Parc national du Canada des Lacs-Waterton

Restauration de lieux perturbés

Pancarte demandant aux visiteurs de ne pas entrer dans l'aire restaurée
Pancarte demandant aux visiteurs de ne pas entrer dans l'aire restaurée
© Parcs Canada / Janice Smith / 2003

Waterton est déterminé à réduire l'incidence de ses activités et de ses installations opérationnelles en restaurant les lieux perturbés du parc. Toute aire, grande ou petite, qui peut être remise dans un état le plus naturel possible contribue à l' intégrité écologique de l'ensemble du parc.

Par exemple, certains emplacements du terrain de camping Crandell ont été mieux définis à l'aide de clôtures basses. On a planté des plantes indigènes dans les zones piétinées, ainsi que dans les sentiers de raccourcis entre les emplacements et les installations. La restauration de ces aires aidera à maintenir le joli milieu naturel du terrain et à minimiser la propagation de plantes non indigènes plants . Il est également essentiel d'encourager les campeurs à rester sur les sentiers établis pour assurer la réussite de ces projets.

Enlèvement d'une maison
Camion transportant une maison
© Parcs Canada / 2003

Depuis quelques années, le parc a réduit son empreinte écologique dans d'autres domaines en :

  • enlevant plusieurs résidences du parc qui se trouvaient hors du lotissement urbain;
  • consolidant diverses fonctions opérationnelles dans un bâtiment;
  • retirant les bâtiments non nécessaires dans le complexe des travaux;
  • enlevant l'arrière du bureau du lotissement urbain et en le remplaçant par un jardin de démonstration des plantes indigènes .
  • regroupement des aires d'entreposage du parc.

Les projets de restauration de la fosse des déchets industriels et de l'aire d'entreposage du parc ont été plus exigeants. L'aire visée dans chaque cas était relativement petite, de la taille d'environ deux pâtés de maisons, mais elle était très importante car elle se trouve dans l' écorégion de la forêt-parc des contreforts . Les plantes indigènes et l'habitat faunique seront restaurés et la propagation des plantes non indigènes envahissantes sera réduite. La restauration de la fosse à déchets industriels fournit également l'occasion de perfectionner nos techniques de rétablissement de la prairie de fétuque.

Dans l'aire d'entreposage du parc, le sel de voirie, nécessaire pour conserver un tas de sable utilisable quand il gèle, attirait les animaux comme les wapitis et les cerfs et avait contaminé le sol à un endroit où celui-ci est inondé en moyenne tous les 10 à 15 ans. De plus, les véhicules, l'équipement et les matériaux entreposés étaient une source de graines de plantes non indigènes. Par conséquent, conformément à son plan directeur, le parc a décidé de fermer l'aire d'entreposage et de centraliser ces fonctions dans le complexe supérieur et inférieur.


Vue aérienne de l'aire d'entreposage du parc
Aire d'entreposage du parc en avant-plan, chenaux du ruisseau Blakiston en arrière-plan
© Parcs Canada / Cyndi Smith
petits et gros objets dans l'aire d'entreposage extérieure
Aire d'entreposage du parc
© Parcs Canada / Janice Smith / 2004

Avant de déplacer le tas de sable, on a construit une remise de sel fermée dans le complexe inférieur, là où d'anciens bâtiments avaient déjà été enlevés. Après avoir déplacé les articles entreposés et le tas de sable, on a enlevé le sol contaminé et fermé la route. Les phénomènes naturels sont maintenant libres de transformer cet endroit. Les bosquets de peupliers faux-trembles autour du lieu se reproduisent très rapidement en lançant des pousses de leurs racines et on s'attend donc à ce que les arbres indigènes reprendront bientôt possession de l'endroit.


Vue de l'ancienne remise de sel pleine de mouflons d'Amérique
Ancienne remise de sel
© Parcs Canada / Janice Smith / 2006
Vue de la nouvelle remise de sel
Nouvelle remise de sel
© Parcs Canada / Diane Rossetti / 2006

La fosse des déchets industriels, qui avait une fonction semblable mais se trouvait dans une prairie de fétuques dans la forêt-parc des contreforts, a accueilli pendant de nombreuses années les matériaux de construction inertes produits par toute collectivité. Les véhicules et les perturbations répétées causées par le recouvrement des matériaux ont rendu cette aire vulnérable aux infestations de plantes non indigènes. Conformément à son plan directeur, le parc a décidé de fermer l'endroit et de le restaurer.


Vue aérienne de la fosse des déchets industriels
Vue aérienne de la fosse des déchets industriels
© Parcs Canada / Cyndi Smith / 2003
grande fosse extérieure pleine de déchets de construction
Fosse des déchets industriels
© Parcs Canada / Janice Smith / 2004

La première étape a été de forer des puits de surveillance pour déceler tout symptôme de contamination de l'eau souterraine. Une fois qu'on a confirmé que l'eau n'était pas polluée, on a recouvert l'endroit de terre végétale locale et le paysage a été refaçonné pour correspondre aux environs. On a ramassé des graines dans la prairie avoisinante. La pépinière de plantes indigènes du parc national Glacier (aux É.-U.) a renvoyé des semis qui seront plantés au printemps prochain. On a également ramassé des graines de graminées indigènes dans le parc et on les a plantées dans cette aire.


Vue d'ensemble de la pépinière du parc national Glacier
Pépinière du parc national Glacier
© Joyce Lapp
Matériel lourd épandant la terre végétale locale
Préparatifs avant de planter
© Parcs Canada, 2006


Des employés plantent des semis
Plantation en grille
© Parcs Canada / Cyndi Smith
Garde de parc installant une clôture électrique
Installation d'une clôture électrique
© Parcs Canada / Cyndi Smith

Ce projet a également fourni l'occasion de perfectionner cette nouvelle science qui se rapporte au processus très complexe de rétablissement de la prairie de fétuque. Le parc travaille avec des chercheurs, dirigés par Anne Naeth, de l'Université de l'Alberta dans ce domaine. L'aire a été divisée en 60 parcelles contenant différentes combinaisons de plantes, de graminées, d'engrais et de paillis. Une clôture temporaire a été érigée pour empêcher la faune de détruire les jeunes plantes délicates. On surveillera les parcelles au cours des années à venir pour voir quelles plantes survivent et se développent, déterminer si une méthode ou un micro-habitat en particulier produit de meilleurs résultats, et comparer la réussite des
semis d'automne et de ceux plantés au printemps. Les résultats obtenus seront communiqués à d'autres qui rétablissent des prairies de fétuque, à l'intérieur et à l'extérieur du parc.

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