Réserve de parc national du Canada Pacific Rim

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La forêt pluviale est présente partout dans la réserve de parc national du Canada Pacific Rim! Elle change toutefois d'apparence selon les matières nutritives qui composent le sol, la capacité de drainage de celui-ci, sa proximité de l'océan, la quantité de sable soulevé par le vent et l'ampleur des activités humaines. De la bordure d'épinettes à la forêt de pruches et de thuyas, la forêt pluviale se compose de toutes sortes d'habitats ou de communautés biologiques.

Où les habitats se trouvent-ils?

La bordure d'épinettes

La forêt de pruches et de thuyas

La tourbière

Les secteurs perturbés

Les dunes

Où les habitats se trouvent-ils?

Sentier Wickaninnish
Le sentier Wickaninnish sillonne les divers secteurs d'habitat de la forêt pluviale.
©Parcs Canada / B. Campbell, P-2 / 1983

Le sentier Wickaninnish est un endroit excellent pour observer bout à bout la bordure d'épinettes, la forêt de pruches et de thuyas, la tourbière et les forêts perturbées. Étant donné que les forêts s'amalgament graduellement sans révéler de limites bien définies, il peut être difficile de savoir à quel moment vous pénétrez dans un nouvel habitat.Certaines espèces animales et végétales ne se trouvent que dans une communauté biologique, tandis que d'autres fréquentent à peu près tous les recoins de la forêt. Nombre des animaux comme l'ours noir et la corneille d'Alaska dépendent de plus d'une communauté pour survivre. Le salal et le thuya géant poussent dans toutes les communautés, mais vous constaterez qu'ils changent selon le milieu dans lequel ils évoluent. D'autres organismes, comme l'hétérodermie maritime, ne vivent que dans des secteurs bien délimités d'un type de communauté donné.

 

La bordure d'épinettes

La bordure d'épinettes est façonnée par le vent du large
Le groupement forestier de la bordure d'épinettes pousse à la portée des embruns salés de la mer.
©Parcs Canada / S. Suddes / K-6 / 1980

Le groupement forestier de la bordure d'épinettes pousse à la portée des embruns salés. L'épinette de Sitka présente une grande tolérance face aux embruns et au sable abrasif soulevé par le vent; c'est pourquoi cette espèce domine la limite du littoral. Vous remarquerez à quel point les arbres qui sont le plus près de l'océan sont buissonnants et petits et qu'ils gagnent en grosseur et en hauteur à mesure qu'ils se rapprochent de la forêt, ce qui crée cet aspect de « bordure ». À l'exception des berges de certaines rivières côtières, on trouve rarement l'épinette de Sitka à l'intérieur des terres, où sa tolérance face à l'air salin ne lui confère plus aucun avantage.Le salal est une autre espèce robuste, capable de résister aux conditions qui prévalent le long de la côte. Il forme, avec l'épinette de Sitka, la forêt d'arbres rabougris et taillés par le vent qui porte le nom de krummholz, laquelle protège la forêt de l'intérieur de la pleine force des systèmes atmosphériques du Pacifique.

 

La forêt de pruches et de thuyas

Les forêts de pruches et de thuyas contiennent certains des plus grands arbres au Canada Des fougères et de la mousse pendent des branches d'arbre dans les forêts de pruches et de thuyas.
©Parcs Canada / M. Hobson / K-8 / 1986

La forêt de pruches et de thuyas (composée de pruches occidentales et de thuyas géants) pousse là où le sol est relativement bien drainé, l'air est protégé du vent salin qui souffle de l'océan et les humains n'ont pas laissé une empreinte trop forte.C'est l'image que se font la plupart du temps les gens de ce que doit être une forêt pluviale tempérée au Canada : des fougères et de la mousse qui pendent des branches, un sous-étage confus de plantes qui s'étirent pour atteindre la précieuse lumière et la cime des thuyas géants qui, tels des candélabres, surplombe la forêt.


La tourbière

La forêt de pins tordus, dans la tourbière, est enveloppée dans un linceul de brume
Les eaux stagnantes et la sphaigne caractérisent le sol mal drainé de la tourbière.
©Parcs Canada / G. Osborne / K-9 / 1987

Les eaux stagnantes (ou dormantes) et la sphaigne caractérisent le sol mal drainé de la tourbière.
Au fil du temps, la sphaigne finit par accroître le taux d'acidité dans l'environnement. Seules les espèces bien adaptées arrivent à survivre dans les tourbières de sphaigne. Si vous jetez un coup d'Sil à la forme du pin tordu, vous constaterez les effets que peut avoir un milieu acide sur la végétation.En règle générale, le muskeg est un habitat qui se trouve le plus souvent au nord; il occupe toutefois 45 % environ du secteur de la Plage-Long dans le parc. Le muskeg que l'on trouve ici est un mélange de forêt de pruches et de thuyas et de tourbière. Il n'est ni aussi exposé, humide et acide que la tourbière, ni aussi dense, sec et fertile que la forêt de pruches et de thuyas.

 

Les secteurs perturbés

Une forêt coupée à blanc dans un bassin hydrographique à proximité de la réserve de parc
Environ le quart de la forêt du secteur de la plage Long avait été exploité à des fins commerciales avant la création de la réserve.
©Parcs Canada / S. Suddes / S-2 / 1982

Un secteur « perturbé » est un endroit qui a été modifié considérablement par l'être humain ou par un événement naturel relativement récent.Quand les cours d'eau dévient, que les flancs de montagne s'affaissent ou que des vents violents abattent de multiples arbres, on dit que le secteur a été perturbé de façon naturelle. Un secteur est perturbé de main d'homme s'il contient : une forêt exploitée à des fins commerciales, des arbres plantés, des sentiers, des terrains de stationnement, des terrains de camping, d'anciens villages autochtones, d'anciennes propriétés et des routes. Ainsi, le quart environ de la forêt du secteur de la Plage-Long du parc a été exploité à des fins commerciales avant la création de la réserve.C'est souvent dans les secteurs perturbés que les espèces indigènes (espèces qui n'appartiennent pas à la région) arrivent à se répandre. L'espèce est parfois introduite par accident, comme c'est le cas du genêt à balai, dont les graines sont disséminées le long des routes et des sentiers par les gens, ou encore de façon délibérée; c'est ce qui arrive quand on plante des Douglas taxifoliés et des rhododendrons ou que l'on abandonne un chat domestique. Quelle que soit leur origine, les espèces introduites peuvent avoir des incidences sur les populations indigènes et modifier en profondeur la composition d'un communauté biologique donnée.


Les dunes

On trouve des dunes côtières derrière la plage Wickaninnish.
Les dunes côtières constituent une frontière entre la forêt et la plage.
©Parcs Canada

Le long des côtes, des dunes se créent lorsque des terres relativement basses se fraient un chemin à l'intérieur, derrière les plages soumises à la force des vents de mer.Derrière la plage Wickaninnish, les terres sont suffisamment basses pour permettre au vent de soulever le sable et de le souffler jusqu'à la côte, où il forme les dunes les plus étendues de toute l'île de Vancouver. Les dunes côtières constituent une frontière en évolution entre la forêt et la plage. Alors que le vent repousse les dunes vers la forêt, la seule présence d'une plante comme le raisin d'ours peut renverser l'équilibre, dans les efforts déployés par la forêt pour établir des plantes qui stabilisent les sables en mouvement.