Réserve de parc national du Canada Pacific Rim

Découvrez le littoral marin

Trouvez les habitats du littoral marin

C'est dans la réserve de parc national du Canada Pacific Rim que la terre et la mer se rencontrent. Ici, chacune des communautés naturelles qui vivent le long du littoral dépendent du relief (le substratum) et des forces de la mer auxquels elles sont soumises. Des promontoires rocheux balayés par les vagues aux vasières abritées, toute une gamme de communautés biologiques sont protégées dans cette réserve de parc national.

Où Les habitats se trouvent-ils?

Plage Wickaninnish
Photo aérienne de la plage Wickaninnish
©Parcs Canada / W. McIntyre, 1975 / N-4

La plage Wickaninnish est un excellent point de départ pour explorer le rivage, où se côtoient une plage sablonneuse, une côte rocheuse et une plage de cailloux.

 

Où la plage a-t-elle pu aller?

Centre Wickaninnish
Pour obtenir de l'information sur la réserve de parc et admirer une vue spectaculaire, on peut visiter le Centre Wickaninnish.
©Parcs Canada / H. Holmes, 1994 / U-2

Quand vous explorez le rivage, il est important de tenir compte de la marée. Sur la plage Wickaninnish, la marée est parfois si haute que la plage disparaît. La marée basse est le moment idéal pour l'exploration : en fait, plus la marée est basse, mieux c'est. Avant de partir, adressez-vous au personnel du Centre Wickaninnish pour connaître les heures de marée haute et de marée basse pour la journée. Les guides-interprètes du parc offrent régulièrement des promenades sur la plage, en été.

 

La plage sablonneuse


De longues plages sablonneuses caractérisent la réserve de parc national Pacific Rim.
©Parcs Canada / W. McIntyre, 1976 / N-4

D'importantes buttes de sable exposées à la pleine puissance des vagues se créent pour former la plage sablonneuse type, que les gens s'attendent à voir quand ils viennent dans ce parc national. Ce que les gens ne savent peut-être pas, c'est que les plages se meuvent constamment. Les vagues, les courants et les vents déplacent le sable sans répit, pour donner de nouveaux visages aux plages.

Parce que le sable se déplace sans arrêt, il devient difficile pour de nombreuses espèces de s'y abriter. Au premier coup d'œil, on pourrait croire que rien ne vit sur la plage. Mais regardez de plus près.

À l'endroit où prend fin la forêt et où commence la plage Wickaninnish, un amas de bois flotté stabilise le sable et réduit l'érosion, devenant ainsi le refuge de certaines espèces végétales et animales. Entre cet amas de bois et le bord de l'eau s'accumule habituellement un tas de débris composés de varech, de bouts de bois et d'autres curiosités laissés par la dernière marée haute. Parmi ces débris, des créatures s'alimentent et se cachent. Elles évitent aussi le mouvement perpétuel du sable en se dissimulant sous la surface de la plage.

 

La côte rocheuse

Des rochers dans la zone de déferlement
Les rochers de la zone de déferlement offrent un habitat de choix aux créatures intertidales.
©Parcs Canada

L'action des vagues et des courants qui frappent la côte par endroits est si forte que tout ce qui peut être emporté est bel et bien emporté. Il ne subsiste que des affleurements rocheux et les espèces qui s'y agrippent pour sauver leur peau.

Le basalte, le granit et le grès sont les types de roches que l'on trouve ici. Formée de falaises abruptes et de terrains quasi plats et agrémentée d'anses, de crevasses et de bassins, la côte rocheuse offre un refuge à certains des organismes les plus bizarres et les plus colorés de la zone intertidale. Le substratum rocheux est si important pour ses habitants que toutes les surfaces sont occupées par des plantes et des animaux belligérants et combattants qui se tassent et qui s'agrippent, dépendant les uns des autres pour croître et se nourrir.

Sur les côtes rocheuses, la ségrégation règne, et les espèces animales et végétales forment des collectivités bien distinctes, en fonction de leur habilité à tolérer les éléments (air/mer et climat) et à survivre à leurs prédateurs. Celles qui peuvent affronter le vent pendant de longues périodes élisent domicile près de la ligne de marée haute, à l'abri de nombre de leurs prédateurs, alors que celles qui sont moins aptes à survivre aux affres du vent se regroupent à la ligne de marée basse, là où le risque est plus grand de devenir la proie d'un prédateur. Cette mosaïque colorée d'espèces vivantes, qui s'étend à la verticale, s'appelle la zone intertidale.

 

La plage de cailloux

Les plages de cailloux forment des ruisseaux et des baies bien protégés.
Bon nombre d'espèces différentes apprécient les crevasses et les recoins qui caractérisent les plages de cailloux.
©Parcs Canada / S. Suddes, 1980 / P-4
Il y a de la vie ici aussi mais, comme partout ailleurs sur la plage, tout est question de survie. Dans les baies et les bras protégés de la plage de cailloux, les vagues sont moins fortes et les petits cailloux se mélangent au gravier, au sable et à la boue. Toutefois, si la plage de cailloux est soumise aux vagues qui déferlent à la marée haute ou par mauvais temps, le roulement constant et l'action abrasive des vagues laissent aux espèces animales, hormis les plus robustes, peu de chances de survie.

Là où la plage de cailloux est protégée, le sable, la boue, le gravier et la pierre servent de refuge aux espèces animales. Il s'agit pour la plupart des mêmes espèces qui peuplent la côte rocheuse. Si vous retournez un caillou, vous verrez peut-être des résidents cachés, mais il importe que vous le replaciez exactement comme vous l'avez trouvé, afin d'éviter que ses résidents ne soient menacés par la chaleur, la pluie ou les prédateurs; il en va de leur survie.

 

Les battures boueuses

Des vasières se forment en l'absence de vagues fortes
Les vasières constituent une source de nourriture précieuse pour les oiseaux migrateurs.
©Parcs Canada / 1983 / N-9

Les vasières ne se forment qu'en l'absence de vagues fortes. Dans la baie Grice, qui est protégée, les vagues et les marées sont suffisamment calmes pour permettre à la boue de s'accumuler et de former des vasières étendues.

Les êtres humains considèrent parfois que toute cette boue est dégoûtante et inutile; d'autres espèces animales ne partagent cependant pas leur avis. Les créatures qui se terrent dans la boue y voient un domicile tandis que les créatures qui les mangent y trouvent un buffet à volonté. Les oiseaux de rivage migrateurs dépendent de tels habitats pour faire le plein au cours de leur longue migration.