Réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas

Ententes


En 1974, des projets d'exploitation forestière ont suscité une controverse concernant l'avenir de ce qui allait devenir la zone protégée de Gwaii Haanas et donné lieu à la proposition relative au milieu sauvage de Moresby-Sud, dans le but d'empêcher la destruction de la région par l'exploitation excessive de ses ressources naturelles. En 1985, la nation Haïda a proclamé Gwaii Haanas "site du patrimoine Haïda".

L'exploitation forestière s'est poursuivie dans la région, en dépit de la controverse juridique et politique, jusqu'à ce que le protocole d'entente sur Moresby-Sud, signé par le Canada et la Colombie-Britannique en juillet 1987, y mette fin. Le protocole d'entente donna lieu, un an plus tard, à l'entente de principe sur Moresby-Sud et à l'engagement de protéger Gwaii Haanas à titre de " réserve de parc national ". Dans le cadre de cette entente signée en 1988, 106 millions de dollars ont été réservés à la création de parcs nationaux dans les zones marine et terrestre, au versement de compensations aux exploitants forestiers, au lancement d'une initiative de développement économique régional et à la création d'un compte de reboisement.

Pendant la tenue des négociations entre le Canada et la nation Haïda, des mesures provisoires ont été mises en place pour faciliter la cogestion. Enfin, l'entente sur Gwaii Haanas , relative à la région désignée site du patrimoine haïda par la nation Haïda et réserve de parc national par le Canada, fut signée en janvier 1993. Cette entente vise la protection de la région et tient compte des intérêts des deux parties signataires. Les parties ont mis de côté la question du droit de propriété, dans l'attente de la négociation d'un traité, et ont établi des objectifs communs visant l'entretien, la protection et l'utilisation de Gwaii Haanas. Elles ont convenu de la nécessité d'adopter des mesures protectives à long terme pour sauvegarder Gwaii Haanas à titre de l'un des trésors naturels et culturels du patrimoine mondial.

L'entente sur Gwaii Haanas, qui a exigé près de six ans de négociation, marque une étape importante. Elle sert de cadre pour les décisions conjointes de la nation Haïda et de Parcs Canada en matière de planification, de gestion et d'exploitation. Ces décisions sont prises par consensus par le Conseil de gestion de l'archipel, lequel se compose d'un nombre égal de représentants des deux parties. Les membres du Conseil sont mandatés par leur organisme respectif pour faire respecter les mesures législatives, les politiques et les ententes intervenues.