Réserve de parc national du Canada Pacific Rim

Les espèces de la tourbière

Pas de moustiques
Il n'y a pas de moustiques dans la tourbière
L'acidité de l'eau décourage les moustiques à venir s'y reproduire.
©Parcs Canada / H. Plewes / K-9 / 1986

Le mot tourbière peut évoquer une mare vaseuse malodorante couverte de moustiques affamés. En réalité, tout d'abord il n'y a aucun moustique. L'acidité de l'eau décourage leur reproduction. La tourbière dégage toutefois une forte odeur. Tout comme une forêt, elle sent la mousse, la pluie, le pin et le vent.

Elle peut aussi être une mare vaseuse d'où il est difficile de sortir : c'est en partie pourquoi on doit rester sur le sentier. On doit également rester sur le sentier en raison de la fragilité de l'environnement. Il suffit de cinq minutes d'inattention pour défaire 25 ans de développement de tourbière. Ne cueillez pas les fleurs, n'endommagez pas la mousse et tenez vos animaux en laisse.


Sphaigne (Sphagnum Cymbifolium )
Sphaigne
La sphaigne tapisse la surface de la tourbière.
©Parcs Canada /K. Nomme / G-1 / 1979

La sphaigne est le tapis vert, rouge et brun qui recouvre la plus grande partie de la tourbière. Elle peut atteindre entre un et deux mètres d'épaisseur, et dater de 400 ans au fond.
La sphaigne joue un rôle clé dans la formation d'une tourbière car elle produit et libère des composés acides que les bactéries n'aiment pas. Ces dernières ne se développent donc pas sur la sphaigne, ce qui est important car les bactéries aident les choses à pourrir. Par conséquent, au fur et à mesure que la sphaigne continue de pousser sur elle-même à la surface, les anciennes couches meurent mais ne pourrissent pas. Les nutriments de la mousse morte ne se décomposent pas et les plantes futures peuvent donc les utiliser. La sphaigne vivante grandit plutôt sur les vestiges des générations précédentes et tisse un tapis de mousse toujours plus épais et plus profond.
Sans bactéries, la mousse de la tourbière est également naturellement stérile. Au cours de la Première Guerre mondiale, la sphaigne a remplacé le coton comme pansement chirurgical. L'acide de la mousse rend la vie et même la survie de nombreuses autres espèces très difficile. Examinez les arbres et vous verrez les effets spectaculaires de la sphaigne.


Pin tordu (Pinus contorta var. contorta)
La forêt de pins tordus ressemble à une forêt de brocolis géants.
Une nutrition inadéquate retarde la croissance du pin tordu.
©Parcs Canada / F-11 / 1970

Privés d'une alimentation adéquate, les arbres peuvent être rabougris et mal formés. Étant donné que le sol de la tourbière est tellement acide et gorgé d'eau, les racines du pin tordu doivent lutter pour absorber les quelques nutriments et minéraux disponibles. L'arbre ressemble souvent à un bouquet de brocoli géant.

Sur la côte ouest, les pins tordus sont à peine considérés comme des arbres mais on admire leur ténacité. Lents à pousser, lents à mourir, certains ont plus de 300 ans mais ne mesurent que quelques mètres.

Les arbres de la même espèce sont grands et droits dans les sols bien drainés, par exemple dans les parcs nationaux des Rocheuses canadiennes.


Thé du Labrador (Ledum groenlandicum)
Les fleurs blanches du thé du Labrador
La présence du thé du Labrador indique souvent que le sol est humide et acide et qu'il manque d'éléments nutritifs.
©Parcs Canada / F-99 / 1978

On confond souvent le thé du Labrador avec un petit rhododendron, un autre membre de la famille des Éricacées. D'un vert mat sur la face supérieure, les feuilles sont couvertes de duvet de couleur rouille sur la face inférieure. Les premiers explorateurs ont découvert que les Premières nations utilisaient les feuilles séchées et broyées de cette plante pour faire du thé. Ils ont donc commencé à la mélanger à leur propre thé, dont l'approvisionnement était bien sûr limité.


Drosère (Drosera rotundifolia)
Les insectes sont attirés vers la mort par les feuilles collantes de la drosère.
Les insectes sont attirés vers la mort par les feuilles collantes de la drosère.
©Parcs Canada / H. Plewes / F-16 / 1986

Les gouttelettes luisantes mais collantes sur les feuilles de cette plante carnivore sont un appât fatal pour les mouches et les fourmis. Plus la victime se débat, plus elle est engluée. La feuille s'enroule lentement autour de l'insecte et les glandes de la feuille qui secrètent des enzymes digèrent le tissu animal. Cette adaptation ingénieuse procure à la drosère une source d'azote, un élément constitutif essentiel de la vie dans un environnement pauvre en substances nutritives.


Fourmis
Insectes de la tourbière
Les fourmis arrivent à se tailler une place dans les rigueurs du milieu tourbeux.
©Parcs Canada / M. Hobson / E-24 / 1985

Examinez la mousse de près et vous verrez probablement des fourmis qui s'affairent dans un grand va-et-vient. Regardez encore de plus près et vous les verrez peut-être transporter une feuille, traîner un autre insecte ou se battre avec des fourmis rivales.

Si une fourmi s'approche d'une drosère pour essayer de déguster l'une de ses gouttelettes collantes, il y a de bonnes chances qu'elle se retrouve engluée et nourrisse l'ingénieuse drosère.


Camarine noire (Empetrum nigrum)
Camarine noire
La camarine noire constitue une source alimentaire précieuse pour les animaux qui fréquentent la tourbière.
©Parcs Canada / S. Kreaseman / F-75 / 1983

La camarine noire préfère les conditions légèrement plus sèches des petits monticules de mousse. Ses feuilles ressemblent à de minuscules aiguilles de sapin et restent sur les tiges filiformes toute l'année.


Laurier des marais (Kalmia microphylla)
Le laurier des marais peut être mortel pour les animaux qui broutent
Les étamines, du fond des fleurs du laurier des marais, surgissent et couvrent de pollen les insectes en quête de nectar.
©Parcs Canada / M. Hobson / F-99 / 1990

Lorsqu'une abeille se pose sur les fleurs en forme de coupe du laurier des marais, un filament muni d'un ressort surgit et lui donne un « coup de pollen ».

Les feuilles sont semblables à celles du thé du Labrador mais contiennent un poison fort qui peut être fatal pour les animaux qui paissent.


Canneberge commune (Vaccinuum oxycoccus)
La canneberge commune mûrit seulement après le premier gel
La canneberge commune assurait la subsistance des Premières nations durant les mois d'hiver.
©Parcs Canada / C. Fysh / F-99 / 1984

Les baies « surdimensionnées » de cette plante rampante restent dures et vertes tout l'été, puis s'amollissent et rougissent après le premier gel. Les Premières nations ramassaient les baies vertes et les entreposaient crues dans de la mousse humide, ou les faisaient cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'elles soient rouges et molles.
Geai de Steller (Cyanocitta stelleri)
(insert image 10 here) Cet éclat bleu vif est l'oiseau provincial de la Colombie-Britannique.

S'il se pose près de votre pique-nique, protégez votre nourriture. Nourrir les animaux sauvages, ou même les laisser voler votre nourriture, leur fait plus de mal que de bien. Nos aliments ne sont pas naturels pour eux et les encouragent à prendre de mauvaises habitudes.

Cet oiseau se nourrit normalement d'une grande variété d'aliments, y compris des insectes, des araignées, des graines, des baies et même des oeufs d'autres oiseaux.
Écoutez son cri retentissant : djé-djé.


Geai de Steller (Cyanocitta stelleri)
D'un bleu/noir distinct, le geai de Steller est facile à distinguer
Le geai de Steller est un résident bruyant du parc.
©Parcs Canada / M. Hobson / B-21 / 1986

Cet éclat bleu vif est l'oiseau provincial de la Colombie-Britannique.

S'il se pose près de votre pique-nique, protégez votre nourriture. Nourrir les animaux sauvages, ou même les laisser voler votre nourriture, leur fait plus de mal que de bien. Nos aliments ne sont pas naturels pour eux et les encouragent à prendre de mauvaises habitudes.

Cet oiseau se nourrit normalement d'une grande variété d'aliments, y compris des insectes, des araignées, des graines, des baies et même des oeufs d'autres oiseaux.
Écoutez son cri retentissant : djé-djé.


Grive à collier (Ixoreus naevius)
La forêt pluviale s'éveille souvent au son de la grive à collier.
La forêt pluviale s'éveille souvent au son de la grive à collier.
©Parcs Canada / A. Dorst / B-21

Vous entendrez peut-être le chant de la grive à collier à l'aube, au crépuscule ou juste après la pluie. Parfois décrit comme un faible sifflement, ce cri enchanteur couvre cinq ou six octaves différentes et s'éteint lentement.

La grive repousse les feuilles et les débris pour exposer les insectes, les vers de terre et d'autres petits invertébrés (animaux sans colonne vertébrale), ainsi que des graines et des baies. Bien qu'il soit environ de la même taille que le merle d'Amérique, cet oiseau est de couleur bien différente.


Merle d'Amérique (Turdus migratorius)
Le merle d'Amérique est la plus grosse grive en Amérique du Nord.
Le merle d'Amérique est la plus grosse grive en Amérique du Nord.
©Parcs Canada / M. Hobson / B-26 / 1988

Les visiteurs britanniques sont souvent surpris par la taille du merle d'Amérique. En dépit de son nom, cet oiseau est en fait une grive, la plus grande en Amérique du Nord. Ses couleurs ressemblent peut-être à celles du rouge-gorge, mais le merle d'Amérique est un parent plus proche des mainates de l'Angleterre.

Le merle d'Amérique est commun en Amérique du Nord.


Cougar (Puma concolor)
L'insaisissable couguar est un résident du parc qu'ont aperçoit rarement
L'île de Vancouver compte la plus importante densité de couguars au monde.
©Parcs Canada

Il y a des couguars dans ce parc. Vous n'en verrez probablement jamais, mais ils vivent ici.

Ce sont de grands félins de deux mètres et demi à trois mètres qui pèsent de 30 à 90 kg (80 à 200 lb), mais ils sont si furtifs et fuyants qu'on les compare parfois à des fantômes.

On appelle aussi puma, lion de montagne et panthère cet animal à distribution étendue. Autant à l'aise dans les forêts de conifères, les forêts tropicales, les prairies et les déserts que dans les marécages, le couguar était beaucoup plus abondant et son aire de répartition géographique beaucoup plus étendue avant qu'on détruise une grande partie de son habitat.

Le couguar chasse le jour et la nuit. Il se cache, puis bondit et court pour attraper sa proie. Tout comme les autres félins, il est attiré par les petites cibles qui se déplacent rapidement. Gardez vos enfants et vos animaux de compagnie près de vous dans les forêts du parc afin d'assurer leur sécurité.


Écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus)
Un écureuil roux se nourrit à même un cône
Il arrive que l'écureuil roux ait de nombreuses « cachettes » un peu partout dans son domaine vital.
©Parcs Canada / S. Kraseman, 1974
Si l'écureuil roux se taisait, on le remarquerait à peine. Petit et brun, il pourrait facilement passer inaperçu. Il est toutefois très bruyant et vous grondera à grands cris si vous pénétrez dans ce qu'il considère comme son territoire. Claquements, cris perçants, grognements, stridulations, cette petite créature emploiera les grands moyens pour vous dire ce qu'elle pense de votre intrusion.

Les écureuils roux sont des planteurs d'arbres. Ils passent une grande partie de l'été à trouver et enfouir des graines en prévision de l'hiver. Il arrive souvent par contre que certaines de ces graines germent avant qu'ils ne puissent les manger.