Parc national du Canada Wapusk

Combien y a-t-il d’ours polaires au parc national Wapusk?

Cam Elliott
Directeur : Parc national Wapusk et lieux historiques nationaux du Nord du Manitoba

Neuf ours (les voyez-vous?) à un site habituel de rassemblement estival, dans le parc national du Canada Wapusk. Cliquer pour agrandir l'image. Neuf ours (les voyez-vous?) à un site habituel de rassemblement estival, dans le parc national du Canada Wapusk. Cliquer pour agrandir l'image.
© Parcs Canada

Le parc national Wapusk protège l’une des plus grandes concentrations de tanières de mise bas d’ours polaires au monde, et est le siège du plus ancien programme de recherche sur les ours polaires qui soit. Il n’est donc pas surprenant que les visiteurs du parc demandent : « Combien y-a-t-il d’ours polaires au parc national Wapusk? » La réponse n’est toutefois pas si simple…

Les ours polaires du parc national Wapusk font partie de la sous-population de l’ouest de la baie d’Hudson. Il n’est jamais possible de faire un recensement exact d’une population d’animaux sauvages, mais selon les données les plus récentes, cette population compterait environ 935 ours. Combien y a-t-il d’ours dans le parc à un moment donné? Cela dépend d’une série de facteurs, telle que le temps de l’année. C’est au printemps qu’il y a le moins d’ours dans le parc, parce qu’ils sont à peu près tous sur la glace marine à ce moment-là. C’est à la fin de l’été et au début de l’automne qu’il y a le plus d’ours dans le parc.

Le nombre d’ours dans le parc national Wapusk varie aussi d’une année à l’autre, selon l’endroit où la fonte des glaces a laissé les ours polaires sur le rivage. Les femelles gravides ont tendance à se rendre sur le rivage plus tôt que les autres ours, et ont des préférences quant à l’endroit où elles arrivent à terre pour se rendre à l’aire de mise bas dans le parc national Wapusk. Les autres ours restent sur la glace le plus longtemps possible, et leur arrivée à terre, n’importe où entre le cap Churchill et la frontière Manitoba-Ontario, dépend de la fonte de la glace.

Malgré cette variation saisonnière et annuelle, il est important pour les gestionnaires de la faune de noter le moment où les ours polaires arrivent à terre, où ils vont, et combien on en voit dans le parc. Le personnel de Parcs Canada et les chercheurs tiennent des registres de toutes les observations d’ours polaires, ce qui donne une bonne idée du nombre d’ours dans le parc et de l’état physique dans lequel ils semblent se trouver. Les visiteurs qui rapportent à Parcs Canada avoir vu des ours polaires sont d’une grande aide en cette matière; leurs observations ajoutent des renseignements et des détails concernant l’endroit exact.

Parcs Canada se fie sur ces données pour gérer le parc sur deux fronts : le maintien d’un environnement sûr pour les ours polaires et le maintien d’un environnement sûr pour les humains. Le dénombrement annuel des ours permet de cerner les endroits importants pour eux. Les mâles adultes se rassemblent à certains endroits pour l’été, et ils y reviennent d’une année à l’autre. L’aire de mise bas, utilisée par les femelles, est d’une importance critique pour la survie de la population. Par ailleurs, il y a des endroits où il est inhabituel d’apercevoir un ours polaire. La connaissance de ces endroits et des moments auxquels des ours s’y rendent permet à Parcs Canada de gérer le parc national Wapusk en évitant de déranger les ours. Il est alors également possible de planifier les installations destinées aux visiteurs et leurs activités d’une façon qui leur assure la plus grande sécurité dans le parc lorsque les ours sont à terre.

En dépit de toutes les précautions, il arrive que des personnes et des ours polaires entrent en contact dans le parc. La première et la meilleure solution est d’éviter la rencontre. Pour cela, il faut savoir où les ours se rassemblent et prendre garde de ne pas s’aventurer dans ces secteurs. Lorsque l’on voit un ours sur le terrain, c’est une bonne idée de changer de lieu de travail ou de parcours de randonnée pour éviter une rencontre. D’un autre côté, lorsqu’un bâtiment est construit dans le parc, il ne peut être déplacé et il peut attirer les ours polaires et d’autres animaux sauvages. À la nouvelle installation de la rivière Broad, entourée d’une clôture à l’épreuve des ours, on a installé des appareils-photo pour enregistrer le nombre d’ours qui s’en approchent. Avec le temps, ces images permettront de déterminer si cette installation attire les ours, combien d’ours viennent la visiter et le moment où les ours viennent le plus souvent. Ces renseignements permettront à Parcs Canada de décider comment utiliser l’installation pour minimiser l’intérêt des ours et diminuer la probabilité que les personnes rencontrent des ours polaires.

Qui est pris sur le vif par notre appareil-photo? L’appareil-photo automatique monté sur la clôture de l’installation de la rivière Broad a donné à Parcs Canada un aperçu des animaux qui s’y rendent et du moment auquel ils y viennent. Du 2 juillet au 24 août 2010, on a pris huit photos d’ours polaires (six ours seuls et deux paires d’ours). On a aussi photographié un loup solitaire à 2 h 38 du matin le 25 juillet et l’après-midi du 27 juillet.
Du 2 juillet au 24 août 2010, on a pris huit photos d’ours polaires (six ours seuls et deux paires d’ours). Du 2 juillet au 24 août 2010, on a pris huit photos d’ours polaires (six ours seuls et deux paires d’ours).
© Parcs Canada

Du 2 juillet au 24 août 2010, on a pris huit photos d’ours polaires (six ours seuls et deux paires d’ours). On a aussi photographié un loup solitaire à 2 h 38 du matin le 25 juillet et l’après-midi du 27 juillet. On a aussi photographié un loup solitaire à 2 h 38 du matin le 25 juillet et l’après-midi du 27 juillet.
© Parcs Canada