Réserve de parc national du Canada Pacific Rim

Les Espèces De La Plage De Sable

Crabe dormeur (Cancer magister)

Un couple de crabes dormeurs creuse dans le sable
On pratique la pêche commerciale au crabe dormeur au sein des limites de la réserve de parc
© Parcs Canada / B. Campbell, 1978 / E-25

Vous reconnaissez ce crabe? Vous l'avez peut-être vu dans votre assiette puisqu'on le sert souvent au restaurant.

Par contre, s'il a le choix, il préfère de loin vivre dans les fonds sablonneux de l'océan et s'aventurer à l'occasion sur la terre ferme au moment de la mue. Pour se débarrasser de sa carapace, le crabe se retire avec précaution par une fente dans la carapace de son abdomen. On voit souvent ces « dépouilles » le long de la ligne de marée et on les confond avec des crabes morts.

Lors de l'établissement de ce parc en 1970, on a maintenu la récolte commerciale de crabe dormeur, qui se poursuit donc aujourd'hui et constitue un exemple de l'incidence des questions économiques sur les parcs nationaux.


Couteau (Siliqua patula)

Le pied, le siphon et la coquille d'un couteau
Il est rare d'apercevoir un couteau sorti de sa coquille.
© Parcs Canada / E-17

Un petit « volcan » sur le sable peut trahir la présence d'un couteau fugace. Comme son nom le suggère, ce mollusque a une forme allongée, fuselée et pointue. Il creuse à une vitesse étourdissante et peut s'enfouir en quelques secondes.
Cet habitant des plages compactées et exposées se développe grâce à la mousse riche en plancton qu'on voit déferler dans les vagues.


Vers de vase (Euzonus sp.)

De minuscules trous indiquent la présence de vers de vase cachés dans le sable
Les vers de vase constituent une source de nourriture précieuse pour de nombreuses espèces d'oiseaux riverains.
© Parcs Canada / W. McIntyre, 1982 / E-22

Des labyrinthes de trous minuscules sous la ligne de marée haute pleine de débris indiquent la présence de petits vers rouges : les vers de vase. Leur couleur rouge sang vient de l'hémoglobine, la même molécule qui transporte l'oxygène dans votre sang.

Les vers de vase sont un peu comme les vers de terre de la plage. Ils mangent le sable pour digérer les bactéries et les algues incrustées sur chaque grain. Trouvez les trous, passez un doigt dans le sable et vous en verrez.

Si vous voyez des oiseaux de rivage ou des corneilles qui piquent le sable du bec, c'est probablement qu'ils sont en train de manger des vers de vase.


Puce de sable de la Californie (Megalorchestia californiana)

La puce de sable de la Californie ressemble à une immense puce
Le jour, les amphipodes s'enfouissent sous du varech échoué sur la plage.
© Parcs Canada / E-25

Certains croient que ce sont des puces géantes, mais ces créatures qui sautent sur la plage ne sont pas des insectes, ce sont des amphipodes. Les amphipodes appartiennent à la même classe que les crabes et les crevettes. Ce sont tous des crustacés.

Le jour, elles s'enfouissent dans le sable humide, près de la ligne de marée haute. La nuit, leurs longues antennes les aident à se déplacer après être sorties de leur cachette pour manger des débris rejetés par les marées. Cherchez les nombreux trous de la taille d'un crayon près des algues sur la plage; c'est probablement là que sont enfouies des puces de mer.


Nereocystis de Lutke (Nereocystis luetkeana)

Nereocystis de Lutke
Un enchevêtrement de Nereocystis de Lutke constitue une source de nourriture et un abri pour un grand nombre d'organismes.
© Parcs Canada / W. McIntyre, 1981 / I-4

Cette algue ressemble à un grand fouet. L'été, on voit souvent des enfants faire claquer ce grand « fouet » pour faire sauter leurs parents. Le varech ne pousse pas sur la plage; ce sont les tempêtes qui le délogent au large et l'apportent. Sous l'eau, une formation qui ressemble à un câble et qu'on appelle un crampon retient le nereocystis de Lutke aux rochers. Sa stipe qui ressemble à une tige et son bulbe permettent aux thalles de profiter de la lumière en flottant à la surface de l'eau ou à proximité. Cette plante remarquable atteint de 5 à 25 mètres en mois de six mois.
Une fois rejetée sur le rivage, elle procure abri et nourriture à des milliers de petits organismes. Examinez de près un tas d'algues enlacées et vous y verres des créatures qui sautent, rampent et glissent.


Olive naine pourpre (Olivella biplicata)

Une olive naine pourpre se fraie un chemin dans le sable
Lorsque cet escargot meurt, sa coquille sert souvent de « logement » pour les bernards l'hermites.
© Parcs Canada / B. Campbell, 1978 / E-16

Laissez traîner votre doigt dans le sable mouillé et vous formerez une petite motte au bout. Cette trace ressemble à celle d'une olive naine pourpre. Cet escargot laboure juste sous la surface du sable à la recherche de particules de nourriture. Une partie de son manteau lui sert de tuba et lui permet de respirer quand il est enfoui dans le sable.

Les coquilles de l'olive sont belles et luisantes, mais ne les ramassez pas : une fois que l'escargot est mort, les bernards l'hermites en ont besoin pour se loger.


Coquillier édentulé (Cakile edentula)

Le coquillier édentulé pousse dans le sable de la plage
Le coquillier édentulé retient le sable et des dunes se forment autour de lui.es
© Parcs Canada / F-57

Les plages de sable sont un endroit difficile pour les plantes, mais cette annuelle en est une qui arrive à survivre au-dessus de la ligne de la marée haute. Chaque année, c'est la première plante terrestre à pousser sur la plage. Elle retient le sable et de petites dunes commencent à se former autour d'elle.

Les vagues des tempêtes et les hautes marées de l'hiver la détruisent, mais ses grosses graines résistantes sont enfouies par les vagues et germent au printemps.


Chien (Canis familiaris)

Les chiens qui ne sont pas en laisse constituent un danger pour les êtres humains et les animaux sauvages
Tenez votre chien en laisse en tout temps.
© Parcs Canada / K. O'Brian, 1984 / V-1

Cela peut avoir l'air drôle, mais un chien peut être dangereux sur la plage. Dans le parc, les chiens qui ne sont pas tenus en laisse peuvent attaquer ou perturber bien des créatures sauvages, même s'ils ne les attrapent pas et ne les tuent pas. Ce stress supplémentaire peut faire la différence entre la vie et la mort. Les chiens sont particulièrement attirés par les oiseaux de rivage, les sauvagines et les petits mammifères. N'oubliez pas : ce n'est pas seulement votre chien, mais le vôtre et tout un nombre d'autres chiens sur la plage pendant une journée qui peuvent avoir une incidence sur la faune.

Les chiens doivent toujours être tenus en laisse dans un parc national.


Loutre de rivière (Lontra canadensis)

Un couple de loutres de rivière se prélasse au soleil sur les rochers
On trouve les loutres de rivière dans l'eau douce et dans l'eau salée.
© Parcs Canada / J. Brown, 2002

Voici un fait déconcertant : dans ce parc national, on trouve la mer, on trouve des loutres, et on voit parfois des loutres dans la mer, mais ce ne sont pas des loutres de mer!

Aucune règle n'établit que les loutres de rivière doivent rester dans les rivières. Dans ce parc, vous les verrez peut-être nager dans les vagues qui déferlent, détaler sur une plage, se faufiler dans un cours d'eau ou disparaître dans la forêt. Mais n'y comptez pas, car les loutres de rivière sont parfois actives le jour, mais c'est la nuit qu'elles sont le plus actives.
Les loutres aiment jouer. Elles luttent, se poursuivent, lancent des pierres et plongent pour les ramasser, et trouvent des pentes pour glisser.


Il est rare d'apercevoir une loutre de mer dans la réserve
Une loutre de mer se régale d'un oursin.
© Parcs Canada

Si vous avez beaucoup de chance, vous verrez peut-être la loutre de mer (Enhydra lutris). Ce mammifère marin rare est plus gros que la loutre de rivière et vit dans les peuplements d'algues brunes près des littoraux rocheux. La loutre de mer a du mal à se déplacer sur le sol et sort rarement de l'eau.

Il y a quelques années, on a relâché des loutres de rivière transplantées à l'extrémité nord de l'île de Vancouver. Cette population augmente lentement et se déplace vers le sud.