Réserve de parc national du Canada Pacific Rim

Les Espèces Des Dunes Sableuses

Seigle de mer (Leymus mollis)
Le seigle de mer croît dans un milieu sablonneux instable
Le seigle de mer stabilise le sable favorisant ainsi la formation des dunes.
©Parcs Canada / B. Campbell, 1974 / F-12

Les plantes qui poussent dans les dunes ont un problème : lorsque le vent souffle, le sable bouge, ce qui rend la survie difficile. Toutefois, si une plante arrive à survivre, elle garde un peu de sable en place et facilite ainsi la croissance d'autres plantes. Ce processus, appelée fixation de dunes sableuses, se multiplie avec le nombre de plantes. Si un nombre suffisant de plantes s'établit, la forêt peut finir par remplacer les dunes.

Le seigle de mer est une plante indigène qui peut fixer les dunes en partie, mais pas en totalité. Malheureusement, l'ammophile et l'ammophile à ligule courte ( deux espèces introduites) sont beaucoup plus aptes à garder le sable en place; elles sont en train de remplacer le seigle de mer indigène et nos dunes peuvent disparaître.


Ammophile (Ammophilia arenaria) et Ammophile à ligule courte (Ammophila breviligulata)
Ammophile et ammophile à ligule courte
L'ammophile et l'ammophile à ligule courte sont toutes deux des espèces introduites qui luttent contre notre végétation indigène.
©Parcs Canada / B. Campbell, 1981 / F-24

Ces deux espèces exotiques sont en train d'envahir et de changer les dunes et les plages supérieures de la côte du Pacifique. Ces herbes emprisonnent plus de sable que les herbes indigènes et forment des murs de dunes parallèles au littoral. Ces murs sont assez escarpés pour empêcher le vent de déplacer de grandes quantités de sable dans les dunes. Sans l'arrivée de sable, les dunes derrière le mur sont envahies par les plantes et disparaissent. Le parc national Pacific Rim du Canada possède peut-être le réseau le plus vaste de dunes sableuses sur l'île de Vancouver, mais peut-être pas pour longtemps.

Parcs Canada s'inquiète de ces espèces envahissantes et essaie de les enlever dans certaines aires, ce qui exige beaucoup de travail, de temps et d'argent si l'on veut que cela soit efficace. Les problèmes causés par ces deux espèces illustrent la difficulté de restaurer un écosystème perturbé.


Abronie (Abronia latifolia)
Abronie jaune et rose
L'abronie rose avait été déclarée disparue en Colombie-Britannique, mais on l'a depuis aperçue le long du sentier de la Côte-Ouest.
©Parcs Canada

Cette plante a besoin de sel et de sable pour s'épanouir. Elle est tellement adaptée à l'embrun salé qu'elle ne tolère pas l'eau douce ou la sécheresse extrême. Elle s'ancre dans le sable mou par une épaisse racine pivotante et développe des feuilles charnues pour conserver l'eau salée. Sans ces caractéristiques, elle ne survivrait pas aux conditions dures de son environnement.

Une autre espèce d'abronie de sable a été déclarée disparue dans l'État de Washington et en Colombie-Britannique pendant plusieurs années, mais a été redécouverte sur une plage de ce parc national. Si la plage est un endroit difficile pour survivre en temps ordinaire, imaginez à quel point c'est dur maintenant pour cette espèce. Elle est évincée par les ammophiles. Ces dernières survivront sans aucun doute, mais son avenir à elle est incertain.


Chenilles
Des empreintes dans le sable
Le sable des dunes raconte l'histoire des voyageurs qui les ont traversées.
©Parcs Canada / W. McIntyre, 1973 / E

Examinez le sable des dunes, il est riche en découvertes.

Au fur et à mesure que vous explorez, retournez-vous et vous verrez vos traces. Regardez à nouveau et vous verrez les empreintes d'autres créatures. Elles ne sont pas toujours là en même temps que vous - elles sont peut-être actives la nuit ou simplement timides - mais elles laissent des indices de leur passage. « Gribouillis », lignes, petites empreintes, grandes empreintes... que pouvez-vous conclure de vos découvertes?

Hum! Est-ce que quelqu'un a tracé une ligne du doigt dans le sable ou des chenilles se sont-elles déplacées la nuit pour se nourrir et s'hydrater?


Couleuvre du Nord-Ouest (Thamnophis ordinoides)
La couleuvre du Nord-Ouest
La couleuvre du Nord-Ouest, qui n'est pas venimeuse, est le seul serpent que l'on trouve dans le parc.
©Parcs Canada / B. Campbell

La couleuvre du Nord-Ouest est le reptile qu'on voit le plus souvent dans le parc. C'est une autre créature qui laisse une empreinte en S dans le sable. Ce serpent non venimeux est très répandu en Amérique du Nord et tolère facilement les températures fraîches de notre région. Vous en surprendrez peut-être un en train de profiter des rayons du soleil pour élever sa température interne.


Souris
Une souris se régale dans la mousse
On aperçoit souvent des souris dans les dunes.
©Parcs Canada / M. Hobson, 1985 / A-5

Les souris laissent de minuscules empreintes délicates. Examinez le sable pour en découvrir.

Savez-vous dans quelle direction se dirigeait la souris? Où s'est-elle arrêtée? Voyez-vous des indices de ce qu'elle a pu manger?

Les souris sont plus actives la nuit. Elles cherchent constamment à se nourrir et à éviter de se transformer en nourriture pour d'autres créatures comme le hibou.


Loup de Vancouver (Canis lupus crassodon)
Un loup regarde à travers la végétation
Les loups utilisent les dunes comme un corridor, et ils n'y laissent que des empreintes et des excréments.
©Parcs Canada / M. Hobson, 1990 / A-7

Les loups se déplacent dans les dunes. On les voit rarement mais on découvre leurs empreintes.
Recherchez des empreintes de chien qui ont l'air un peu grandes. Ce sont probablement des empreintes de loup.

On ne peut voir parfois que les empreintes d'un animal, mais on découvre souvent les empreintes de toute une meute.

Si vous apercevez des loups, observez-les de loin. Les loups ont parfois suivi des gens, attaqué et tué des chiens qui n'étaient pas en laisse. Tenez toujours votre chien en laisse.


Raisin d'ours (Arctostaphylos uva-ursi)
Le raisin d'ours est une plante qui rampe à la surface du sable, qu'elle aide à garder en place
Les baies rouge vif du raisin d'ours égayent les dunes de leur couleur.
©Parcs Canada / 1983 / F-99

Le raisin d'ours est l'une des premières plantes à ramper à la surface du sable, qu'elle aide à garder en place. Recherchez des tapis de cet arbuste sempervirent à la lisière entre le sable et la forêt. Il porte des baies rouge vif qui ressemblent à des pommes miniatures.


Asclépiade tubéreuse (Castilleja sp.)
Asclépiade tubéreuse
Cette plante parasite vole des substances nutritives en se reliant aux racines de plants de raisin d'ours.
©Parcs Canada / W. McIntyre, 1977 / F-115

Si vous voyez les fleurs rouge vif de l'asclépiade tubéreuse, regardez autour de vous pour découvrir du raisin d'ours à proximité. Vous en trouverez probablement car l'asclépiade a tendance à voler sa nourriture. En effet, elle est en partie parasite, ce qui veut dire qu'au lieu de fabriquer toute sa nourriture par photosynthèse, elle vole des substances nutritives en se reliant aux racines de plantes avoisinantes.


Patate de bord-de-mer (Convolvulus soldanella)
Patate de bord-de-mer
Les fleurs roses de la patate de bord-de-mer attirent les pollinisateurs.
©Parcs Canada / B. Campbell, 1977 / F-107

Lorsqu'elle fleurit, la patate de bord-de-mer est facile à découvrir. Recherchez des fleurs rose-pourpre en entonnoir évasé. On appelle également cette plante pois de serpent car elle s'enroule autour d'autres plantes en poussant.