Le parc international de la paix Waterton-Glacier

Le parc international de la paix Waterton-Glacier

En 1932, les États-Unis et le Canada créèrent ensemble le premier parc international de la paix au monde, soit le Parc international de la paix Waterton-Glacier. Au moment de son établissement, le parc commémorait la paix et la bonne volonté entre nos deux nations.

Aujourd’hui, les parcs nationaux Waterton et Glacier se servent de la paix et de la bonne volonté pour gérer et protéger ensemble l’eau, les plantes et les animaux du Parc international de la paix Waterton-Glacier. Vous constaterez que ce parc est une oasis de solitude et de tranquillité, un lieu puissant de réflexion personnelle sur la paix.

Les gens ont toujours été au premier plan du Parc international de la paix Waterton-Glacier. Dès 1911, John G. “Kootenai” Brown, le premier fonctionnaire du parc Waterton, tissa des liens d’amitié avec Henry “Death on the Trail” Reynolds, un garde américain de Goat Haunt, au Montana.

La ligne imaginaire qui sépare le Canada et les États-Unis est aujourd'hui - et de tous les temps - la plus longue frontière non défendue au monde. C'est en quelque sorte un message à l'humanité que les cartographes ne doivent pas régimenter le monde, mais que la nature et l'amitié entre les peuples doivent plutôt avoir préséance. »

Stewart L. Udall, Ministre de l'Intérieur aux États-Unis , 1967

Lors de leurs rencontres et de leurs visites, les deux hommes discutèrent de l’idée de joindre Waterton et Glacier. Ils avaient le sentiment que la vallée supérieure de Waterton, qui est traversée par la frontière entre le Canada et les États-Unis, ne pouvait pas et ne devrait pas être séparée. Ils reconnaissaient que les deux parcs partageaient la même géologie, le même climat, la même faune et la même écologie, et devraient être gérés comme une seule aire protégée. « La géologie ne connaît pas de frontières, et aucune frontière établie par l’homme ne pourrait séparer les eaux du lac », déclara Reynolds.

Les deux hommes moururent quelques années plus tard, mais leur idée de joindre le parc national des Lacs-Waterton et le parc national Glacier resta vivante. L’idée d’un parc international de la paix serait relancée dans les années 1930 par les clubs Rotary de l’Alberta et du Montana.

Quelques faits au sujet du Parc international de la paix Waterton-Glacier

  • Le Parc international de la paix Waterton-Glacier est d’une superficie de 4 556 km2 (1 720 milles carrés).
  • La frontière entre le Canada et les É-U. est la plus longue frontière non défendue au monde (5 525 km/8 892 km.).
  • John George « Kootenai » Brown et le garde forestier Henry « Death on the Trail » Reynolds (garde du poste Goat Haunt) ont été parmi les premiers à promouvoir l'idée de rattacher les deux parcs. Selon le Révérend Middleton, le garde forestier Reynolds pensait qu' : « Il fallait supprimer la ligne de démarcation afin de respecter ce que la nature avait créé et reconnaître ainsi l'unité du territoire se comprenant d’un parc et de son lac. »
    Pavillon du Parc de la paix Pavillon du Parc de la paix
    © Parcs Canada
  • En 1932, les États-Unis ont légiféré la création du Parc international de la paix et une loi a été promulguée le 2 mai par le président Herbert Hoover. Le 16 juin 1932, le projet de loi canadien fut proclamé. Le premier ministre R. B. Bennett déclara que les deux parcs devaient désormais « prendre l’identité de parc international de la paix indiquant que la ligne de démarcation traverse le parc et divise deux grands pays et deux grands peuples qui vivent en paix depuis de nombreuses années et qui, nous l'espérons, vivront pour toujours dans l'amitié, la bienveillance et la paix. » [Traduction]
  • En 1947, deux cairns en pierre ont été érigés, l'un de chaque côté de la frontière. Ils ont été financés par des Rotariens de l'Alberta et du Montana. Un petit récipient d'étain rempli de souvenirs de l'époque a été placé dans chacune des fondations de ciment des deux cairns. Les cairns ont été consacrés le 2 août, lors d'une cérémonie où les participants se placent de chaque côté de la frontière et se serrent symboliquement la main; une cérémonie devenue maintenant une longue tradition du Parc international de la paix Waterton-Glacier (bien qu’elle se soit déroulée en divers endroits au cours des années).
  • La première randonnée du Parc international de la paix a eu lieu en 1978 et elle est actuellement dirigée par un garde forestier américain et un interprète canadien. Les randonneurs partent de Waterton pour suivre le sentier Lakeshore; ils déjeunent à la frontière internationale où ils se serrent symboliquement la main de chaque côté de la frontière lors d'une cérémonie; ils continuent le long du sentier Goat Haunt puis embarquent sur le MV International qui les ramène à Waterton.
  • Waterton a inauguré son Pavillon du Parc de la paix sur les rives du lac près de la marina, le 18 juin 1982 (lors du 50e anniversaire du Parc international de la paix).
  • Waterton-Glacier fut le premier parc de la paix du monde. Il existe maintenant plus de 170 parcs de paix dans le monde entier.
  • Il existe une présence autochtone dans la région depuis 12 000 ans. Certains endroits des deux parcs ont une signification profonde pour les peuples des Premières Nations.

UNESCO site du patrimoine mondial valeur exceptionnelle

UNESCO site du patrimoine mondial valeur exceptionnelle

Valeur exceptionnelle :

Le Parc international de la paix Waterton-Glacier présente un climat distinctif, un cadre physiographique, une mise en contact des biomes de montagne et de prairie et une ligne de partage des eaux tri-océanique. C’est une aire dotée de valeurs panoramiques remarquables, avec une flore et une faune abondantes et variées.

Critères : 

(vii) Les deux Parcs nationaux ont été désignés à l’origine par leurs nations respectives en raison du décor montagneux superbe, du relief topographique élevé, du paysage glaciaire et de la faune et de la flore abondamment diversifiées.

(ix) Le bien occupe une place centrale dans la cordillère occidentale de l’Amérique du Nord, ce qui a donné lieu à l’évolution de communautés végétales et à des complexes écologiques qui ne se retrouvent nulle part ailleurs dans le monde. Les régimes climatiques maritimes non entravés par les chaînes de montagnes au nord et au sud permettent aux plantes et aux animaux caractéristiques du Pacifique nord-ouest de s’étendre dans le parc jusqu’à la ligne continentale de partage des eaux. A l’est, les communautés de prairie se blottissent contre les montagnes sans le moindre contrefort, produisant un développement de l’interface entre communautés de prairie, montagnardes et alpines. Le Parc international de la paix comprend les sources de trois grands bassins fluviaux drainant des biomes remarquablement différents vers plusieurs océans. L’importance biogéographique de cette ligne de partage tri-océanique est accrue par les nombreuses liaisons végétalisées entre les sources. Le résultat net est la création d’un ensemble unique et d’une grande diversité de flore et de faune concentrée dans un espace restreint.