Après l’arrivée des Européens


Le village de Skedans vers 1878 © G.M. Dawson / Bibliothèque et Archives Ca

Migration des survivants

À la fin du XVIIIe siècle, à l’époque des premiers contacts avec « ceux d’ailleurs », au moins 20 000 Haïdas habitaient ces îles. Ils furent décimés par l’introduction de maladies transmissibles telles que la variole, la rougeole et la tuberculose.

À la fin du XIXe siècle, Haida Gwaii n’abritait plus que 600 Haïdas. Les survivants des villages situés à l’extrémité sud de l’archipel se rassemblèrent à SGang Gwaay Llnagaay et furent invités à venir vivre à HlGaagilda Llnagaay (le nom haïda de Skidegate). Peu à peu, les Haïdas de T’aanuu Llnagaay (Tanu), de K’uuna Llnagaay (Skedans), de K’aadas Guu Llnagaay (New Kloo) et de Hlkinul Llnagaay (Cumshewa) s’installèrent dans la moitié nord de l’archipel. Aujourd’hui, leurs descendants sont concentrés à Skidegate et à Old Massett.

Histoire industrielle

Le secteur est parsemé de chantiers miniers abandonnés, de stations baleinières, d’ateliers de mise en conserve et de salage du poisson, de camps de bûcherons, de chemins forestiers, de tramways et d’épaves. Ces lieux témoignent de l’activité industrielle des Européens, des Américains et des Japonais à Gwaii Haanas, une activité qui eut lieu principalement au début et au milieu du XXe siècle.

Croquis d’une loutre de mer, par John Webber, lors de l’expédition de James Cook sur la côte Nord-Ouest en 1778

Traite des fourrures

La traite des fourrures autour de Haida Gwaii fut pratiquée essentiellement entre 1787 et 1840. Le commerce à grande échelle des pelleteries d’animaux marins chassés par les Haïdas pendant cette période décima la population de loutres de mer et précipita d’énormes changements culturels chez les Haïdas.

Les biens des commerçants (principalement britanniques et américains) étaient très en demande chez les Haïdas, tout comme les fourrures l’étaient sur les marchés lointains.

Tous les acteurs de cette industrie accumulèrent de grandes richesses pendant cette période. Les archives des navires marchands indiquent que les commerçants recueillaient plus de 100 pelleteries par jour dans certains villages pendant les périodes de pointe.

La loutre de mer revêtait une telle importance pour les Haïdas et pour les écosystèmes de l’archipel que le Conseil de gestion de l’archipel (le conseil chargé de la gestion de la réserve de parc national, de la réserve d’aire marine nationale de conservation et du site du patrimoine haïda Gwaii Haanas) l’a choisie comme emblème.