Parc national du Canada Wapusk

Réflexions sur une expédition au parc national Wapusk

Échos de Wapusk - Volume 5, Numéro 1, 2012

Le personnel et les étudiants du camp sur le leadership au camp de recherche Nestor 1, 2009 Le personnel et les étudiants du camp sur le leadership au camp de recherche Nestor 1, 2009. À l’avant (de gauche à droite) : Amanda Spence, Samantha Grosbrink, Nicole Rabiscah-Hill. À l’arrière (de gauche à droite) : Melissa Gibbons, Darcy Wastesicoot, Justin Saunders, Paul Preteau, Stanley Spence, Ian Martens, Brendan McEwan
© Parcs Canada

Du 8 au 14 juillet 2009, le parc national Wapusk a présenté le premier camp annuel de leadership à l’intention des élèves du niveau secondaire, appelé « Leaders de notre planète ». Cet événement inaugural a permis à des élèves de Churchill de se rendre au parc afin d’agir à titre d’ambassadeur pour l’environnement. Le programme met l’accent sur les compétences en leadership, la science « sur le terrain » et le savoir traditionnel.

La mise sur pied du camp a exigé tout un travail d’équipe et l’une des personnes qui a contribué grandement à son succès est Darcy Wastesicoot, un membre du Conseil de gestion de Wapusk représentant la première nation de York Factory. Darcy se souvient de cette semaine comme d’une expérience inoubliable au parc national Wapusk :

« Ce fut pour moi un été de premières, même si je n’étais pas le public visé dans le cadre de ce voyage. J’espère que les cinq élèves l’ont vu comme une expérience éducative et une leçon d’humilité, qu’il s’agisse des visites, des randonnées ou des tours d’hélicoptère. Nous avons rencontré des employés pratiquant toutes sortes de métiers et de professions. La plupart travaillaient dans les domaines des études environnementales, de la recherche et de l’écotourisme, sans parler bien sûr des employés de Parcs Canada qui exploitent le parc. Ainsi, à notre arrivée pour ce séjour de cinq jours, nous avons abordé certains sujets comme l’identification des plantes et des insectes, la culture crie, l’histoire du parc et les mesures de sécurité. Parcs Canada a veillé à ce que tous les participants pratiquent les randonnées et les autres activités en toute sécurité. Les élèves ont participé à toutes les activités et apprécié le Camp jeunesse de leadership autant que moi, et j’aimerais exprimer ma gratitude à tous ceux qui ont fait en sorte que la visite du parc se déroule de façon sécuritaire et agréable. Ekosi! Merci! »
– Darcy Wastesicoot

Tout au long du camp, les élèves du secondaire se sont mutuellement interrogés sur vidéo en posant la question « Qu’est-ce que ça veut dire pour toi d’être un leader pour le parc national Wapusk? » Voici leurs réponses :

« Être un leader pour ce lieu signifie beaucoup pour moi. Cela me donne la chance d’enseigner aux gens comment on mesure le pergélisol et combien de temps un béluga peut retenir sa respiration, par exemple. J’espère que tout cela va véritablement permettre aux gens qui sont ici d’apprendre. J’espère qu’ils se souviendront de leur expérience. »
– Justin Saunders

« Pour moi, être un leader du parc national Wapusk signifie assurer la conservation et la protection à long terme de l’environnement, de sorte que les générations futures pourront renouer avec l’histoire et avec la nature. »
–Paul Preteau

« Pour être un leader, où que ce soit, il faut montrer, diriger, faire circuler l’information et faire avancer les choses. Cela est particulièrement le cas ici. Nous voulons garder l’endroit comme il est pour permettre à d’autres de vivre ce que nous avons vécu. »
– Amanda Spence

« Être un leader est un travail très important… Être un leader pour Wapusk est particulièrement important... Il est très important de s’assurer que les gens ne prennent pas d’artefacts, d’expliquer aux visiteurs les chemins à emprunter, la démarche à suivre face aux animaux sauvages et les autres règles de sécurité. Cela veut dire que je contribue à la bonne fréquentation de ces parcs et, du même coup, à la préservation de Parcs Canada. »
– Samantha Grosbrink

« Pour moi, cela signifie de préserver et protéger les animaux, les environs et les façons traditionnelles de faire les choses. Les gens pourront ainsi vivre ce que nous avons vécu durant la semaine. »
– Nicole Rabiscah-Hill