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Gandll K’in Gwaay.yaay (île Hotspring)


G andll K’in Gwaay.yaay (île Hotspring) © Parcs Canada / Neil Osborne

Jadis, Gandll K’in Gwaay.yaay procurait de la nourriture en abondance à ses habitants, et ses eaux étaient à la fois une source de réconfort, un remède et une nourriture pour le corps et l’âme.

Aujourd’hui, les gardiens protègent ces valeurs pour le bien des générations futures et s’occupent des sources thermales, l’un des sites les plus insolites de Gwaii Haanas.

Les sources thermales émergent d’au moins 26 petits orifices par suintement, et elles atteignent des températures variant de 32 à 77 °Celsius. L’eau ne vient pas de la mer, même si sa teneur en minéraux la rend nettement salée.

Une source mystérieuse

On ne sait pas où cette source prend naissance. Il se pourrait qu’elle tombe d’abord sous forme de pluie sur l’île Lyell, la grande masse terrestre la plus proche. L’eau se fraie ensuite un chemin à travers des failles et des fissures dans la roche jusqu’à un réservoir d’eau chaude situé à trois ou quatre kilomètres de profondeur, quelque part entre l’île Lyell et Gandll K’in Gwaay.yaay. À mesure que l’eau se réchauffe, la pression la repousse vers la surface du sol à Gandll K’in Gwaay.yaay. Il n’est pas exclu que d’autres sources émergent du plancher océanique dans ce même secteur, mais cela reste à confirmer.

Les espèces végétales de Gandll K’in Gwaay.yaay subissent l’influence de la chaleur et de l’eau. L’île abrite une végétation variée, depuis des prés de mousse jusqu’à de minces couches d’algues bleu-vert iridescentes qui colonisent les suintements d’eau chaude, en passant par des salals et des pommetiers qui forment des peuplements denses sur les affleurements rocheux.

Les chauves-souris de Gandll K’in Gwaay.yaay

 
Chauve-souris de Keen © Parcs Canada

Les humains ne sont pas les seuls à profiter de la chaleur et de l’atmosphère relaxante de Gandll K’in Gwaay.yaay. L’île abrite aussi l’une des deux pouponnières connues de la chauve-souris de Keen (Myotis keenii).

Ce petit mammifère brun, dont les oreilles font le quart de la longueur de son corps, n’a été recensé qu’à quelques endroits sur la côte du Pacifique. (La seule autre pouponnière connue se trouve près de Tahsis, à l’île de Vancouver.)

Les femelles émergent de leur dortoir peu après le coucher du soleil et partent à la recherche de nourriture pour leur progéniture. Pour perturber le moins possible les chauves-souris, les visites de l’île doivent se faire entre 8 h 30 et 20 h 30.