LISEZ cette information attentivement. Votre comportement influera sur la survie des animaux sauvages et sur votre propre sécurité.
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Pour des déplacements sécuritaires au pays des ours
Les Rocheuses canadiennes servent d’habitat au grizzli et à l’ours noir. Vous pourriez rencontrer un ours n’importe où, aussi bien sur un sentier de grande affluence aux abords de la ville que dans un coin reculé de l’arrière-pays. Les ours préfèrent généralement éviter les humains, mais le hasard provoque quelquefois des rencontres.
Pour profiter des parcs en toute sécurité, le meilleur moyen consiste à connaître les précautions à prendre pour éviter tout contact avec les ours. Mais, comme les rencontres sont parfois inévitables, il importe aussi de se familiariser avec le comportement de ces bêtes. Les gestes à poser en présence d’un ours dépendent en définitive du comportement de l’animal.
Ces photos ont été prises à l'aide d'un appareil à déclenchement par télécommande. Elles démontrent que les ours et les gens vivent et se déplacent dans les mêmes secteurs des parcs nationaux.
Randonneur avec chien dans un sentier
© Parcs Canada

Grizzlis dans un sentier
© Parcs Canada
Gaz poivré
Apprenez à vous servir du gaz poivré et transportez-en en tout temps sur les sentiers.
Le gaz poivré peut être efficace lorsqu’il est bien utilisé. Sachez cependant que le vent, la distance de vaporisation, la pluie, le gel et la durée de vie utile du produit peuvent avoir un effet sur son efficacité. Familiarisez-vous avec le mode d’emploi (y compris les directives particulières du fabricant) et gardez le produit à portée de la main. Mais souvenez-vous : le meilleur moyen de coexister en sécurité avec les ours consiste à éviter tout contact avec eux.
Transportez du gaz poivré
© Parcs Canada
1. La meilleure approche : ÉVITER les rencontres
Les ours sont extrêmement sensibles au stress créé par l’activité humaine. Vous pouvez contribuer à les protéger en évitant toute rencontre avec eux.
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Faites du bruit! Alertez les ours de votre présence. Criez, tapez des mains, chantez ou parlez fort – surtout près des cours d’eau, de la végétation dense et des parcelles de baies, les jours venteux et dans les secteurs de faible visibilité. Les clochettes ne sont pas suffisantes.
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Guettez les traces fraîches du passage d’un ours. Pistes, crottes, trous creusés dans le sol, souches déchiquetées et roches retournées, tous ces signes témoignent du passage d’un ours. Quittez le secteur s’il s’agit de traces fraîches.
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Gardez votre chien en laisse en tout temps ou laissez-le à la maison. Les chiens peuvent provoquer un comportement défensif chez les ours.
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Les groupes nombreux sont moins susceptibles d’avoir un affrontement avec un ours. Il est recommandé aux randonneurs de marcher en groupe serré d’au moins quatre personnes. Ne laissez jamais les enfants s’éloigner de vous.
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Empruntez les sentiers officiels et déplacez-vous pendant les heures de clarté.
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Si vous rencontrez la carcasse d’un gros animal, quittez le secteur immédiatement et signalez votre découverte au personnel du parc.
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Jetez tous vos déchets de poisson dans des cours d’eau au débit rapide ou dans la partie profonde d’un lac – jamais sur la berge ou la rive.
2. Si vous VOYEZ un ours
Arrêtez-vous et gardez votre calme. Évitez de vous enfuir. Sortez votre gaz poivré et OBSERVEZ :
Si l’ours semble NE PAS ÊTRE CONSCIENT de votre présence :
Rebroussez chemin silencieusement sans attirer son attention.
Si l’ours EST CONSCIENT de votre présence :
Pour se tirer d’affaire, il arrive que les ours feignent une attaque : ils chargent, puis battent en retraite au dernier instant. Les ours peuvent aussi réagir de manière défensive en jappant, en grognant, en claquant des mâchoires et en pliant les oreilles vers l’arrière.
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Gardez votre sang-froid. Votre comportement calme peut rassurer l’animal. Les cris et les mouvements brusques pourraient déclencher une attaque.
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Parlez à l’ours. Parlez calmement d’un ton ferme. Vous lui ferez ainsi savoir que vous êtes un humain et non une proie. S’il se dresse sur ses pattes arrière et agite le museau dans les airs, c’est qu’il tente de vous identifier.
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Reculez lentement. Ne cédez jamais à la tentation de courir! L’ours pourrait vous pourchasser.
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Faites-vous IMPOSANT. Prenez les jeunes enfants dans vos bras et restez en groupe.
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Ne déposez pas votre sac à dos par terre. Vous pourriez en avoir besoin pour vous protéger.
Si vous devez poursuivre votre route, faites un grand détour ou attendez à une distance sûre et donnez à l’ours le temps de s’éloigner.
Des grizzlis et des humains sur un sentier
© Parcs Canada / K. Schroeder
3. Si l’ours S’APPROCHE
Arrêtez-vous et restez calme. Évitez de courir. Sortez votre gaz poivré. Évaluez le comportement de l’ours et cherchez à découvrir pourquoi il s’approche.
A-t-il un comportement DÉFENSIF?
Si l’ours est en train de se nourrir, s’il doit protéger des petits ou si vous le prenez par surprise, il vous percevra comme une menace. L’ours paraîtra agité et pourrait se servir de sa voix.
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Efforcez-vous de ne pas paraître menaçant.
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Parlez d’une voix calme.
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Lorsque l’ours cesse d’avancer, éloignez-vous lentement.
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S’il continue de s’approcher, tenez-lui tête, continuez de parler et servez-vous de votre gaz poivré.
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Si l’ours vous touche, jetez-vous par terre et faites le mort. Restez immobile jusqu’à ce qu’il soit parti.
A-t-il un comportement NON DÉFENSIF?
Il se peut que l’ours soit curieux – il cherche de la nourriture ou met à l’épreuve sa domination. Dans de très rares cas, il devient prédateur et vous voit comme une proie. Tous ces comportements peuvent vous paraître semblables, mais il ne faut pas les confondre avec les comportements défensifs.
L’ours sera entièrement concentré sur vous et aura la tête et les oreilles dressées.
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Parlez d’un ton ferme.
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Éloignez-vous de son chemin.
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S’il vous suit, arrêtez-vous et tenez-lui tête.
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Criez et agissez de manière agressive.
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Efforcez-vous de l’intimider.
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S’il s’avance tout près de vous, vaporisez votre gaz poivré.
4. En cas D’ATTAQUE
La plupart des rencontres avec les ours se terminent sans blessure. Si un ours vous attaque, vous accroîtrez vos chances de survie en suivant les consignes énoncées ci-dessous. Il existe en général deux types d’attaques :
ATTAQUE DÉFENSIVE
Il s’agit de l’attaque LA PLUS COURANTE.
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Servez-vous de votre gaz poivré.
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Si l’ours vous touche, FAITES LE MORT!
FAITES LE MORT! Restez couché ventre à terre et jambes écartées. Croisez les mains derrière votre nuque. Vous vous protégerez ainsi le visage, la tête et le cou, et l’ours aura plus de difficulté à vous retourner. Restez immobile jusqu’à ce que vous soyez certain que l’ours est parti.
Ce genre d’attaque dure généralement moins de deux minutes. Si l’affrontement se poursuit, cela signifie peut-être que l’ours est passé d’un comportement défensif à un comportement prédateur. DÉFENDEZ-VOUS!
ATTAQUE PRÉDATRICE
L’ours vous traque le long d’un sentier avant de vous charger, ou il attaque en pleine nuit. Ce genre d’attaque est très RARE.
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Réfugiez-vous dans un bâtiment ou une voiture ou grimpez à un arbre.
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Si vous n’avez aucun refuge, ne faites pas le mort.
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Vaporisez votre gaz poivré et DÉFENDEZ-VOUS.
DÉFENDEZ-VOUS! Intimidez l’ours : criez, frappez-le à coups de branche ou de roche, faites tout ce que vous pouvez pour lui montrer que vous n’êtes pas une proie facile. Les attaques de ce genre sont très rares, mais elles peuvent avoir des conséquences graves, parce qu’elles signifient généralement que l’ours vous considère comme une proie.
Souvenez-vous… il est très difficile de prédire la meilleure stratégie à adopter en cas d’affrontement avec un ours. Il est donc primordial de bien réfléchir et de prendre les précautions voulues pour éviter une rencontre.
Cyclistes et coureurs
Comme vous avancez rapidement sans faire de bruit, vous courez le risque de tomber sur un ours.
- Ralentissez dans les secteurs broussailleux et à l’approche de virages sans visibilité.
- Faites du bruit, déplacez-vous en groupe, restez alerte et regardez toujours devant vous.
Cycliste près d’un arbuste de
baies de la shépherdie du Canada
© Parcs Canada
Camping dans l'arrière-pays
Emplacement de camping de l'arrière-pays © Parcs Canada
Pour rester en sécurité et protéger la nature sauvage, déplacez-vous en gardant à l’esprit les deux objectifs suivants : limiter votre impact en évitant les rencontres et gérer vos provisions, les odeurs de nourriture et vos déchets.
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Campez dans des aires désignées là où elles existent.
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Si vous pratiquez le camping sauvage, cuisinez, mangez et rangez votre nourriture à au moins 50 m de votre tente, dans la direction du vent. Choisissez un endroit où la visibilité est bonne, pour éviter que des bêtes ne s’approchent sans être vues. Évitez de camper, de faire la cuisine ou de manger près d’un cours d’eau, de broussailles épaisses, de pistes d’animaux ou de parcelles de baies.
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Éliminez les odeurs sur votre personne et dans votre campement. Faites en sorte que les sacs de couchage, les tentes et les vêtements portés au coucher soient exempts de boissons, de nourriture ou d’odeurs de nourriture.
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Laissez vos produits parfumés à la maison. Rangez vos articles de toilette et vos effets personnels avec vos provisions.
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Rangez vos provisions, vos déchets ainsi que la nourriture pour le bétail ou les animaux de compagnie loin de votre tente. Servez-vous des installations prévues à cette fin dans les campings désignés de l’arrière-pays. Si vous faites du camping sauvage, suspendez-les entre deux arbres à au moins 4 m du sol et à 1,3 m des troncs et des branches les plus proches ou servez-vous de contenants à l’épreuve des ours.
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Lavez et rangez votre vaisselle et vos ustensiles immédiatement après leur utilisation. Faites égoutter l’eau de vaisselle dans une passoire et ajoutez les particules de nourriture à vos déchets. Jetez l’eau de vaisselle dans les aires désignées ou à au moins 50 m de l’endroit où vous dormez.
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Rapportez vos déchets. Évitez de les faire brûler, de les enfouir ou de les déposer dans les fosses des toilettes sèches.
Guide de survie de l’ours
Vivre dans les Rocheuses… 365 jours par année
Le grizzli et l’ours noir ont besoin d’écosystèmes intacts pour survivre. Les parcs nationaux des Rocheuses canadiennes forment une importante partie de ce qu’il reste de leur habitat en Amérique du Nord. Les montagnes peuvent toutefois être un milieu hostile pour ces bêtes. À tout le moins, les ours ont besoin d’un habitat de qualité, d’un lieu sûr pour élever leur progéniture et d’un grand territoire essentiellement libre d’obstacles et de perturbations humaines où ils peuvent errer sans être dérangés.
Que doit faire l’ours pour vivre ici tout au long de l’année? Poursuivez votre lecture!
PRINTEMPS
Les ours ressortent amaigris de leur hibernation, et la nourriture est rare.
La neige recouvre encore le sol en altitude. Les ours se rassemblent au fond des vallées à la recherche des premières pousses. Les grizzlis se dirigent vers les couloirs d’avalanche exposés et ensoleillés pour y creuser le sol, qui cache des racines et des bulbes. Avec un peu de chance, ils trouveront des restes d’animaux qui n’ont pas survécu à l’hiver. Ces carcasses sont une source d’énergie cruciale, surtout pour les femelles qui allaitent.
Les mâles partent à la recherche de compagnes… et doivent souvent parcourir de grandes distances.
L’instinct de reproduction est très fort chez le grizzli mâle, mais les femelles n’atteignent la maturité sexuelle que vers l’âge de cinq ans, et il faut quelquefois attendre cinq ou six autres années avant qu’elles soient à nouveau prêtes à s’accoupler. Pour trouver de la nourriture et des partenaires, le mâle a parfois besoin d’un territoire aussi vaste que le Grand Vancouver. Les ours noirs ont eux aussi un faible taux de reproduction lorsque leur habitat est de piètre qualité.
Érythrone à grandes fleurs
© Parcs Canada
Sainfoin
© Parcs Canada / H. Dempsey
ÉTÉ
La neige cède le pas à de nouvelles plantes, et les ours sillonnent le territoire en quête de verdure.
Les couloirs d’avalanche conservent toute leur importance pour le grizzli, qui y trouve une gamme variée de plantes et un abri à la lisière de la forêt. L’ours noir, qui préfère les lieux boisés, se confine au creux des vallées, où il trouve de la nourriture tout en demeurant à l’abri des grizzlis.
Les ourses sont des mères dévouées.
Dans les Rocheuses, les jeunes grizzlis peuvent rester avec leur mère jusqu’à l’âge de cinq ans, le temps d’apprendre à survivre en montagne. Les femelles protègent farouchement leur progéniture contre les mâles dominants et les autres menaces. Les oursons noirs, eux, apprennent à grimper aux arbres pour se protéger des mâles adultes et des grizzlis.
Ours grizzli et oursons
© Parcs Canada
AUTOMNE
Les ours ingèrent jusqu’à 35 000 calories par jour.
En se déplaçant pour trouver de la nourriture, les ours creusent, poussent, frottent et lacèrent. Ils laissent derrière eux des indices intéressants – des trous dans le sol (où ils ont cherché des spermophiles et des racines), des roches et des souches retournées (insectes) ou des buissons complètement dépouillés de leurs fruits (jusqu’à 250 000 baies par jour pendant la fructification). Ils n’ont qu’un seul but en tête : se nourrir, que ce soit dans les clairières, sur les sentiers, au bord des routes ou dans les campings. Ils s’y consacrent parfois jour et nuit.
Ours noir se nourrissant de baies de la
shépherdie du Canada
© Parcs Canada / M. Gaff
HIVER
Pistes d’ours grizzli© Parcs Canada
Les ourses mettent bas au milieu de l’hiver… si elles ont assez de réserves de graisse.
Tant chez l’ours noir que chez le grizzli, la femelle possède un mécanisme d’adaptation physiologique appelé implantation retardée : les œufs fécondés ne s’implantent dans l’utérus que si elle a assez de réserves de graisse pour porter et allaiter des petits. Nés dans une tanière sûre, les minuscules oursons aveugles (il y en a généralement deux) tètent le lait riche de leur mère endormie.
N’oubliez pas qu’il est possible de voir des ours en hiver! En effet, les ours n’hibernent pas complètement; il leur arrive d’être actifs pendant les longues périodes de redoux ou lorsqu’ils ont facilement accès à de la nourriture.
Survie de l'espèce
Le grizzli est le mammifère qui présente le taux de reproduction le plus faible en Amérique du Nord. Pour qu’une population survive, le taux de natalité doit être identique au taux de mortalité. Même si les ours peuvent vivre jusqu’à l’âge de 25 ans ou plus à l’état sauvage, bon nombre meurent bien avant en raison de l’activité humaine, ce qui met fin à leurs chances de reproduction futures.
Un paysage difficile
Territoire de l'ours grizzli
© Parcs Canada / S. Michel
Que voit l’ours?
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UN ABRI – Un refuge sûr
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50 % DE ROCHE ET DE GLACE – et les précieux espaces verts qui restent
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DE LA NOURRITURE SAISONNIÈRE – éparse
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DES TANIÈRES POSSIBLES – pour l'hiver à venir
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D'AUTRES OURS – Des oursons à protéger, un partenaire à trouver de l’autre côté de la chaîne de montagnes et des rivaux
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DES HUMAINS – Des sentiers, des routes, des voies ferrées, des lieux habités à contourner
Une course à obstacles
Même dans les aires protégées, les ours doivent affronter une course à obstacles où il devient de plus en plus difficile d’éviter les humains. Mettez-vous dans la peau d’un ours qui doit traverser les parcs nationaux des montagnes au milieu de l’été. Afin de trouver suffisamment de nourriture pour survivre, vous devrez contourner des villes, des campings, des voies ferrées et des sentiers très fréquentés.
Pour élever leur progéniture et soutenir une population saine, les ours ont besoin d’un habitat de qualité de la plus grande superficie possible. Ils doivent pouvoir y accéder en peu de temps en faisant un minimum de rencontres avec des humains.
Avant de partir en randonnée, songez à ce que doivent faire les ours en cette période de l’année et à ce que vous pouvez faire pour leur donner l’espace dont ils ont besoin.
Cohabiter avec la faune dans la vallée
Lake Louise, parc national Banff
© Parcs Canada / A. Taylor
Quels choix s’offrent à l’ours quand il rencontre des humains?
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Il peut les contourner ou quitter le secteur, ce qui le force à abandonner un habitat important.
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Il peut réagir de manière agressive. En général, il adopte ce comportement lorsqu’il est pris par surprise à une distance rapprochée et qu’il se sent menacé. Par suite d’un affrontement grave entre un ours et des humains, il faut parfois abattre l’animal, ce qui entraîne une perte pour l’écosystème.
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Il développe une accoutumance : À la suite d’une exposition répétée, l’ours perd sa crainte naturelle des humains. Il est alors plus susceptible de pénétrer dans un camping ou dans un lotissement urbain en quête de nourriture ou de déchets mal rangés.
Ours noir se nourrissant de déchets
© Parcs Canada / S. Michel
Que pouvez-vous faire pour protéger les ours?
La meilleure chose à faire consiste à limiter vos contacts avec les ours.
- Envisagez de passer votre chemin lorsque vous apercevez un ours au bord de la route.
- Déposez tous vos déchets dans des poubelles à l’épreuve des ours.
- Faites le nécessaire pour que votre aire de pique-nique ou votre emplacement de camping demeure libre d’objets qui attirent les ours. Rangez les provisions, les glacières, la vaisselle sale, les articles recyclables, le barbecue, les lotions et la nourriture pour animaux de compagnie dans votre véhicule, votre roulotte ou un casier à provisions (les tentes ne sont pas à l’épreuve des ours).
- N’empruntez que les sentiers officiels et laissez les sentiers sauvages à la faune.
- Respectez les avis de fermeture et les exigences relatives à l’accès en groupe – elles assurent votre sécurité tout en permettant aux ours d’errer librement dans leur habitat essentiel.
- Prêtez attention aux mises en garde – suivez les recommandations. Redoublez de prudence dans les secteurs frappés d’un avertissement ou choisissez un autre parcours.
Si vous voyez un ours au bord de la route…
Ralentissez – envisagez de ne pas vous arrêter
Pour accumuler les réserves de graisse qui leur permettront de survivre à l’hiver, les ours doivent pouvoir chercher de la nourriture sans se faire déranger. En décidant de passer votre chemin, vous donnez à l’ours l’espace dont il a besoin pour vivre dans cet environnement difficile.
En tout temps…
- Observez et photographiez l’ours sans quitter la sécurité de votre voiture.
- Restez à une distance respectueuse de l’ours.
- Ne donnez jamais à manger à un ours.
Si vous vous arrêtez…
- Demeurez conscient de la circulation qui vous entoure.
- Rangez votre voiture à un endroit sûr.
- Allumez vos feux de détresse pour prévenir les autres conducteurs.
- Observez l’ours quelques instants, prenez rapidement une photo et poursuivez votre route!
- En cas d’embouteillage, passez votre chemin. La situation est dangereuse pour les humains et pour les ours
Ours grizzli et oursons traversant une route
© Parcs Canada / A. Taylor
La conservation ne concerne pas que les ours – elle vise l’écosystème tout entier. Parcs Canada est chargé de protéger toutes les espèces sauvages et leur habitat. En tant que visiteur, vous pouvez contribuer à protéger les ours et réduire les risques d’affrontement en vous familiarisant davantage avec leur comportement.
Renseignements :
- Parlez au personnel d’un centre d’accueil de Parcs Canada.
- Passez voir la sélection de livres sur les ours et les autres espèces sauvages aux comptoirs de vente au détail des Amis dans les parcs.
Ours grizzli sur la route
© Parcs Canada / J. Timmins
EN DÉFINITIVE?
Donnez aux ours l’espace dont ils ont besoin pour survivre!