






Un trésor de fossiles anciens dans la montagne
Bien haut sur la crête d’une montagne du magnifique parc national Yoho, l’un des écosystèmes marins les plus anciens de la planète demeure figé dans le temps au cœur des strates rocheuses.
Il s’agit des célèbres schistes argileux de Burgess, découverts en 1909 par Charles Walcott, scientifique et paléontologiste américain et secrétaire de la Smithsonian Institution. Ces fossiles à corps mou, admirablement bien préservés, sont connus de par le monde et attirent chaque année de nombreux visiteurs au parc national Yoho.
Un site du patrimoine mondial
L’importance des schistes argileux de Burgess a été reconnue en 1981, année où l’UNESCO les a classés site du patrimoine mondial. Plus tard, en 1984, les schistes argileux ont été placés sous l’égide du site du patrimoine mondial des parcs des montagnes Rocheuses canadiennes. Ils bénéficient maintenant d’une protection à l’intérieur d’une aire protégée de plus grande superficie.
Si les schistes argileux de Burgess ont été inscrits au patrimoine mondial, c’est parce qu’ils abritent une collection exceptionnelle de fossiles d’organismes marins à corps mou qui vivaient dans les mers du Cambrien, il y a 505 millions d’années. Ces animaux bizarres, remarquablement bien préservés dans les couches de schistes argileux, représentent un écosystème complet qui n’a existé que pendant une très courte période après la première explosion de vie multicellulaire sur Terre. Depuis leur découverte, les fossiles des schistes argileux de Burgess procurent aux scientifiques une multitude de renseignements sur la diversité des formes de vie du Cambrien, dont certaines sont difficiles à classer dans les catégories familières de la taxonomie moderne ou de la taxonomie des fossiles.
Charles Walcott, premier chercheur des schistes argileux de Burgess © Smithsonian Institution
Ces organismes ont fourni aux scientifiques un aperçu intéressant de la nature même de l’évolution. Leurs fossiles nous donnent à croire que l’évolution de la vie sur Terre aurait été caractérisée par une diversification rapide et une disparition aléatoire plutôt que par la progression ordonnée de la « survie du plus fort ». Les recherches menées dans le parc national Yoho par le Musée royal de l’Ontario et les études réalisées ailleurs dans le monde nous aideront à mieux comprendre le processus de l’évolution.
Le parc national Yoho est chargé d’assurer la protection de ce site fragile et exceptionnel qui revêt une importance pour l’humanité entière. Cependant, Parcs Canada tient à offrir des occasions pour les visiteurs d’en apprendre davantage sur leur patrimoine mondial. Afin de concilier ces deux objectifs, il autorise les visiteurs à accéder aux gisements fossilifères dans le cadre de randonnées guidées. La collecte de fossiles, d’autres objets naturels ou d’artefacts est strictement interdite. Les visiteurs sont cependant invités à explorer les gisements fossilifères, en participant à une randonnée guidée ou en consultant l’exposition interactive sur les schistes argileux dans le Centre d’accueil du parc national Yoho.
L’éducation joue un rôle crucial dans la protection de ce site important. Apprenez-en davantage en visitant le Musée virtuel du Canada ou explorez les ressources du Centre de ressources éducatives de Parcs Canada sur les schistes argileux de Burgess, leur histoire humaine, leur géologie, leur faune, leurs fossiles et l’explosion du Cambrien.