées capturées dans le lac O’Hara, afin d’assurer la santé future des populations. En 2009, Parcs Canada a fait passer de deux à zéro la limite de possession de truites fardées du versant de l’ouest partout dans le parc national Yoho, en vue de protéger cette population localisée qui n’a jamais été hybridée.
  • Un inventaire basé sur des échantillons d’ADN prélevés dans le parc national Kootenay révèle que la truite fardée est présente dans une grande partie de son habitat traditionnel, à l’exception des lacs.
  • L’hybridation avec la truite arc-en-ciel, l’une des plus grandes menaces qui guettent l’espèce, a été observée dans tous les secteurs du parc (Kootenay), à l’exception de l’extrémité nord. Parcs Canada examine la possibilité de rétablir la truite fardée dans le lac Olive.

Caribou  

  • La Stratégie de conservation du caribou des montagnes du Sud dans les parcs nationaux du Canada de Parcs Canada orientera les mesures de conservation du caribou dans les parcs nationaux Banff, Jasper, du Mont Revelstoke et des Glaciers. Dans le cadre de cette stratégie, Parcs Canada s’emploie à déterminer comment contrer le déclin du caribou des bois à l’aide d’une gamme de mesures. Parmi ces mesures figurent la fermeture saisonnière de sentiers et de secteurs et la gestion de la densité de la population des autres proies des prédateurs du caribou. La recherche en cours et les activités continues de surveillance contribuent à l’établissement des principes scientifiques éprouvés qui sont utilisés pour cerner l’habitat essentiel du caribou sur les terres des parcs nationaux ainsi que les mesures de conservation que l’on pourrait prendre.
  • Pour maintenir une population saine de caribous, Parcs Canada, le gouvernement de la Colombie-Britannique et le zoo de Calgary ont convenu d’exécuter conjointement un programme d’élevage en captivité dans le cadre de la Stratégie de conservation du caribou des montagnes du Sud dans les parcs nationaux du Canada.
  • Le programme vise à constituer une population source qui pourrait servir à augmenter l’effectif de plusieurs petites hardes du parc national Jasper, de la Colombie-Britannique et peut-être également des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. Les caribous élevés en captivité pourraient aussi être réintroduits dans le parc national Banff, où la seule harde résidente connue a été anéantie par une avalanche au printemps 2009.
  • L’investissement à l’appui du plan de rétablissement du caribou dans les parcs nationaux Jasper, Banff, des Glaciers et du Mont Revelstoke est de 4,5 millions de dollars (fonds Agir sur le terrain).