Parc national du Canada Kootenay

Le blaireau - Une espèce en péril

Le parc national de Kootenay et la protection du blaireau

Les blaireaux sont une partie importante de l'écosytème de la région East Kootenay
Les blaireaux sont une partie importante de l'écosytème de la région East Kootenay
© R. Klafki
Parcs Canada et les espèces en péril

Si, dans les parcs nationaux, toutes les plantes et les animaux indigènes sont protégés, on fait toutefois des efforts spéciaux pour les espèces menacées de disparition. On retrouve environ la moitié des espèces en péril du pays dans les parcs nationaux, dont le blaireau d'Amérique, considéré comme « en voie de disparition » par le COSEPAC et classé dans la « liste rouge » de la Colombie-Britannique.

La clé de la survie de n'importe quelle espèce consiste à préserver la salubrité de l'écosystème qui lui fournit sa nourriture et son habitat. Un écosystème est salubre lorsqu'il n'a perdu aucune de ses espèces indigènes, que les chaînes trophiques y sont intactes et que les processus écologiques y fonctionnent normalement. La plus lourde menace qui pèse sur les espèces en péril est la perte de l'habitat due aux activités humaines.

Traverser les frontières

En 1920, lorsque les limites du parc national de Kootenay ont été tracées pour la première fois, personne ne pensait aux écosystèmes. Nous savons aujourd'hui que les écosystèmes ne sont pas confinés à l'intérieur du parc, mais chevauchent le paysage avoisinant. En collaboration avec d'autres organismes, les propriétaires fonciers et les communautés locales, les gestionnaires du parc s'efforcent maintenant de prendre soin de l'écosystème régional que tous partagent. Ce genre d'approche est essentiel si l'on veut protéger les carnivores comme le blaireau, qui sont très mobiles.

Forêt claire de douglas taxifoliés
Forêt claire de douglas taxifoliés
© Parcs Canada / T. Hobb
Les blaireaux menacés

L'extrémité sud de Kootenay est plus chaude et plus sèche que les autres régions du parc. Ici, sur les plateaux qui surplombent le Columbia, les forêts ouvertes de Douglas taxifoliés se mêlent aux pentes herbeuses. Cette région sert d'habitat à diverses espèces rares, comme le blaireau d'Amérique, le mouflon d'Amérique et le couguar. Mais le parc ne peut offrir à lui seul assez d'espace à aucune de ces trois espèces.

Le parc national de Kootenay participe aux projets suivants
  • Le projet d'étude sur le blaireau de la région de Kootenay-Est
    Depuis 1996, une étude de suivi à grande échelle par radiotélémétrie est en cours, parrainée en partie par le Fonds de rétablissement des espèces en péril de Parcs Canada. Les responsables de la recherche sur le blaireau évaluent les tendances démographiques, les besoins en matière d'habitat et les effets des activités humaines sur cet animal. Les résultats de cette recherche pourraient nous aider à rétablir d'autres espèces confrontées à des problèmes similaires.
  • L'équipe nationale de rétablissement du blaireau
    Le but de cette équipe est de rétablir des populations autonomes de la sous-espèce jeffersonii en Colombie-Britannique.
  • Intendance et éducation
    Un volet important du mandat de Parcs Canada est d'encourager la bonne intendance de l'environnement. Comme les écosystèmes qu'ils visent à protéger, ces programmes doivent dépasser les limites du parc pour joindre les collectivités locales. Le personnel du parc national Kootenay et les étudiants d'été ont présenté divers exposés sur l'écologie et la conservation du blaireau devant des auditoires variés. Le parc national Kootenay fait également la promotion des pratiques de bonne intendance sur les terres privées pour protéger l'habitat du blaireau.