Réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas

Les gens


Les gens
La terre
La mer

Les ressources abondantes de Haida Gwaii ont assuré la subsistance de centaines de générations de Haidas. Les îles procurent tous les ingrédients essentiels à la subsistance et à la croissance. Grâce à leur ingéniosité et à la nourriture facilement accessible, les habitants des îles ont eu le temps d'établir et de maintenir une société complexe et de poursuivre la pratique d'une forme d'art sans pareil qui reflète leur communion intime avec la terre et la mer.

Artiste haïda sculptant un masque
Artiste haïda sculptant un masque
© Parcs Canada / C. Johnson, 2007

D’immenses mâts héraldiques sculptés dans les thuyas arborent les emblèmes et identifient les lignées des familles haïdas. La nation haïda s’est taillé une place dans l’histoire de l’architecture grâce à son savoir-faire en matière de construction
d’habitations, et son canot de haute mer démontre l’ingéniosité de ses techniques. Les régions sauvages de Haida Gwaii continuent d’inspirer les artistes haïdas, qui jouissent aujourd’hui d’une grande renommée dans le monde entier.entier.

il est ainsi passé de plusieurs milliers de personnes à quelques centaines seulement. La nation haïda a non seulement survécu, mais elle a su s’intégrer et adapter sa culture à la société nord-américaine dominante du XXIe siècle. De nos jours, parallèlement à une diversité de styles de vie et de carrières, les activités traditionnelles comme la chasse, la cueillette et la préparation de mets et de grands festins font toujours partie intégrante du quotidien des Haidas.

Autrefois, des gardiens haïdas étaient postés à des endroits stratégiques autour d'un village pour donner l'alarme lorsqu'un ennemi s'approchait. Des gardiens couronnaient aussi les mâts héraldiques, protégeant le village des mauvais esprits. Aujourd'hui, du printemps à l'automne, les gardiens de Haida Gwaii protègent les sites des anciens villages suivants:

Les gardiens vivent dans des camps situés près de ces sites et veillent à ce que l'on respecte les lieux. Bien que ce ne soient pas des guides, ils possèdent de vastes connaissances qu'ils partagent volontiers avec les visiteurs.

Gwaii Haanas possède des lieux historiques qui témoignent de la présence des premiers Européens et Japonais installés dans la région et de leurs activités industrielles. On y trouve des mines abandonnées, d’anciennes stations de baleiniers, ainsi que des vestiges de sentiers et de chemins d’exploitation forestière, des ruines de tramways et des épaves.

La terre

Les monts San Christoval forment l'épine dorsale de Gwaii Haanas et atteignent une hauteur de 1 123 mètres au mont de la Touche. Les zones supérieures  de cette chaîne sont dominées par la pruche subalpine et la toundra alpine et les zones inférieures (îles Kunghit et Moresby) sont principalement recouvertes de thuyas, de pins et de pruches occidentales. Une zone de pruches et d’épinettes de Sitka recouvre les îles de la partie est de Gwaii Haanas, y compris la côte est de l’île Moresby.

Bog laurel
Bog laurel 
© Parcs Canada /
D. Gardiner, 2008

 

La flore et la faune distinctes de l’archipel ont évolué durant des milliers d’années. Gwaii Haanas
abrite des espèces qui diffèrent souvent de celles que l’on trouve sur le continent. Nombre d'espèces continentales courantes sont itotalement absentes des îles ou s'y sont transformées en des sous-espèces uniques comme l'ours noir et de la martre des pins (toutes deux de plus grande taille que leurs cousins du continent), de souris sylvestres, de musaraignes sombres et l'hermine. D'autres espèces - le cerf de Sitka, le raton-laveur, l'écureuil, le castor et le rat - ont été introduites assez récemment dans les îles et s'y trouvent maintenant en grand nombre au détriment de la végétation et de la faune indigènes.

On estime que 1,5 million d'oiseaux marins nichent du mois de mai au mois d’août le long des quelque 4 700 kilomètres de littoral que comptent des îles. Environ la moitié de ces oiseaux fréquentent Gwaii Haanas.  Bon nombre d'entre eux construisent leurs nids à même le sol, notamment le macareux rhinocéros, le guillemot à cou blanc, le macareux huppé, le macareux cornu, le starique de Cassin, l'océanite cul-blanc et l'océanite à queue fourchue. Le guillemot marmette et le cormoran pélagique, ainsi que le pygargue à tête blanche et le faucon pèlerin de Peale, figurent également parmi les espèces qui nichent le long du littoral. L'archipel étant situé sur la voie migratoire du Pacifique, des douzaines d'espèces d'oiseaux migrateurs font escale dans les îles au printemps et à l'automne.

La mer

Les eaux qui cernent Gwaii Haanas grouillent de vie. Elles abritent de nombreuses espèces dont le saumon, le hareng, le flétan, le sébaste, la moule, le crabe, l'étoile de mer, l'oursin et le poulpe et de nombreuses autres espèces.

Vingt espèces de baleines et de dauphins fréquentent les eaux de la réserve de parc national. Haïda Gwaii est en outre situé sur la voie migratoire printanière des baleines grises qui se dirigent vers la mer de Béring, où elles se nourrissent durant l'été. Les eaux qui ceinturent Gwaii Haanas sont également fréquentées par des épaulards, des rorquals à bosse et des petits rorquals, ainsi que par des dauphins communs, des marsouins et des phoques communs et, de temps à autre, des rorquals du Nord et des rorquals communs.

Anémones tombantes
Anémones tombantes
© Parcs Canada /K. Alexander, 2007