Réserve de parc national du Canada Pacific Rim

Les espèces de la bordure d'épinettes

Épinette de Sitka (Picea sitchensis)
L'épinette de Sitka domine le trait de côte
L'épinette de Sitka peut atteindre 70 mètres de hauteur!
©Parcs Canada / K-6

Trois indices vous aideront à identifier cet arbre.

1. L'endroit où il pousse : est-ce juste à côté de l'océan? Cet arbre peut résister au vent et aux embruns salés beaucoup mieux que d'autres arbres. C'est pourquoi il domine le littoral.

2. Sa taille : est-il grand, vraiment grand? L'épinette de Sitka atteint couramment 70 mètres de hauteur, deux mètres de diamètre et peut vivre 800 ans. La plus grande épinette de Sitka jamais découverte est également le plus grand arbre au Canada! Elle se trouve dans la vallée de Carmanah sur l'île de Vancouver (adjacente au Sentier de la Côte-Ouest) et mesure 95 mètres de haut!

3. La sensation qu'on éprouve quand on le touche. Est-il épineux? Les épines de cet arbre sont raides et pointues. N'essayez pas de saisir une branche les mains nues.

L'épinette de Sitka donne du bois de haute qualité qui était utilisé pour construire des mâts de navire et des avions. Le bombardier Mosquito de la Seconde Guerre mondiale était fabriqué en épinette de Sitka.


Salal (Gaultheria shallon)
Le salal pousse partout dans la forêt pluviale
Le salal est souvent utilisé dans des arrangements floraux.
©Parcs Canada / F-99

Le salal pousse partout dans le parc. C'est un arbuste sempervirent aux feuilles épaisses et raides. Les feuilles plus matures sont vert foncé et les plus jeunes, vert pâle. En plein soleil, il forme des bosquets denses et bas. Lorsqu'il y a moins de lumière, les bosquets sont denses mais hauts. Le salal est si épais dans de nombreux endroits qu'on ne peut même pas y glisser son bras!

Rabougris par le vent et l'embrun salé sur la côte, le salal et l'épinette de Sitka constituent un brise-vent de branches tordues et difformes appelé krummholz. Cette zone-tampon dense protège la forêt contre les tempêtes, les vents et les embruns salés de l'océan Pacifique.


Hétérodermie Maritime (Heterodermia sitchensis)
L'hétérodermie maritime s'accroche aux branches de l'épinette de Sitka.
L'hétérodermie maritime s'accroche aux branches de l'épinette de Sitka.
©Parcs Canada

L'hétérodermie maritime est l'une des espèces minuscules et très rares du groupement forestier de la bande d'épinettes. Elle était considérée comme l'un des lichens les plus rares de la partie occidentale de l'Amérique du Nord au milieu des années 1980. On ne l'avait découverte qu'à deux endroits sur cette côte : près du village d'Ucluelet et dans le parc national, à Schooner Cove. Une seule branche d'épinette de Sitka était l'hôte du lichen dans les deux cas.

Ses exigences en matière d'habitat sont si complexes (forte humidité continuelle, bonne circulation d'air, températures modérées, apport d'azote, abri contre l'exposition&) qu'il n'y a que très peu d'endroits où elle peut pousser.

Elle est si rare et si petite (de la taille d'un ongle) qu'elle est très difficile à trouver. En effet, on doit examiner chaque brindille de chaque branche où elle pourrait pousser. En 2001, on a toutefois découvert l'hétérodermie maritime à 19 endroits dans ce parc.


Fougére polypode (Polypodium scouleri)
Polypodium scouleri
Cette espèce de fougère s'est adaptée aux embruns salés en s'armant de feuilles épaisses.
©Parcs Canada / B. Campbell, F-6 / 1971

Cette plante est une espèce de la côte ouest aux feuilles coriaces. Adaptée aux embruns salés, ses feuilles sont plus épaisses que celles de la plupart des fougères dans le parc national Pacific Rim du Canada. Elle pousse parfois sur les arbres. C'est une plante épiphyte, ce qui signifie qu'elle n'est pas parasite (elle ne vole pas les nutriments), mais pousse sur une autre plante au lieu de se développer dans le sol. Elle fabrique sa propre nourriture par photosynthèse, recueille des traces de substances nutritives de la surface de la plante qui lui sert de support et obtient son humidité de l'air.


Airelle Ovale (Vaccinium ovatum)
L'airelle ovale mûrit à la fin de l'été
Les baies que produit l'airelle ovale peuvent être noires et reluisantes ou présenter une teinte de bleu rougeâtre.
©Parcs Canada / S. Kraseman / F-99 / 1983

Ce joli arbuste arbore des feuilles vertes, rouges et même pourpres. Les baies foncées mûrissent vers la fin de l'été ou au début de l'automne. Il procurait auparavant des fruits aux Premières nations Nuu-Chah-Nulth bien après la fin de la saison de la plupart des autres fruits.

Comme bien d'autres plantes du groupement forestier de la bande d'épinettes, cette plante a un avantage concurrentiel sur la côte car elle tolère les embruns salés.


Faux-Muguet (Maianthemum dilatatum)
Le faux-muguet recouvre souvent le tapis forestier de la bordure d'épinettes
Il est facile de distinguer le faux-muguet grâce à ses feuilles uniques.
©Parcs Canada / M. Hobson / F-30 / 1987

Grâce à ses feuilles larges et luisantes en forme de coeur, il est facile d'identifier cette plante. Elle fait toutefois l'objet de plusieurs changements au cours de l'année. Au printemps, elle se développe sous la forme d'un épi enroulé, puis elle déroule ses feuilles et produit une grappe de fleurs blanches en été. Ses baies passent d'un vert tacheté au rouge lorsque les feuilles commencent à se faner à l'automne.

Cette plante domine souvent le tapis végétal du groupement forestier de la bande d'épinettes.


Chèvrefeuille à Involucres (Lonicera involucrata)
Le chèvrefeuille à involucres est un arbuste commun dans la bordure d'épinettes
Lorsqu'il est couvert de baies, ce plant est facile à distinguer.
©Parcs Canada / W. Lynch / F-120

Le chèvrefeuille à involucres est un arbuste commun de la forêt du Nord-Ouest. On le plante également dans les jardins d'ornement.

Il porte des paires de baies violet foncé.


Cornouiller du Canada (Cornus canadensis)
Le cornouiller du Canada pousse sur des arbres vivants et des troncs en putréfaction.
Le cornouiller du Canada, appelé également quatre-temps, fait partie de la famille des cornacées.
©Parcs Canada / B. Campbell, 1972

Le cornouiller du Canada, appelé également quatre-temps, a une méthode inhabituelle et explosive pour libérer son pollen. Toutes les parties de ses fleurs encore fermées sont synchronisées et explosent en une fraction de seconde. La moindre pression sur la tête de la fleur la fera « exploser » et catapulter du pollen à une vitesse étourdissante. Essayez de trouver cette plante sur le sol, sur les souches en décomposition et sur les arbres.


Pygargue à Tête Blanche (Haliaeetus leucocephalus)
Un jeune pygargue à tête blanche trouve un repas sur la plage
La baie Barkley compte l'une des plus importantes concentrations de pygargues à tête blanche au monde.
©Parcs Canada

Les pygargues à tête blanche ont également des plumes blanches sur la queue. Un jeune pygargue (immature) n'a pas de plumes blanches. En effet, il reste brun jusqu'à l'âge de 4 ou 5 ans.

Le pygargue est un gros oiseau et la femelle est encore plus grosse que le mâle. L'envergure d'un mâle est de 2 mètres (6,5 pieds) et celle d'une femelle, de 2,5 mètres (8 pieds) en moyenne.

Dans la nature, les pygargues à tête blanche peuvent vivre au moins 30 ans.

Cherchez ces aigles perchés sur les hautes branches dénudées des arbres le long du rivage et des rivières. Vous pouvez aussi apercevoir leur nid, un amas impressionnant de brindilles et de branches qu'ils ajoutent d'année en année. Tous les trois ans, à la mi-juin, les gardes du parc effectuent un relevé des nids et mettent à jour la carte des nids actifs.


Aroboche (Boschniakia hookeri )
Aroboche
L'aroboche est un parasite du salal et d'autres membres de la famille du bruyère.
©Parcs Canada / L. Ivanisko / F-116 / 1997

L'aroboche est un parasite. Il se lie aux racines du salal et vole ses substances nutritives.

En dépit de sa petite taille, chaque plante peut produire plus de 300 000 graines.